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ARCHIVÉE - Femmes à l‘honneur: Leurs réalisations

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Sylvie Daigle

Photo de Sylvie Daigle

(1962- )

Patinage de vitesse

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Sylvie Daigle naît à Sherbrooke en 1962. Cadette d'une famille de six enfants, cette jeune fille énergique qui aime relever des défis grandit auprès de ses quatre sœurs et de son frère adoptif. Compétitive, elle s'intéresse, entre autres, aux sports traditionnellement pratiqués par des hommes tels que le « touch-football », le base-ball et le hockey. C'est d'ailleurs son intérêt pour ce sport d'équipe sur glace qui lui ouvre indirectement la voie vers le patinage de vitesse. Désirant s'inscrire à une équipe féminine de hockey, elle se rend à l'aréna local où elle découvre que l'entraîneur a l'intention de former un club de patinage de vitesse. Naturellement douée pour ce sport périlleux, elle décide de s'y consacrer et commence à s'entraîner assidûment. C'est donc à l'âge de neuf ans que Sylvie Daigle découvre, par hasard, sa passion pour une discipline sportive qu'elle va pratiquer sans relâche pendant quinze ans.

Dès 1979, elle participe aux épreuves sur longue piste des Jeux d'hiver du Canada, où elle triomphe en remportant l'or au 500 mètres, au 1000 mètres et au 1500 mètres. L'année suivante, à Lake Placid, Sylvie Daigle entre de plain-pied dans l'aventure olympique et termine dix-neuvième au 500 mètres.

À Sarajevo, elle est vingtième au 500 mètres, vingt-cinquième au 1000 mètres et vingt-deuxième au 1500 mètres. Loin d'être à la hauteur de ses attentes, ces performances déçoivent l'athlète qui subit, en 1985 et en 1987, deux opérations visant à soulager des douleurs qu'elle ressent aux jambes. Ces problèmes musculaires, dont souffre Sylvie Daigle depuis 1983, l'amènent à réorienter sa carrière. En 1987, elle décide donc de s'adonner au patinage de vitesse sur courte piste, discipline accueillie, l'année suivante, comme sport de démonstration aux Jeux Olympiques de Calgary.

C'est d'ailleurs lors de ces Jeux d'hiver de 1988 que Sylvie Daigle voit ses efforts récompensés par ses premières décorations olympiques. Quintuple médaillée, elle récolte l'or au 1500 mètres, l'argent au 1000 mètres et au 3000 mètres et le bronze au 500 mètres et au relais 3000 mètres. Quatre ans plus tard, popularisé par les Jeux de Calgary où il remporte un vif succès, le patinage de vitesse sur courte piste devient un sport officiellement inscrit au programme. Médaillée d'or au relais 3000 mètres lors des Jeux Olympiques d'Albertville, elle a donc droit, en 1992, au titre de championne olympique. Cependant, bien qu'elle et les autres membres de son équipe remportent l'or au relais, Sylvie Daigle doit se contenter d'une dix-huitième place au 500 mètres à cause d'une collision avec la patineuse américaine Cathy Turner lors de la ronde préliminaire.

À la suite de ces Jeux, elle change de cap et se lance dans une autre grande aventure en commençant des études de médecine à l'Université de Montréal. Cependant, comme la flamme olympique brûle encore en elle, elle met son projet en veilleuse pendant quelques années pour poursuivre son entraînement dans le but de participer aux Jeux Olympiques de Lillehammer. Encore une fois, en 1994, elle est médaillée et récolte l'argent.

Championne du monde au classement général en 1979, en 1983, en 1988, en 1989 et en 1990, elle remporte également plusieurs titres sur différentes distances aux Championnats mondiaux sur courte piste.

Au cours de sa brillante carrière, Sylvie Daigle obtient de nombreuses distinctions. Ainsi, en 1979 et en 1983, on lui décerne le trophée Elaine-Tanner qui honore la meilleure athlète junior au Canada. À trois reprises, soit en 1988, en 1989 et en 1991, elle est nommée athlète féminine de l'année par l'Association canadienne de patinage de vitesse et, en 1990, elle remporte le trophée Velma-Springstead avant d'être intronisée, l'année suivante, au Temple de la renommée olympique.

Enfin, en 1998, Sylvie Daigle, qui a laissé l'univers du patin pour poursuivre ses études à la suite des Jeux de Lillehammer, obtient son diplôme de médecine de l'Université de Montréal.

Ressources

Came, Barry. - «Friends, of a kind"» - Maclean's. - Vol. 105, no 5 (février 1992). - P. 38

Fontaine, Patrice. - Dictionnaire La Presse des sports du Québec. - Montréal : Libre expression, 1996. - P. 86

Latreille, Pierre. - «Sylvie Daigle, une fille vite sur ses patins». - Châtelaine. - Vol. 33, no 2 (février 1992). - P. 8

Robillard, Guy. - «Super Sylvie». - Champion. - Vol. 14, no 3 (hiver 1991). - P. 9

Sauvé, Mathieu-Robert. - «Une championne en médecine». - @Forum. - Vol. 33, no 1 (septembre 1998). - [Réf. du 13 juin 2000]. - Accès : www.forum.umontreal.ca/numeros/1998-1999/Forum98-9-8/article04.html

Sylvie Daigle ou la «blind date» d'une tenace [en ligne]. - Radio-Canada - Sports amateurs - Les grands d'ici. - [Réf. du 13 juin 2000]. - Accès : http://radio-canada.ca/url.asp?/sportsamateurs/grandsdici/ nouvelles/200003/ 07/001-sylviedaigle.asp

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