Rédigé par Terry Cook, été 2000. Revu et corrigé par Richard Brown et Judith Roberts-Moore avec l'aide des membres du Comité d'examen du Programme de disposition des documents gouvernementaux : Angèle Alain, Catherine Bailey, Brian Beaven, Gabrielle Blais, Normand Fortier, Yvette Hackett, Andrew Horrall, Candace Loewen, Paul Marsden, Jean-Stéphen Piché, Sheila Powell et Paul Sabourin, été 2001
Approuvé par l'Archiviste nationale du Canada
le 17 octobre 2001
Objet
La Partie A de la Méthodologie d'évaluation traitait de la théorie et des concepts. Cette partie (Partie B) offre aux archivistes les lignes directrices à respecter pour la réalisation de projets individuels d'évaluation. Ces lignes directrices ne visent pas à donner aux archivistes un gabarit prescriptif d'évaluation à respecter à la lettre, peu importe la situation, mais plutôt les éléments d'un calendrier convenable de recherche d'évaluation et les étapes méthodologiques fondamentales qui peuvent être utilisés pour les aider à prendre des décisions à l'égard de la disposition de documents dans les limites du contexte de macro-évaluation de BAC.
Mise en application de la méthodologie d'évaluation
La recherche est l'élément essentiel de la mise en application de la méthodologie d'évaluation. Les archivistes doivent d'abord se familiariser avec la méthodologie et les critères énoncés dans le Plan gouvernemental pour la disposition des documents, c'est-à-dire un exemple de macro-évaluation conçu dans son sens le plus général. En négociant le Plan pluriannuel pour disposer de documents (PPDD), les archivistes doivent réaliser une autre macro-évaluation de l'institution en question afin de déterminer les cibles convenables selon leur importance perçue d'une perspective archivistique. Les archivistes doivent aussi examiner les anciennes décisions d'évaluation et les précédents des autres fonctions de l'institution particulière en plus de fonctions semblables entreprises par d'autres institutions gouvernementales, en consultant l'information présentée dans le Système de contrôle des autorisations de disposition des documents (SysCAD) et dans les registres internes connexes de disposition des documents. Les archivistes doivent de plus se familiariser avec les décisions gouvernementales d'évaluation précisées dans les Autorisations pluri-institutionnelles de disposer des documents de l'administration fédérale (APDD).
Forts de ces renseignements généraux, les archivistes peuvent mettre en application la méthodologie d'évaluation :
Ce calendrier de recherche et cette méthodologie représentent effectivement tout le processus administratif de disposer de documents normalement requis pour préparer des recommandations de préservation pour des documents archivistiques à des fins d'approbation par le Bibliothécaire et Archiviste du Canada. Le Rapport d'évaluation archivistique a été conçu pour refléter ce processus administratif et servir de piste de responsabilité et de vérification de la même façon transparente que tout autre processus administratif gouvernemental. Pour obtenir encore plus de directives sur la présentation des processus de recherche d'évaluation et de prise de décisions, veuillez consulter le document rédigé par Richard Brown (avec l'aide de Yvette Hackett et Marc Cockburn) intitulé Préparation d'un rapport d'évaluation sur la disposition des documents gouvernementaux (Direction des documents gouvernementaux, mars 2001).
Critères d'évaluation fonctionnelle et formation d'une hypothèse de macro-évaluation
La recherche pertinente et la formation d'hypothèses d'évaluation se produisent à l'étape d'évaluation d'un programme institutionnel déterminé dans le PPDD. Au cours de cette étape, la méthodologie de macro-évaluation nécessite une évaluation de l'importance et de la portée de la législation, des mandats et des politiques qui se rapportent à l'ensemble de l'institution. Par conséquent, les archivistes doivent évaluer ces fonctions, ces activités et ces programmes en plus de leurs répercussions sur le gouvernement et la population. L'objectif fondamental vise à enquêter sur l'univers d'information du créateur des documents pour déterminer l'information consignée dans tous les supports : sa nature, sa structure, ses caractéristiques, son processus de création et surtout ses rapports avec d'autres créateurs et utilisateurs de renseignements/de documents.
