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ARCHIVÉE - Femmes à l‘honneur: Leurs réalisations

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Denise Pelletier

Photo de Denise Pelletier

(1923-1976)
Comédienne

Denise Pelletier
Source


Denise Pelletier était une grande dame de la scène québécoise. Sa carrière diversifiée, qui s'est arrêtée brusquement lors de son décès prématuré en mai 1976, lui a valu de nombreuses marques d'appréciation et a constitué un legs durable pour la communauté culturelle du Québec.

Fille d'Albert Pelletier et de Marie-Reine Vaugeois, Denise Pelletier a vu le jour à Saint-Jovite, dans les Laurentides, au printemps 1923. C'est au cœur d'un foyer heureux et équilibré, entre un père notaire et critique littéraire et une mère indépendante et cultivée, qu'elle et son frère Gilles, lui aussi comédien, grandissent. Denise sera marquée par cet environnement qui valorise la vie culturelle et la pensée critique; elle sera influencée aussi par la personnalité et les idées de son père.

En 1929, la famille déménage rue Saint-Hubert à Montréal, tout en gardant un pied-à- terre dans les Laurentides.

À l'école, Denise s'ennuie et déteste l'étude; pourtant, elle a de bons résultats scolaires. C'est en feuilletant un journal qu'elle apprend que le M.R.T. (Montreal Repertory Theatre) français offre des cours d'art dramatique. Elle s'y inscrit et se voit rapidement offrir un rôle. Elle étudie aussi avec Sita Riddez et est recrutée pour jouer des pièces tant classiques que de répertoire. Elle participe, en outre, aux radioromans de l'époque.

L'arrivée de la télévision en 1952 permet à un plus vaste auditoire de découvrir cette artiste au port altier, aux yeux pétillants, pleine de vitalité et qui sait comme pas une exprimer l'âme des personnages qu'elle interprète.

Elle joue dans une multitude de pièces écrites par des auteurs aussi variés que Molière, Racine, Claudel, Shakespeare, Dubé et Tremblay. Les rôles de Winnie dans Oh! les beaux jours de Samuel Beckett, de Mère Courage dans Mère Courage et ses enfants de Bertolt Brecht, d'Athalie, d'Agrippine ont marqué sa carrière. Elle se produit, entre autres, au Théâtre du Nouveau Monde, au Théâtre du Rideau vert et à la Nouvelle Compagnie théâtrale.

Au petit écran, on se souvient d'elle surtout pour ses rôles dans les séries De 9 à 5, En haut de la pente douce, Mont-Joye, Les Belles Histoires des pays d'en haut, et particulièrement pour son incarnation du personnage de Cécile dans La Famille Plouffe.

Exigeante envers les autres, mais plus encore envers elle-même, Denise Pelletier est très appréciée du public, de la critique et de ses compagnons de travail, qui peuvent toujours compter sur sa grande générosité. Elle est couronnée Miss Radio Télévision en 1955 et reçoit l'Ordre du Canada en 1970 pour son apport aux arts, en particulier au théâtre.

Denise Pelletier est l'une des rares comédiennes à pouvoir jouer tant en anglais qu'en français. Elle est membre de la Compagnie du Festival de Stratford en 1966 et en 1968.

Ses deux derniers projets, « Une femme, plusieurs personnages » et « Sarah Bernhardt », exigent beaucoup d'elle. C'est d'ailleurs au cours d'une tournée durant cette période, au début de 1976, qu'elle ressent un premier malaise. Les médecins lui recommandent de prendre beaucoup de repos. Le 22 mai, jour de son anniversaire de naissance, elle entre à l'hôpital où elle devait mourir deux jours plus tard lors d'une opération à cœur ouvert.

Elle laisse derrière elle son mari, le photographe Basil Zarov, qu'elle avait épousé en 1958, et un fils, Stéphane.

Peu avant sa mort, le Conseil des Arts du Canada lui décernait le prix Molson pour l'ensemble de sa carrière. En 1977, on donne à un théâtre le nom de Denise-Pelletier en son honneur. En outre, le gouvernement du Québec fonde le prix Denise-Pelletier, la plus haute distinction accordée dans le domaine des arts de la scène, que son frère Gilles reçoit d'ailleurs en 1998.

Comédienne accomplie, Denise Pelletier, la divine Denise, s'est dévouée toute sa vie à son art. Plusieurs de ses interprétations figurent parmi les prestations les plus marquantes du théâtre et de la télévision du Québec et ont inspiré les nouvelles générations d'artistes québécois.

Ressources

Corrivault, Martine. — « Denise Pelletier m'a dit : 'N'oubliez pas Clémence' ». — Le soleil. — 29 mai 1976. — P. H-3

Gruslin, Adrien. — « Les trente ans de notre grande dame de la scène ». — Le devoir. — 8 mars 1975. — P. 19

Laframboise, Philippe ; Bélisle, Luc. — 101 années de vedettariat au Québec. — Montréal : Journal de Montréal, 2000. — 160 p.

Lafrance, Micheline. — Denise Pelletier ou la folie du théâtre. — Montréal : Éditions Scriptomedia, c1979. — 229 p.

« Pelletier, Denise ». — Encyclopedia of Canadian theatre [en ligne]. — Athabasca University. — [Réf. du 5 août 2003]. — Accès : www.canadiantheatre.com/dict.pl?term=Pelletier%2C%20Denise

« Pelletier, Denise ». — L'encyclopédie canadienne [en ligne]. — Fondation Historica du Canada . — 2003. — [Réf. du 5 août 2003]. — Accès : www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=
TCE&TCE_Version=F&ArticleId=F0009481&MenuClosed=0

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