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ARCHIVÉE - Femmes à l‘honneur: Leurs réalisations

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Karen Kain

Photo de Karen Kain vêtue d'un tutu et tenant un bouquet de fleurs, alors qu'elle salue l'auditoire à la fin d'un ballet

(1951- )
Directrice artistique, Ballet national du Canada

Karen Kain
Source


« Quand je serai grande, je serai une ballerine. Je pourrai aller danser tous les soirs. Je danserai dans Giselle. J'aurai tellement de plaisir à être une ballerine. » [traduction libre]

Karen Kain, 8 ans
Tiré d'un cahier d'exercice, « A Story about Me »

Karen Kain est née à Hamilton (Ontario) en 1951; elle était l'aînée de quatre enfants. Sa mère l'inscrit à des cours de ballet lorsqu'elle a six ans, convaincue que le ballet améliorerait le maintien et la posture de sa fille en plus de lui inculquer une bonne discipline. Après avoir assisté à une production de Giselle avec Celia Franca, Karen Kain décide, à huit ans, qu'elle veut devenir ballerine. Bien qu'elle soit une ballerine naturellement douée, elle doit livrer une dure bataille dès le début de son apprentissage. Adulte, elle mesure 1,70 m (5' 7''). Beaucoup plus grande que les ballerines de l'époque, elle entreprend une lutte permanente pour maintenir le poids léger attendu. Si sa vie de ballerine est une succession ininterrompue d'épuisement, de douleur, de blessures, de régimes alimentaires rigoureux, de tournées exigeantes et d'horaires d'exercices, Karen Kain affirme qu'elle n'a jamais voulu s'y soustraire.

En 1962, à onze ans, elle amorce son apprentissage de sept ans à l'École nationale de ballet de Toronto, sous la direction de Betty Oliphant. Celle-ci exerce une profonde influence sur Karen Kain et devient l'une des nombreuses influences qui agissent sur sa carrière de danseuse. Pour les parents de Karen, dont les revenus sont moyens, les frais de scolarité et autres dépenses sont élevés, mais Betty Oliphant leur assure que Karen est très talentueuse et que, avec un dévouement sincère et une formation poussée, elle a tout ce qu'il faut pour réussir une carrière en ballet. Même si Karen trouve difficile d'être éloignée de la maison et de sa famille, elle reconnaît l'importance de cette formation pour son développement personnel et professionnel. À la suggestion de Betty Oliphant, Karen se joint au Ballet national du Canada en 1969, sous la direction de sa fondatrice, Celia Franca. En sa qualité de recrue, Karen doit faire partie de toutes les représentations, se produisant jusqu'à huit fois par semaine, à titre de membre du corps de ballet.

En 1971, Karen Kain danse pour la première fois avec Frank Augustyn (autre finissant de l'École nationale de ballet) dans Intermezzo, œuvre du chorégraphe new-yorkais Eliot Feld. Ce ballet est le début d'une magnifique relation. Karin Kain et Augustyn dansent ensemble des ballets mémorables tels que Coppélia, Le Corsaire, Roméo et Juliette, Giselle, La Fille mal gardée, Casse-noisettes et Le Lac des cygnes. En 1973, ils gagnent le premier prix dans la section Pas de deux au Concours international de ballet de Moscou. Kain et Augustyn sont surnommés les « Gold-Dust Twins » [les jumeaux d'or] par le critique John Turner par suite de leur magnifique prestation au concours de Moscou.

Au cours de sa carrière, Karen Kain danse aussi avec Rudolf Nureyev, la superétoile russe du ballet qui trouve asile à Paris en 1961 et commence à travailler avec le Ballet national du Canada en 1972. De 1973 à 1984, elle fait des tournées internationales avec cette troupe dans des représentations de La Belle au bois dormant et Le Lac des cygnes. Nureyev a une grande incidence sur la carrière internationale de Karen, obtenant pour elle des invitations provenant de nombreuses compagnies à Vienne, à Londres et en Australie.