Il faut normalement effectuer cette recherche au niveau de l'institution avant de tenter de faire un effort d'évaluation de la valeur archivistique de tout document. Il est cependant souvent nécessaire d'examiner des documents pour obtenir toute l'information contextuelle sur l'institution. Il est fréquent de remarquer le caractère incomplet de l'information fournie par l'institution à l'égard de ses programmes et de ses activités; les archivistes doivent alors se fier sur des détails obtenus dans des documents afin de comprendre la façon dont l'institution a organisé sa prestation de programmes et de services et la façon dont elle conduit ses processus fonctionnels et administratifs. L'étude de documents pour discerner l'information contextuelle sur le créateur des documents est différente de l'évaluation de leur valeur archivistique. Une partie de cette recherche sur le créateur comprend de plus la consultation d'autres sources publiées et quasi imprimées et d'autres entrevues auprès du personnel du ministère, plus particulièrement au niveau supérieur de politiques et de fonctionnement. Il est aussi possible d'obtenir un soutien à l'information en effectuant une recherche sur les fonctions ministérielles, les structures de planification opérationnelle, les études et les projets de refonte du processus administratif, les analyses des secteurs opérationels, les rapports de conception du système informatique et l'analyse des étapes de travail.
Une méthodologie de macro-évaluation se déplace généralement du haut vers le bas, à partir du but opérationnel ou de la fonction sociétale générale du créateur, à travers diverses structures et processus administratifs conçus pour mettre en pratique cette fonction (et plusieurs sous-fonctions), jusqu'aux systèmes créés pour produire et organiser les documents qui permettent le fonctionnement de ces processus et enfin aux dossiers qui documentent tous les éléments précédents en plus de l'impact de la fonction et de la structure sur le gouvernement et la population et vice versa. La méthodologie insiste, à cette étape, sur la valeur archivistique de l'emplacement ou du site (Bureau de premier intérêt) de création des documents plutôt que sur la valeur des documents. Son but vise à évaluer la capacité des directions générales/secteurs/bureaux de création globale de documents de valeur plutôt que de traiter directement, sur une base individuelle, avec des documents exhaustifs peu importe leurs formats.
Après avoir complété la macro-évaluation, l'archiviste formule un ensemble d'hypothèses sur les travaux d'évaluation à venir. L'archiviste doit tenir compte de tous (ou presque tous) les critères suivants qui n'ont pas déjà été discernés durant l'étape de recherche et de planification du PPDD ou dans les travaux du PPDD :
Les écarts précisés plus haut proviennent, notamment, de personnes, d'entreprises, de groupes de pression, de groupes politiques et d'autres paliers de gouvernement. Il est cependant important de déterminer d'autres éléments narratifs retrouvés dans les documents pour permettre aux archivistes de laisser à la postérité, des « vérités » concurrentes sur le passé des chercheurs afin de peser plutôt que de simplement préserver les voix dominantes ou « gagnantes ».
Une analyse fonctionnelle est un moyen pratique d'évaluer la complexité, la nature et les effets de la fonction ciblée sur les opérations du gouvernement, d'autres fonctions et la société canadienne. En formulant une hypothèse d'évaluation, l'archiviste relie le contexte fonctionnel à la structure (le Bureau de premier intérêt) afin d'établir des cibles de documentation et de déterminer les entités qui ont un contrôle sur les documents et l'autorité d'en disposer. Le résultat de cette analyse fonctionnelle oriente aussi l'ordre dans lequel l'évaluation à compléter est faite. Évidemment, il faut d'abord étudier les documents de fonctions (sous-fonctions, programmes, activités) jugés plus importants, étant donné qu'ils permettent souvent d'éliminer entièrement des documents de fonctions auxiliaires ou de les acquérir sur une échelle plus réduite.
Mise à l'essai d'une hypothèse de macro-évaluation
La véritable évaluation des documents peut commencer après la formulation d'une hypothèse d'évaluation. L'hypothèse est mise à l'essai et modifiée ou confirmée. Il faut procéder à cette étape de la façon la plus complète possible. Idéalement, l'archiviste examine tous les documents en même temps et de façon logique, peu importe le support utilisé; il est cependant reconnu que cette étape n'est pas toujours possible, selon les circonstances.
Si l'archiviste évalue pour la première fois les documents d'une institution, il est logique qu'il commence par un examen des documents politiques, suivi des documents opérationnels et finalement des documents des bureaux régionaux ou locaux. Si les documents politiques ou opérationnels ont déjà fait l'objet d'une évaluation, l'archiviste doit se familiariser avec les décisions et les motifs pertinents à cette évaluation précédente avant de procéder à l'évaluation présente.
