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ARCHIVÉE - Femmes à l‘honneur: Leurs réalisations

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Sandra Shamas

Photo de Sandra Shamas

(1957- )
Monologuiste comique

Sandra Shamas
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Sandra Shamas est née en 1957 dans la ville minière de Sudbury, dans le nord de l'Ontario, de parents originaires du Moyen-Orient dont le mariage avait été arrangé. L'aînée de trois enfants et enfant unique jusqu'à l'âge de six ans, Sandra Shamas attribue son féminisme précoce à la naissance de son frère Michael. Ses parents avaient vingt ans de différence et il y avait beaucoup de frictions entre eux. Sandra quitte la maison à dix-sept ans, avant d'avoir terminé ses études secondaires, pour échapper aux scènes de ménage. Elle s'installe plus tard à Toronto où elle exerce plusieurs métiers, dont celui de serveuse de bar et celui de secrétaire.

Elle participe plus tard à un atelier à la compagnie de théâtre d'improvisation Second City et devient membre de la troupe de tournée. Congédiée en 1984, elle travaille avec d'autres groupes d'improvisation, Theatresports, entre autres, et devient finalement marionnettiste à la série télévisée pour enfants « Fraggle Rock », où elle rencontre son futur mari, Frank. Deux ans plus tard, Sandra Shamas quitte la série parce qu'elle estime que les Américains traitent injustement les employés canadiens de l'émission.

L'année 1986 constitue un point tournant dans sa vie. La mort de son père, au début de 1986, est un événement majeur de sa vie qu'elle a fini par insérer dans son deuxième spectacle solo. La même année, elle se rend à New York où elle assiste au spectacle de Lily Tomlin au Plymouth Theater. Le spectacle de deux heures de cette actrice, avec un minimum d'accessoires de scène, amène Sandra Shamas à se dire qu'elle pourrait faire la même chose, à sa façon. L'année suivante, à la veille de ses 30 ans, elle présente donc sa candidature au Edmonton Fringe Festival en vue d'y présenter son propre spectacle, My Boyfriend's Back and There's Gonna Be Laundry. On accepte le spectacle avant même qu'elle l'ait écrit. C'est ainsi que s'amorce la carrière de monologuiste de Sandra Shamas dans ses propres productions.

Le spectacle joue à guichet fermé et Sandra Shamas entreprend de le présenter dans une tournée des divers festivals de théâtre. Si certaines parties du spectacle se composent d'observations acerbes sur des sujets courants comme l'ineptie de nombreux commerciaux à la télévision et la discorde dans les relations homme-femme, plusieurs autres couvrent des événements de sa propre vie, tels les rituels des fréquentations dans sa ville natale et sa rencontre avec Frank. Les auditoires accueillent son spectacle avec enthousiasme, particulièrement les femmes, qui constituent la majorité de ses admirateurs.

En 1989, Sandra Shamas présente la suite, My Boyfriend's Back and There's Gonna Be Laundry II: The Cycle Continues. Elle reprend certains des sujets couverts dans sa présentation originale, notamment les sous-vêtements d'hommes et les commerciaux à la télévision, mais elle inclut également des éléments plus personnels comme son enfance à Sudbury, la mort de son père, sa vie avec Frank et leur décision de se marier. Le dernier volet de la trilogie, Wedding Bell Hell suit inévitablement; elle y raconte les absurdités des rituels prénuptiaux comme la réception prénuptiale et le choix des alliances et de la robe de mariée. S'inquiétant de l'exemple que lui fournit le mariage de ses parents, elle décide de suivre une thérapie, au risque de perdre son sens de l'humour.

Bien que Sandra Shamas se soit toujours servie des éléments de sa propre vie et de celle de ses proches comme matière première de ses spectacles, elle insiste sur le fait qu'elle obtient les permissions nécessaires pour les présenter et qu'elle n'utilise pas ses spectacles comme une autothérapie. Ses spectacles sont remplis d'humour et l'auditoire rit souvent aux larmes dans les moments sérieux ou ridicules. Les textes de Sandra Shamas ne sont pas vraiment faits pour être lus; tout l'effet dépend des intonations, des expressions et des incroyables contorsions de l'humoriste.

