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ARCHIVÉE - Femmes à l‘honneur: Leurs réalisations

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Blanche de la Sablonnière (Angéline Lussier)

Photo de Blanche de la Sablonnière

(vers 1860-?)
Monologuiste comique, chanteuse et musicienne

Blanche de la Sablonnière
Source


Blanche de la Sablonnière, que le poète Louis Fréchette a surnommée « la Sarah Bernhardt canadienne », a mené une carrière qui s'est étendue sur une trentaine d'années. Adulée par les auditoires montréalais, elle était connue comme comédienne, chanteuse et musicienne (elle jouait du piano et de l'orgue).

Angéline Lussier, fille de M. et Mme Isidore Lussier de Saint-Hyacinthe (Québec), est née entre 1855 et 1860. Elle avait l'art du spectacle dans le sang — sa mère était une artiste de music-hall et sa nièce, Yvonne Lussier (connue sous le nom de scène de Fifi d'Orsay), était une célèbre actrice de Hollywood.

Encore adolescente, elle fait ses débuts à l'Académie de musique de Montréal avec la troupe Les Artisans dans Pierre Lenoir et les chauffeurs. Déterminée à devenir une professionnelle du théâtre, elle s'inscrit à des cours, dont des cours de diction, pour améliorer ses chances d'obtenir les rôles qu'elle désirait et adopte le nom de scène de Blanche de la Sablonnière.

En 1887, elle fait ses débuts professionnels avec Louis Labelle et Mme Larcher dans Marie Jeanne ou la femme du peuple. Au cours des années suivantes, elle se retrouve au sein de plusieurs troupes de théâtre francophones de la région de Montréal et entreprend des tournées dans la province de Québec et dans le nord-est des États-Unis.

En 1893, Tyrell et Bertram ouvrent l'Empire, le premier théâtre de Montréal voué exclusivement à des productions en langue française. La Troupe franco-canadienne, groupe de huit comédiens dont faisaient partie Blanche de la Sablonnière et Louis Labelle, présente plusieurs mélodrames et comédies sur cette nouvelle scène. Malheureusement, à la fin de la saison de 1894, après 49 représentations, la troupe se dissout.

Le Théâtre des Vvariétés, fondé par Antoine Godeau, Léon Petitjean, Palmieri (Joseph Archambault) et Jean-Paul Filion, ouvre ses portes le 21 novembre 1898. Blanche fait partie de cette troupe, qui donne 289 représentations de 42 pièces différentes avant de fermer en décembre 1899.

Peu après, Julien Daoust fonde le Théâtre National sur la rue Sainte-Catherine dans l'intention de promouvoir le talent canadien-français. Ce théâtre devait devenir l'un des théâtres les plus populaires de Montréal. Blanche de la Sablonnière joue au sein de cette troupe pendant plusieurs saisons.

On compte parmi ses représentations les plus mémorables Le Comte de Monte Cristo, Les Trois Mousquetaires, Carmen, Don César de Bazan et Martyre.

Blanche de la Sablonnière épouse Joseph Tremblay, directeur de théâtre propriétaire du Théâtre Nickel de Rivière-du-Loup et de la Salle Jacques-Cartier de Québec. M. Tremblay fonde également une troupe de théâtre qu'il nomme le « Théâtre de la Sablonnière » en l'honneur de sa femme. Quand les affaires commencent à péricliter au cours de la Première Guerre mondiale, M. Tremblay achète l'hôtel Queen de Québec. C'est alors que Blanche prend la difficile décision d'abandonner sa brillante carrière et de s'installer à Québec avec son mari et son fils.

Blanche de la Sablonnière fait ses adieux à la scène après avoir diverti les auditoires pendant trois décennies.


Ressources

Greffard, Madeleine ; Sabourin, Jean-Guy. — Le théâtre québécois. — [Montréal] : Boréal, 1997. — P. 22-25

Hare, John E. — « Sablonnière, Blanche de la ». — The Oxford companion to Canadian theatre. — Edited by Eugene Benson and L.W. Conolly. — Toronto : Oxford University Press, 1989. — P. 481-482

Larrue, Jean-Marc. — Le théâtre à Montréal à la fin du XIXe siècle. — Montréal : Fides, 1981. — P. 118-123

Prévost, Robert. — « Angéline Lussier-Tremblay - Blanche de la Sablonnière ». — Québécoises d'hier et d'aujourd'hui : profils de 275 femmes hors du commun. — [Montréal] : Stanké, c1985. — P. 147

_____. — « Blanche de la Sablonnière, la 'Sarah Bernhardt canadienne' ». — Que sont-ils devenus? — Montréal : Éditions Princeps, 1939. — P. 43-50

« Sablonnière, Blanche de la ». — Encyclopedia of Canadian Theatre [en ligne]. — [Réf. du 28 août 2003]. — Accès : www.canadiantheatre.com/
dict.pl?term=Sablonni%E8re%2C%20Blanche%20de%20la

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