La mise à l'essai de l'hypothèse exige généralement l'examen des documents factuels en vérifiant différentes catégories de façon aléatoire. Les archivistes ne peuvent évidemment pas examiner tous les documents, mais ils peuvent en étudier certains exemples, plus particulièrement ceux qui appartiennent aux catégories qui soulèvent des questions sur leur valeur archivistique. L'archiviste recherchera normalement les écarts dans les documents actuels à partir des connaissances acquises durant la recherche de macro-évaluation. Plus la fonction est importante, plus l'archiviste préservera les dossiers qui documentent cet écart fonctionnel.
Afin de mener un examen complet des documents, la méthodologie d'évaluation recommande les neuf étapes suivantes. Idéalement, l'archiviste passera d'une étape à une autre en évitant de répéter le travail de recherche et d'évaluation. Il est cependant reconnu que certaines étapes peuvent se produire concurremment, surtout si l'enquête révèle de nouveaux renseignements sur la fonction ou la façon dont l'information est consignée. Évidemment, selon l'étendue des connaissances et la complexité du projet, il ne sera peut-être pas nécessaire d'entreprendre chaque étape. Sauf avis contraire, les étapes suivantes ne s'appliquent, dans le premier cas, qu'à l'administration centrale.
Documentation du programme fonctionnel
Prestation des programmes et conséquences pour la population
Documents des administrations centrales et des régions
Les étapes 1 à 7 se déroulent généralement dans les administrations centrales avant qu'il y ait visite des bureaux régionaux et locaux. Sauf s'il s'agit d'une activité régionale spécialisée ou unique, très peu de documents régionaux sont conservés à moins qu'ils documentent une activité importante ou des dimensions de la société canadienne que l'on ne trouve pas à l'administration centrale ou indiquent des différences considérables par rapport au programme. Par conséquent, il faut compléter ou presque l'évaluation avant d'entreprendre tout travail au niveau régional, à moins que l'entité régionale ne constitue aussi un Bureau de premier intérêt pour certaines fonctions particulières.
Évidemment, les archivistes ne peuvent visiter tous les bureaux régionaux et locaux quand on est en présence d'un important secteur composé d'un vaste réseau fonctionnel à l'échelle nationale. Il est recommandé que si l'analyse fonctionnelle indique que les bureaux régionaux ou locaux peuvent créer des documents qui ont une valeur archivistique, il faut visiter un bureau régional « typique » et peut-être deux bureaux locaux.
Supports visuels et sonores
Les supports audio-visuels doivent d'abord être évalués dans le contexte fonctionnel précisé dans cette Méthodologie d'évaluation. Les photographies, les films ou les cartes, par exemple, ne représentent pas seulement le contenu de sujet visuel d'une personne, d'un endroit ou d'un événement; ils font partie des fonctions et des programmes du gouvernement. Il soutiennent l'accomplissement des affaires gouvernementales. Pour certaines fonctions, notamment la communication des programmes gouvernementaux à la population, les supports audio-visuels sont peut-être la réflexion la plus succincte de la fonction ou de l'activité et, par conséquent, le meilleur document archivistique susceptible d'offrir la preuve succincte et suffisante d'une fonction. Comme nous l'avons déjà mentionné, les critères d'évaluation des supports visuels et sonores sont à l'étape d'élaboration pour compléter cette Méthodologie d'évaluation. Lorsqu'elle sera complétée, les considérations de supports pourront être mieux intégrées à la méthodologie d'évaluation des documents gouvernementaux.
Critères généraux d'évaluation
Après avoir complété le processus précisé dans ce document, l'archiviste doit considérer les facteurs suivants au niveau du « document » (habituellement une série). Ces facteurs de micro-évaluation sont traditionnellement énoncés dans les documents d'évaluation archivistique :
Autres considérations relatives à l'évaluation
Dans l'application de la méthodologie d'évaluation précisée plus haut, les archivistes peuvent rencontrer des documents qui ne correspondent pas aux définitions ou à la méthodologie de détermination de valeur archivistique décrite ici. Ils ne reflètent pas fidèlement la façon dont le gouvernement fonctionne et ne proviennent peut-être pas d'un Bureau de premier intérêt, mais plutôt d'un Bureau d'intérêt secondaire ou d'une unité de recherche ou de référence spéciale. Ces documents peuvent même appartenir au niveau de dossier, d'article ou de petite collection.