Au cours de cette période, le nom de Karen Kain devient bien connu au Canada. En plus de faire des tournées au Canada et à l'étranger, elle exécute une version télévisée du fameux ballet Giselle en 1976 et de La Fille mal gardée en 1979 avec Augustyn. Elle fait aussi l'objet de trois documentaires, tournés en 1979, en 1989 et en 1994, tous produits par Pat Ferns. En 1980, un avocat de Toronto commande un portrait de la danseuse au peintre Andy Warhol.

La réputation nationale et internationale de Karen Kain lui vaut de nombreux prix prestigieux, y compris l'Ordre du Canada en 1976; elle devient ainsi la deuxième danseuse du Ballet national du Canada à remporter cet honneur. Elle reçoit des grades honorifiques de l'Université de Toronto, de l'Université McMaster, de l'Université Trent et de l'Université York. Pour marquer son vingtième anniversaire avec la compagnie, le Ballet national du Canada organise un gala en son honneur en 1988. Elle invite ses danseurs préférés à exécuter des œuvres avec elle dans un programme qu'elle choisit elle-même.

Karen Kain se fait connaître dans le monde du ballet comme une artiste extrêmement vouée à son art, un bourreau de travail et une perfectionniste. Au cours de sa carrière, il lui arrive souvent de surcharger son horaire parce qu'elle veut plaire à tout le monde. Elle fait même simultanément une tournée d'est en ouest du Canada avec le Ballet de Marseille et d'ouest en est avec le Ballet national du Canada. Karin Kain est motivée par son désir de porter le message du ballet à tous les gens de son pays, quels que soient leur situation ou leur cheminement.

Après vingt-six ans comme danseuse principale, Karen Kain fait sa tournée d'adieu au Canada en 1997 avec le Ballet national du Canada. Elle est maintenant associée artistique pour le Ballet national du Canada et « présidente à vie » du Dancer Transition Centre. « Ce centre a pour mandat de fournir aux danseurs qui en sont devenus membres au cours de leur carrière l'aide financière, juridique, personnelle et l'orientation de carrière dont ils ont besoin quand l'heure est venue de se retirer de la scène. » (Kain, p. 269). Karen Kain sera toujours l'une des grandes ballerines classiques du Canada et elle vivra dans le cœur des Canadiens pour des générations à venir. [traduction libre]

Le 16 septembre 2004, Karen Kain est nommée présidente du Conseil des Arts du Canada, une autre réalisation dans une carrière déjà bien remplie. Ce rôle convient parfaitement à Mme Kain qui s'est consacrée pendant des années à la promotion des arts et des artistes canadiens.

Moins d'un an plus tard, le jour de la Fête du Canada 2005, Karen Kain devient directrice artistique du Ballet national du Canada où elle a fait sa carrière de danseuse. Elle envisage avec enthousiasme les défis de cette nouvelle fonction, d'autant qu'elle a été artiste associée de la troupe pendant sept ans.

Les exigences croissantes de son poste au sein du Ballet national du Canada l'ont amené à se retirer de la présidence du Conseil des arts du Canada à partir du 31 mars 2008.

Ressources

Crabb, Michael. — « Karen & me ». — Dance connection. — September/October 1994. — p. 14-17

Darling, Christopher. — Kain & Augustyn : a photographic study. — Toronto : Studio Vista, 1977. — 160 p.

Kain, Karen. — Karen Kain : movement never lies : an autobiography. — Toronto : McLelland & Stewart Inc., 1994. — 280 p.

McCabe, Nora. — « Karen Kain : trembling on the brink ». — Dance in Canada. — Fall 1976. — p. 9-11

The National Ballet of Canada. — Karen Kain, artistic associate [en ligne]. — [Réf. du 4 septembre 2003]. — Accès : www.national.ballet.ca/InsideTheCompany/showBio.php?id=karen_kain

Shipton, Rosemary. — Great Canadian visual and performing artists. — Calgary : Weigl Educational Publishers Limited, 2000. — p. 18-24

Street, David. — Karen Kain : lady of dance. — Toronto : McGraw-Hill Ryerson Limited, 1978. — 128 p.

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