Bibliothèque et Archives Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Liens de la barre de menu commune

Liens institutionnels

ARCHIVÉE - Femmes à l‘honneur: Leurs réalisations

Contenu archivé

Cette page Web archivée demeure en ligne à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Elle ne sera pas modifiée ni mise à jour. Les pages Web qui sont archivées sur Internet ne sont pas assujetties aux normes applicables au Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique de communication du gouvernement du Canada, vous pouvez demander de recevoir cette page sous d'autres formats à la page Contactez-nous.

Thèmes - Écriture

Edith Josie

Photo de Edith Josie

(1921- )

Journaliste, Juge de paix

Source


Edith Josie est titulaire de la Médaille du centenaire du Canada (1967), du Yukon Historical Museums Award (1994) et du Prix national d'excellence décerné aux Autochtones, catégorie patrimoine et spiritualité (2000). Elle est membre de l'Ordre du Canada (1995) et elle a été nommée Juge de la paix d'Old Crow en 1957 (elle a occupé cette fonction pendant sept ans).

Depuis plus de 40 ans, Edith Josie écrit des chroniques publiées dans le Whitehorse Star, sous le titre « Here Are the News ». Ces chroniques relatent la vie des gens du village d'Old Crow, au Yukon, situé au bord de la rivière Porcupine, à 200 kilomètres au sud de l'océan Arctique et à 130 kilomètres au nord du cercle polaire. Les quelques 300 habitants du village d'Old Crow sont principalement des Amérindiens du peuple Loucheaux, de la Première Nation des Gwitchin Vuntut (ou peuple des lacs). Les chroniques d'Edith Josie ont grandement contribué à faire connaître le village d'Old Crow, jusque-là isolé, et ainsi à améliorer la vie de ses habitants.

Edith Josie naît en 1921 à Eagle, en Alaska, au sein d'une famille traditionnelle gwitchin. Elle quitte l'école à 14 ans, après avoir complété une 5e année, mais poursuit son apprentissage de la lecture et de l'écriture grâce à l'aide de son frère Suzi Paul. Son père lui apprend également à chasser et à étirer les peaux d'animaux, lesquelles sont par la suite vendues afin de subvenir aux besoins de la famille. En 1940, la famille déménage à Old Crow.

Plus tard, Edith Josie ne se marie pas, mais élève trois enfants et s'occupe de ses parents. Elle continue à gagner sa vie grâce à la vente de peaux d'animaux. En 1957, elle est nommée Juge de paix d'Old Crow.

Elle commence à écrire pour le Whitehorse Star en 1962, à la suite de la visite, à Old Crow, du Révérend James Simon et de sa femme Sarah, qui avaient été chargés par le journal d'y trouver un correspondant. Sarah Simon propose le travail à Edith Josie, car cette dernière « n'a pas de mari pour s'occuper d'elle ».

Edith Josie écrit ses chroniques en anglais, mais en empruntant la syntaxe gwitchin, sans porter trop d'attention à l'orthographe, à la grammaire et à la ponctuation. Le plus important est l'histoire et la façon dont elle est racontée. D'ailleurs, la sincérité et la compassion avec lesquelles Edith Josie parle de ses amis et de ses voisins créent des histoires tout à fait touchantes et amusantes.

Ses chroniques paraissent dans des journaux à Toronto, Edmonton, Fairbanks et en Californie. Elle devient connue aux États-Unis. En 1965, le Life Magazine publie un article de quatre pages sur Edith Josie intitulé, « Everybody Sure Glad ».

Les chroniques d'Edith Josie sont traduites en allemand, italien, espagnol et finlandais, et son travail est reconnu à travers le monde. Ses chroniques ont également été compilées dans un ouvrage intitulé, Here Are the News by Edith Josie.

Avant qu'Edith Josie ne commence à écrire des histoires, aucun moyen de transport ne se rendait à Old Crow. Maintenant, des avions s'y rendent régulièrement, transportant courrier et passagers. Un collège a également ouvert ses portes. Des liens entre les habitants du village semblent aussi s'être développés. Bref, les histoires d'Edith Josie, en apparence toutes simples, ont grandement contribué au développement de sa communauté.

Ressources

Becker Davidson, Susan. « Old Crow Writer Makes the News », Anglican Journa, vol. 122, no 1, janvier, 1996, p. 6.

« Biography Edith Josie - Here Are the News », First Nations Drum [en ligne]. www.firstnationsdrum.com/fall2000/bio_Josie.htm
(consulté le 3 juin 2008).

Buckley, Andrea. « Lady Writer Takes Top Award », Windspeaker, vol. 13, no 9, janvier, 1996, p. 8.

Hamblin, Dora Jane. « Everybody Sure Glad », Life Magazine, vol. 58, no 20, 21 mai 1965, p. 69.

Josie, Edith, « Here Are the News », Toronto, Vancouver, Clarke, Irwin, [c1966].

Josie, Edith, « Old Crow News: The Best of Edith Josie, 1964 ». [Whitehorse], Yukon: [Whitehorse star, 1964?].

Josie, Edith, 1925-. « Old Crow News: The Best of Edith Josie, 1965 ». [Whitehorse], Yukon [Whitehorse star, 1965?].

Josie, Edith. « Old Crow News: The Best of Edith Josie, 1963 ». [Whitehorse], Yukon [Whitehorse Star, 1963?].

Livingstone, Roxanne. « Here Are the News : The Story of Edith Josie », The Yukoner. No 17 mars 2001, p. 13-16.

Lusty, Eddy. « Yukon Elder Chronicles Life in Tiny Community », Windspeaker, vol. 12, no 9, 18-31 juillet 1994, p. R3.

National Aboriginal Achievement Foundation (NAAF). National Aboriginal Achievement Awards. « Edith Josie, CM, Heritage and Spirituality ». www.naaf.ca/html/e_josie_e.html.

Old Crow, Some of the Vuntut Gwitchin. « A Short Autobiography by Edith Josie » www.oldcrow.ca/edith.htm.

Porsild, Charlene. « Edith Josie: These Are the News », In Framing Our Past: Canadian Women's History in The Twentieth Century, révisé par Sharon Anne Cook, Lorna R. McLean, et Kate O'Rourke. Montréal: McGill-Queen's University Press, c2001.

Précédent | Suivant

Droits d'auteur/Sources