Néanmoins, à titre d'élément de qualification (documenté dans le Rapport d'évaluation archivistique) des résultats de l'approche de macro-évaluation, ce genre de document peut être considéré comme ayant une valeur archivistique et les AN peuvent par conséquent l'acquérir. Il faut argumenter fortement en sa faveur et appliquer, particulièrement à des fins de valeur informationnelle et de façon stricte et convaincante, les « Critères d'évaluation générale » de la section précédente.
Conservation de documents afin de respecter les exigences juridiques
Si le gouvernement du Canada doit, sur une base continue ou permanente, respecter des exigences juridiques de conservation des documents, BAC peuvent acquérir les documents au nom du gouvernement, étant donné que ce dernier possède des installations d'entreposage à ambiance contrôlée et l'expertise de préservation, même si ce genre de documents ne se situent pas dans la détermination de macro-évaluation d'une valeur archivistique. Certains documents sur les terres, notamment les baux de propriété dans les parcs nationaux ou sur les réserves des Premières nations, constituent des exemples évidents (s'ils ne sont pas déjà entrés dans la « catégorie des documents essentiels »). Avant de considérer les dossiers non regroupés, les archivistes doivent examiner des résumés, des extraits et des dossiers politiques. Par exemple, la Commission de la capitale nationale a déjà exproprié la cour avant de 1 000 propriétaires pour élargir un chemin. Cette mesure a donné lieu à la production de plus de 100 mètres de dossiers individuels, en plus d'un épais document compilé résumant la situation de chaque propriétaire et l'indemnité versée à chacun. Même si l'organisme a insisté sur la conservation à long terme de ces documents, Bibliothèque et Archives du Canada n'acquièrent habituellement que le dossier compilé et non tous les documents individuels. Il faut toujours considérer la « preuve suffisante » et non toute la preuve possible.
Les archivistes doivent appliquer avec rigueur les « Critères généraux d'évaluation » pour déterminer la présence, pour BAC, de la prescription juridique de conserver des documents. Les documents seront peut-être un jour utilisés par un tribunal (ou l'ont déjà été), étant donné que le gouvernement peut faire l'objet d'une poursuite judiciaire sur des points documentés dans ces dossiers. La conservation de ces documents à des fins d'éventuelles poursuites judiciaires constitue une bonne pratique administrative, mais il ne s'agit pas, pour Bibliothèque et Archives du Canada, de la même exigence de conservation que celle que prescrit la loi. Ces circonstances ont rapport aux périodes de conservation des documents et des responsabilités des institutions gouvernementales dans le contexte de l'analyse de leurs exigences d'exploitation. Les dossiers traitant d'analyse de drogues et d'approbation de médicaments ou les documents discutant de la recherche sur les pesticides et les fertilisants agricoles sont des exemples de situations dans lesquelles les documents n'ont aucune valeur archivistique, mais qui peuvent avoir, entre autres choses, une valeur administrative à long terme pour les institutions gouvernementales. La valeur de témoignage des documents (tous les documents en possèdent un certain niveau), aux fins de prestation de documentation archivistique de l'administration gouvernementale, n'est pas la même que la preuve juridique requise dans des procédures judiciaires. Une exigence juridique de conservation permanente, contrairement à une exigence archivistique, indique que le document possède un statut juridique particulier en vertu d'une loi fédérale et qu'il faut le conserver indéfiniment.
Conservation de documents qui ont une valeur intrinsèque
Une infime fraction de documents gouvernementaux ont une valeur esthétique ou très monétaire, bien que les renseignements qu'ils contiennent soient reproduits ailleurs ou soient relativement peu importants. Il faut clairement préciser les critères du besoin de ce genre de valeurs intrinsèques. Bibliothèque et Archives du Canada doivent déclarer comme archivistiques les documents gouvernementaux évalués comme ayant une valeur intrinsèque et les conserver. Les traités originaux conclus avec les Indiens, les proclamations scellées ou les parchemins peints à la main sont des exemples textuels.
Conservation de documents qui ont une valeur informationnelle
Il s'agit de la qualification de macro-évaluation la plus difficile, car tous les documents, par définition, ont pour quelqu'un, une certaine valeur informationnelle et chaque document a, aujourd'hui ou dans l'avenir, une éventuelle valeur de recherche pour une discipline, un groupe d'intérêt ou une personne. La valeur informationnelle est très étroitement définie dans le contexte du programme de disposition des documents gouvernementaux. Elle est attribuée aux documents contenant des renseignements sur des personnes, des événements, des endroits, des idées ou des phénomènes sociaux. Il faut que les documents aient été créés, recueillis ou conservés exclusivement par le gouvernement fédéral et aient une importance nationale. Les documents d'importance nationale enrichissent considérablement notre compréhension de l'histoire, de la société, de la culture, des idées et des citoyens du Canada, en ce qui a trait à un événement dominant ou à une activité d'envergure nationale.
