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ARCHIVÉE - Femmes à l‘honneur: Leurs réalisations

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Gwen Noah

Photo de Gwen Noah en train de danser dans SEND

(1962- )
Chorégraphe, danseuse et enseignante

Gwen Noah dans SEND
Source


Dès l'âge de huit ans, la Terre-Neuvienne de naissance Gwen Noah sait qu'elle veut devenir danseuse. En 1970, elle commence sa formation à St. John's, étudiant le ballet, le jazz et la danse espagnole. Gwen suit ensuite des cours à Halifax aux studios DanceExchange et Halifax Dance. À dix-sept ans, elle bénéficie d'une bourse pour étudier à la Nesta Brooking School of Ballet de Londres (Angleterre); elle obtient un certificat d'Associée en ballet classique, méthode Cecchetti, en 1981.

À son retour à Halifax à l'âge de dix-neuf ans, elle commence à enseigner tout en se produisant avec le Nova Dance Theatre et d'autres chorégraphes indépendants. Au début des années 1980, elle travaille dans un atelier de chorégraphes local avec la chorégraphe et professeure de danse Pat Richards, de Halifax, qui l'initie à la danse moderne.

En 1984, Gwen Noah produit sa première chorégraphie, Migrations, suivie d'Aqua. Ce duo, créé pour elle et Francine Boucher en 1985, sur la musique de Philip Glass, est présenté à la conférence de 1985 de La Danse au Canada, tenue à Halifax. Elle produit par la suite Gorgeous Dresses, Gorgeous Girls (1986), Like Us (1987), Me and You (1987) et God is in Dartmouth (1988).

L'enseignement donne à Gwen Noah le moyen de s'exprimer par la danse. Toutefois, ce travail lui laisse peu de temps et d'énergie pour la chorégraphie et l'exécution sur scène. La saison 1985-1986 constitue une période de transition; elle décide de trouver un moyen de passer de l'enseignement à la danse. Elle comprend que, si elle veut danser, il faudrait qu'elle le fasse sur ses propres chorégraphies. Sa détermination lui attire l'appui de l'Eye Level Gallery de Halifax, galerie subventionnée par le Conseil des arts du Canada pour les chorégraphes canadiens indépendants dansant en solo leurs propres œuvres.

En 1987, elle se joint au Split Second Dance Collective (Halifax). Pendant les trois années qui suivent, elle agit comme membre de la Julie West Dance Foundation (Ottawa) et fait des tournées au Canada, aux États-Unis et en Afrique. Julie West devient sa principale influence et l'aide à développer sa stratégie de survie, son amour du travail et la liberté de croire en elle-même. Ses études intensives en chorégraphie, par son association avec Julie West de 1996 à 1999, sont déterminantes et fructueuses.

En 1990, Gwen Noah fonde sa propre compagnie à Halifax, la Gwen Noah Dance, dont elle est toujours la directrice artistique. Au cours des années 1990, elle travaille comme chorégraphe, danseuse et enseignante à plusieurs endroits au Canada. Figurent parmi ses œuvres marquantes : Home (1990), Passion Undercover (1991), Just a Little Dance or Two (1991), Dances and Winds (1992), Take Heart (1993), Which Side of the Line (1993), John Wayne is Dead (1994), Trust (1994), Two Marys (1994), The Wedding Dance (1994), Paint it Yellow (1995), The Last Show (1996), A Dance for One Woman (1997), A Dance for Eight Women and Two Men (1997), A Dance for Seven Women (1998), Untitled Solo (1998), SEND (1998), Slow Bloom (1998) et Chrys an the mum sky (1999).

Gwen Noah remporte, en 1993, le Prix du service des arts, section création et danse du Conseil des arts du Canada et, en 1996-1999 et en 2002, le Prix du service des arts, section création, tournées, production et danse.

L'amour du mouvement imprègne toute sa vie. Comme elle n'est pas intéressée à raconter des histoires, son travail n'est pas axé sur la chorégraphie narrative. Sa danse revêt une forme plus abstraite. Son travail repose plus sur l'émotion que sur l'intellect. C'est ici qu'elle trouve son inspiration. L'acte de création est, pour elle, une démarche sacrée; elle croit que sa destinée consiste à partager sur scène sa découverte personnelle sous forme de prière publique. (Elle reconnaît que les aspects intellectuels interviennent plus tard, se traduisant par la révision du synchronisme et du rythme et de « ce qui paraît acceptable ».)

Le style captivant de Gwen Noah impressionne par sa force et sa forme. Ne craignant pas de montrer sa force, elle révèle sa puissante musculature et son long dos nerveux alors qu'elle évolue sur la scène. Ses mouvements, surtout tranchés, brusques et angulaires, sont souvent lents, ce qui enrichit sa danse d'une grâce animale étonnante. Son œuvre a un côté grave qui fait écho à la musique d'accompagnement qu'elle commande à cette fin.

Gwen Noah ne choisit jamais des mélodies traditionnelles pour soprano. Dès 1994, elle explore divers types de musiques originales. Elle commence à commander aux compositeurs (dont un joueur de cornemuse et un saxophoniste) des œuvres pour accompagner sa danse. S'intéressant à l'interaction avec les musiciens, elle travaille avec Brian Bourne, Gordon Laurin et Paul Cram. Depuis 1996, elle travaille avec Norman Adams, principal violoncelliste de la Symphony Nova Scotia et instigateur artistique de l'ensemble d'improvisation suddenlyLISTEN.