En 1993, Sandra Shamas présente son spectacle My Boyfriend's Back and There's Gonna Be Laundry au Old Vic Theatre de Londres, sa première représentation à l'extérieur du Canada. Elle ajoute quelques références locales et son spectacle est bien reçu par l'auditoire et les critiques britanniques. L'année suivante, elle décide de le présenter à San Francisco. Malgré sa crainte de ne pas pouvoir garder tout le contenu de son spectacle, elle décide de conserver les références à la réalité canadienne devant un auditoire généralement réceptif. Une grève des journaux de San Francisco rend impossible la publicité du spectacle. Cette situation, conjuguée à un retard de cinq jours causé par la procédure d'immigration, fait en sorte que le producteur américain intente une poursuite contre Sandra Shamas.

Après avoir passé cinq semaines sur la scène de San Francisco et avoir dû affronter les problèmes connexes, Sandra Shamas décide de remplir quelques engagements au Canada, puis de prendre un congé sabbatique. Troublée par de fréquents cauchemars de chute et de divorce, elle est quand même abasourdie lorsque son mari, Frank, lui annonce qu'il veut mettre fin à leur mariage. Le partage des biens qui s'ensuit pousse Sandra Shamas à se retirer sur sa ferme, Wit's End. Elle y verse beaucoup de larmes, mais s'adapte à la vie et aux charmes de la campagne. Cette transition devient le point de mire de son spectacle suivant, intitulé Wit's End, dans lequel elle démontre à son auditoire que, malgré tout, la vie continue.

Son plus récent spectacle s'intitule Wit's End II: Heart's Desire. Les admirateurs de Sandra Shamas se préparent à vivre la magnifique expérience du rire et des larmes que ses spectacles ne manquent jamais de déclencher.

Sandra Shamas mérite plusieurs honneurs, notamment des mises en nomination au Prix littéraire du Gouverneur général pour sa trilogie ainsi qu'au Stephen Leacock Award. En 1991, elle remporte un Gemini Award pour le meilleur spectacle de comédie et, en mars 2003, elle gagne le Best Theatre Award, parmi 70 concurrents, au U.S. Comedy Arts Festival. Cette reconnaissance est décernée à une artiste assagie, maintenant disposée à travailler à l'extérieur du Canada. En tant qu'artiste de scène qui écrit, dirige et produit ses propres spectacles et qui ne tolère pas le chahutage, Sandra Shamas maîtrise bien ses productions et sa vie.

Ressources

Clark, Andrew. — « At Wit's End ». — Saturday night. — Vol. 112, no. 2 (1997). — P. 60-67

_____. — « Chapter ten : the girl who scared boys ». — Stand and deliver : inside Canadian comedy. — Toronto : Doubleday Canada, 1997. — P. 179-192

Finlay, Marion. — « Shamas's jock-osity jiggles jowls of staid London critics ». — Toronto star. — April 1, 1993. — P. D10

Hampson, Sarah. — « Hear me roar ». — Toronto life. — Vol. 33, no. 3 (1999). — P. 8-9

Matwychuk, Paul. — « A funny thing happened on the way to the farm ». — Vue weekly. — October 5, 2000. — P. 42

Ouzonian, Richard. — « Shamas gasps to winner's circle in Aspen ». — Toronto star. — March 5, 2003. — P. F2

« Sandra Shama ». — Contemporary Canadian biographies [fichier d'ordinateur]. — Scarborough, Ont. : Gale Canada, c1998

« Shamas, Sandra ». — Canadian theatre encyclopedia [en ligne]. — Gaëtan Charlebois, 1998. — [Réf. du 5 septembre 2003]. — Accès : www.canadiantheatre.com/dict.pl?term=Shamas%2C%20Sandra

Shamas, Sandra. — Sandra Shamas : a trilogy of performances. — Toronto : Mercury Press, 1997. — 154 p.

_____. — Wit's end. — Toronto : Mercury Press, 2002. — 90 p.

Taylor, Kate. — « Older and wryer : life after laundry ». — The globe and mail. — January 2, 1999. — P. C1 et C3

Turbide, Diane. — « Take my laundry...please! ». — Maclean's. — Vol. 107, no. 6 (1994). — P. 62-63

Wisecracks [enregistrement vidéo]. — Directed by Gail Singer. — Montreal : National Film Board of Canada, 1993. — 1 cassette, 93 minutes. — [sous-titrage codé]

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