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ARCHIVÉE - Femmes à l‘honneur: Leurs réalisations

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Sylvie Fréchette

Photo de Sylvie Fréchette

(1967- )

Nage synchronisée

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La nageuse synchronisée Sylvie Fréchette est une véritable athlète olympique qui a toujours fait montre de la force et de la volonté qui peuvent habiter l'être humain. Par sa détermination et sa grâce, Sylvie Fréchette a inspiré nombre de Canadiens et de Canadiennes. Ayant surmonté de nombreux obstacles, elle est toujours demeurée intègre et a contribué à faire connaître davantage le sport qu'elle pratique.

Sylvie Fréchette est née à Montréal, en 1967. Après le décès de son père, alors qu'elle n'était âgée que de trois ans, c'est sa mère qui, seule, s'est chargée de son éducation et de celle de son jeune frère. Sylvie Fréchette a commencé à pratiquer la nage synchronisée à l'âge de huit ans. Déjà, à cet âge, elle devait composer avec un horaire chargé, partageant son temps entre l'école, les séances d'entraînement et les compétitions. Membre du club de nage synchronisée de Montréal, elle commence à travailler avec l'entraîneuse Julie Sauvé, qui la suivra tout au long de sa carrière d'athlète. De 1983 à 1992, Sylvie est membre de l'Équipe nationale de nage synchronisée, puis, en 1995, elle s'y joint à nouveau. Au cours de ces années, Sylvie Fréchette participe à d'innombrables compétitions en solo, en duo et en équipe, partout dans le monde et remporte, en 1991, le Championnat du monde ainsi que la Coupe du monde en solo.

Alors que Sylvie s'entraîne sans relâche depuis des années en vue de participer aux Jeux Olympiques, elle et sa famille ont vécu des moments difficiles les mois précédant les Jeux, puisque son grand-père est décédé quelques mois avant la tenue des Jeux Olympiques et, une semaine avant les Jeux, son fiancé s'est suicidé. Toutefois, en dépit de cette terrible tragédie, Sylvie poursuit son rêve olympique.

Lors des Jeux Olympiques de Barcelone en 1992, Sylvie Fréchette exécute la performance de sa carrière, mais une erreur malheureuse d'une juge lui fait perdre la médaille d'or. En effet, la juge avait accidentellement inscrit un pointage de 8,7 au lieu de 9,7. Celle-ci reconnaît immédiatement son erreur, mais l'arbitre refuse de changer le pointage et c'est donc l'Américaine Kristen Babb-Sprague qui remporte la médaille d'or. Après plusieurs contestations de la part des Canadiens et grâce au vice-président du Comité international olympique de Montréal, Dick Pound, on lui décerne la médaille d'or en décembre 1993, soit seize mois après la tenue des Jeux Olympiques de Barcelone. Après une si longue attente, Dick Pound remet finalement la médaille d'or à Sylvie au Forum de Montréal. Malgré les quelques critiques concernant son retour à la compétition, Sylvie s'entraîne de nouveau à la piscine en vue de participer aux Jeux Olympiques d'Atlanta de 1996. Elle y participe, cette fois, avec l'Équipe canadienne de nage synchronisée, qui remporte la médaille d'argent.

Hors de la piscine, Sylvie Fréchette s'est toujours tenue occupée. En même temps qu'elle s'entraîne pour les Jeux Olympiques de 1992, elle termine un baccalauréat en éducation physique à l'Université de Montréal. En 1993, elle publie son autobiographie intitulée Sylvie Fréchette : sans fausse note, traduite en anglais sous le titre Gold at Last. Outre de nombreux projets, elle est porte-parole de la Banque nationale et, en ce moment, elle travaille à Las Vegas avec le Cirque du Soleil, tant acclamé à l'échelle internationale, à monter un spectacle intitulé « O ». Elle est à la fois artiste, chorégraphe et entraîneuse.

En plus des victoires remportées lors de compétitions, Sylvie Fréchette compte à son actif de nombreux prix qui lui ont été décernés pour sa contribution au monde du sport canadien. Elle a été nommée athlète québécoise de l'année en 1992 et en 1993. De plus, le Conseil canadien du sport a créé un prix en son nom qu'il remet aux athlètes ayant surmonté de grandes difficultés et qui ont tout de même réussi à accomplir de grands exploits dans le sport qu'ils pratiquent. En 1999, Sylvie Fréchette est devenue membre du Temple de la renommée des sports du Canada.

Ressources

Chartrand, Luc. - «La sirène des Olympiques». - L'actualité. - Vol. 17, no 12 (août 1992). - P. 24-28

Chatelaine presents Who's Who of Canadian women. - Toronto : Who's Who Publications, c1998. - P. 325

Fréchette, Sylvie. - Gold at last. - Toronto : Stoddart, c1994. - 157 p.

Fréchette, Sylvie. - Sylvie Fréchette : sans fausse note. - Montréal : Éditions de l'Homme, c1993. - 165 p.

Life & times of Sylvie Fréchette : against all odds [en ligne]. - CBC Canada, 2000. - [Réf. du 13 juin 2000]. - Accès : www.cbc.ca/lifeandtimes/frechette.html

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