Le gouvernement du Canada se retrouve parfois dans la position de créer, de recueillir ou de conserver un ensemble de documents uniques contenant de précieux renseignements que l'on ne peut trouver ailleurs, comme des registres de naufrages, des brevets d'inventions, des cartes de navigation maritime, des données sur l'observation faunique, des dossiers biographiques sur des athlètes olympiques canadiens. Certaines collections d'intérêt passager peuvent aussi être admissibles. Le Rapport d'évaluation archivistique doit démontrer de façon convaincante que l'information respecte la définition d'importance nationale. Il faut de plus appliquer les « Critères généraux d'évaluation ». À l'aide de ces critères, l'archiviste justifie la préservation des documents en raison de leur valeur informationnelle, plutôt qu'à titre de preuve suffisante pour documenter les fonctions opérationnelles du gouvernement.
Documentation des conclusions d'évaluation et contexte de préservation des documents
Tout au long de la recherche et de l'analyse soulignées dans la Méthodologie d'évaluation précisée dans le présent ouvrage, il importe que les archivistes considèrent leurs recommandations dans l'ensemble du contexte de la sélection des documents et du processus de préservation des documents, y compris les décisions d'évaluation précédentes et les transferts actuels de documents à Bibliothèque et Archives du Canada par les institutions gouvernementales. Il faut aussi établir des liens entre le raisonnement d'évaluation et les outils de recherche créés par BAC pour permettre un accès aux documents archivistiques résultant de la mise en application d'autorisations de disposition de documents. Les décisions d'évaluation archivistique et de préservation forment une partie essentielle de la piste de vérification qui informe la population canadienne sur la survie des documents archivistiques du gouvernement, plus particulièrement :
Par conséquent, à titre d'étape méthodologique définitive, les archivistes présentent un profil complet du contexte d'évaluation et de préservation des documents pour appuyer leurs recommandations d'approbation par le Bibliothécaire et Archiviste du Canada. Normalement, le Rapport d'évaluation archivistique décrit ce profil, en plus d'autres renseignements contextuels conservés par Bibliothèque et Archives du Canada. Le document qui l'accompagne, Préparation d'un rapport d'évaluation sur la disposition des documents gouvernementaux, présente les lignes directrices de rédaction de ce rapport.
Bibliographie sommaire (publications seulement)
Études de cas en matière d'évaluation publiées par le personnel du programme :
Catherine Bailey. « From the Top Down : The Practice of Macro-Appraisal », Archivaria 43 (printemps 1997), p. 89-128.
Brian P. N. Beaven. « Macro-Appraisal : From Theory to Practice », Archivaria 48 (automne 1999), p. 154-198.
Jim Burant. « Ephemera, Archives, and Another View of History », Archivaria 40 (automne 1995), p. 189-198.
Eldon Frost. « A Weak Link in the Chain : Records Scheduling as a Source of Archival Acquisition », Archivaria 33 (hiver 1991-1992).
Candace Loewen. « From Human Neglect to Planetary Survival : New Approaches to the Appraisal of Environmental Records » Archivaria 33 (hiver 1991-1992), p. 87-103.
Dan Moore. « Too Many Records, Too Little Time, Too Few Resources : The Need for a Researched Based Planned Approach to the Acquisition of Government Records ». La mission de l'archiviste dans la société, GIRA (Groupe interdisciplinaire de recherche en archivistique), (Montréal, 1994).
Jean-Stéphen Piché et Sheila Powell. « Counting Archives In : The Appraisal of the 1991 Census of Canada ». Archivaria 45 (printemps 1998), p. 27-43.
Jean-Stéphen Piché.« Macro-Appraisal and Duplication of Information : Federal Real Property Management Records ». Archivaria 39 (printemps 1995), p. 39-50.
Sheila Powell. « Archivistique Reappraisal : The Immigration Case Files ». Archivaria 33 (hiver 1991-1992), p. 104-116.
Ellen Scheinberg. « Case File Theory: Does It Work in Practice? » Archivaria 38 (automne 1994), p. 45-60.
Bruce Wilson. « Systematic Appraisal of the Records of the Government of Canada at the National Archives of Canada ». Archivaria 38 (automne 1994), p. 218-231.