Paul Cram compose la musique originale pour SEND, une prestigieuse commande de Candance Network et de Live Art Productions. Dans Notes, Gwen se livre ainsi : « Everything sends me. My relationships to and in this world. The continuous movement, even in dreams » [traduction libre : Tout me transporte. Mes relations avec et dans le monde. Le mouvement continu, même dans les rêves.] (« Notes », SEND programme, 2001). Son équipe pour cette présentation de 50 minutes comprend Norman Adams, violoncelliste accompagnateur, Holly Crooks, costumière, et Philippe Dupeyroux, directeur technique. Gwen Noah reconnaît qu'elle a dû chercher longtemps avant de trouver ces partenaires collaborateurs, qu'elle considère maintenant comme faisant partie de sa famille artistique, son rêve devenu réalité. Ils forment avec elle la compagnie de danse contemporaine Gwen Noah Dance, compagnie en résidence du Halifax Dance (organisme à but non lucratif se consacrant au développement de la danse et des arts du mouvement) depuis 1998.

Dans sa critique de SEND dans le Daily News de Halifax, Lisa Cochrane écrit : « Without a doubt Halifax's most accomplished choreographer, Noah, graced the Dunn Theatre with her latest creation, SEND, a complex work showing a new level of maturity for this dedicated artist » [traduction libre : Sans aucun doute la chorégraphe la plus accomplie de Halifax, Gwen Noah a agrémenté le Dunn Theatre de sa plus récente création, SEND, une œuvre complexe qui montre un nouveau niveau de maturité chez cette artiste engagée] (Cochrane, p. 27). Après Halifax, SEND est présenté à St. John's, à Montréal, à Calgary, à Vancouver et au Centre national des arts à Ottawa dans le cadre du Festival Danse Canada.

En 1998, Gwen Noah travaille aussi avec les musiciens canadiens Sylvie Proulx et Alexandre Saint-Onge au Symposium international du son tenu à St. John's. La même année, Leica Hardy exécute sa chorégraphie Untitled Solo dans le cadre de « Black Tie with a Twist » du Halifax Dance. En 1999, elle participe à un atelier de danse sur vidéo produit par le Centre for Art Tapes et animé par le Halifax Dance.

En janvier 2000, accompagnée par Norman Adams, elle donne à Halifax la première mondiale de Exit Zero, mettant en vedette des chorégraphies de Karen Kaeja, de Suzanne Miller et de Gwen Noah elle-même. Cette œuvre est également présentée à Annapolis Royal, à Fredericton et à Ottawa au Festival Danse Canada. Au cours de cette même année, la chorégraphe crée November Dance, In the Garden, America Loves Ballerinas, Red Tulip et Round Up.

Au cours de la saison 2001, elle fait des représentations avec les chanteuses Laura Smith et Carroll Godsman, avec les musiciens Norman Adams et Danny Orr au Out of the Forge, festival de nouvelle musique et de mouvement présenté par la Symphony Nova Scotia à Halifax, et avec d'autres célébrités locales dans la production de Vagina Monologues. Elle a créé au cours de cette même année les chorégraphies Love Letter Gone Wrong et Ranunculus.

La saison 2002 voit le retour de SEND au Sir James Dunn Theatre, la présentation d'un extrait de SEND par DANS Mainstage Series et les chorégraphies Trace et Push It.

En 2003, elle donne une représentation de SEND au Centre national des arts d'Ottawa dans le cadre de La Scène atlantique, festival des arts et de la culture de l'Atlantique, et offre une œuvre en voie de création intitulée I Have Done Nothing Wrong, au du Maurier Theatre. Gwen Noah présente aussi des improvisations avec Norman Adams au lancement de trois compagnies en résidence au Halifax Dance et au Khyber Arts Centre de Halifax.

Gwen Noah Dance travaille actuellement à deux nouvelles créations : Descendant, concert d'une soirée entière, et un nouveau solo pour le danseur Ken Roy, né en Nouvelle-Écosse et travaillant à Montréal. De plus, Gwen enseigne la danse contemporaine, la composition et le conditionnement physique au Halifax Dance.

L'exploration de la danse solo entraîne Gwen Noah dans de nouvelles directions artistiques. Elle est ravie de participer, avec l'artiste sonore montréalaise Chantal Dumas, à Artiste dans l'âme / Spirited Artists, série documentaire réalisée pour Radio-Canada et ARTV (version française), et à Bravo! (version anglaise sous-titrée). Le projet consiste à donner l'occasion à deux artistes canadiennes de partager quelque chose d'elles-mêmes. Chantal Dumas crée de fascinants paysages sonores qui touchent profondément. Gwen Noah explore le monde de l'intuition afin d'inspirer des mouvements qui transforment le corps en un instrument exquis de vérité et de guérison. Leur création, l'épisode 22, « Sonority of Movements / Sonorité des mouvements », d'une durée de 24 minutes, a été diffusée au début du mois d'août 2003 par ARTV.


Ressources

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