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Conformément à la Politique sur la gestion de l'information, les institutions sont tenues de recueillir, créer, recevoir et conserver tous les courriels relatifs à leurs activités organisationnelles, notamment les courriels contenant des informations constitutives de la mémoire institutionnelle et des données servant à prendre une décision ou à entreprendre une action visant à :
La gestion de tous ces documents soulève des questions fondamentales, notamment, combien d'exemplaires d'un document devrait-on conserver. Plus il y a d'exemplaires d'un même document, plus il y a d'endroits où ils peuvent se trouver, et plus il est difficile de les gérer. Afin de faciliter l'étape suivante du cycle de vie des documents (l'organisation), il est très important de conserver les métadonnées, c'est-à-dire les informations relatives aux courriels. Ces métadonnées peuvent comprendre le nom de l'expéditeur et le nom des destinataires, la date d'envoi du courriel, sa date de réception, l'objet du message et plusieurs autres informations pouvant servir à classer et à repérer le courriel ultérieurement.
Résultats attendus
Toutes les institutions du gouvernement fédéral auront obtenu les résultats suivants :
Tout message contenant de l'information utilisée dans (ou considérée dans, ou concernant) une transaction effectuée, une décision prise ou une action entreprise dans le cadre des activités organisationnelles d'une institution gouvernementale doit être conservé.
Le diagramme suivant illustre le processus recommandé pour créer, expédier et stocker les courriels au gouvernement du Canada.
Étape n° 1 : Début - vous créez un courriel
Étape n° 2
Étape n° 3 : déterminer si le document et soit un document éphémère, soit un document organisationnel. Si c'est un document éphémère, vous allez le conserver jusqu'à ce qu'il ne soit plus utile. Aussitôt que le document n'est plus utile, vous pouvez le supprimer au besoin, et c'est la fin du processus. Si c'est un document organisationnel, il faut être classifié et il faut déterminer le suivant :
Étape n° 4 : Le courriel sera conservé en tant que document organisationnel pour une durée appropriée. Ensuite, il y a trois différentes possibilités :
Partie ou parties responsables de la mise en œuvre ou de l'application de la recommandation
Tout message reçu, contenant de l'information utilisée dans (ou considérée dans, ou concernant) une transaction effectuée, une décision prise ou une action entreprise dans le cadre des activités organisationnelles d'une institution gouvernementale doit être conservé.
Le diagramme suivant illustre le processus recommandé pour recevoir et stocker les courriels dans les institutions.
Étape n° 1 : Début - vous recevez un courriel
Étape n° 2 :
Étape n° 3 : déterminer si le document et soit un document éphémère, soit un document organisationnel. Si c'est un document éphémère, vous allez le conserver jusqu'à ce qu'il ne soit plus utile. Aussitôt que le document n'est plus utile, vous pouvez le supprimer au besoin, et c'est la fin du processus. Si c'est un document organisationnel, il faut être classifié et il faut déterminer le suivant :
Étape n° 4 : Le courriel sera conservé en tant que document organisationnel pour une durée appropriée. Ensuite, il y a trois différentes possibilités :
Partie ou parties responsables de la mise en œuvre ou de l'application de la recommandation
Pour gérer les boîtes aux lettres (boîtes de réception, messages envoyés, messages supprimés), les courriels devraient être régulièrement classifiés et placés dans un dossier approprié. Les courriels éphémères peuvent être placés dans la corbeille (messages supprimés).
Partie ou parties responsables de la mise en œuvre ou de l'application de la recommandation
Dans la mesure du possible, les organisations ne devraient conserver, à titre de document officiel, qu'un seul exemplaire d'un courriel (outre la copie de sécurité), avec ses métadonnées et pièces jointes, dans un dépôt qu'elles gèrent ou contrôlent. Le logiciel de courriel lui-même doit être considéré comme un dispositif de communication et non de stockage. Les courriels devraient être transférés le plus rapidement possible dans un dépôt de documents indépendant. Puisque toute copie d'un courriel conservée peut être recherchée dans le cadre d'une action en justice, aucune autre copie de ce courriel ne devrait être conservée dans un autre dépôt ou par un individu dans l'organisation. La fonction « supprimer » élimine le pointeur électronique vers un courriel, mais ne détruit pas le message lui-même. Le message continue d'exister tant qu'il n'est pas écrasé par de nouvelles données.
Par exemple, un courriel ne devrait pas être conservé sur le disque dur d'un utilisateur. Une copie d'un courriel pourrait toutefois être stockée temporairement sur une clé USB ou sur le disque dur d'un ordinateur portatif aux fins d'une présentation, mais elle devrait être effacée de manière sécuritaire après la présentation.
Partie ou parties responsables de la mise en œuvre ou de l'application de la recommandation
Aux fins des présentes Lignes directrices pour la gestion des courriels, un système de gestion des courriels devrait conserver ensemble, dans le même dépôt, un message et sa ou ses pièces jointes, et être en mesure de prouver de manière fiable la relation existant entre ces documents.
Un système de gestion des courriels pourrait, aussi, conserver un message et ses pièces jointes dans des dépôts séparés, pourvu qu'il puisse fournir une preuve fiable qu'ils sont interreliés.
Les pièces jointes doivent être dans un format électronique pouvant être rattaché à un courriel : enregistrement audio, vidéo, message vocal, carte, graphique, photo numérique, feuille de calcul, base de données, présentation, texte, etc.
Partie ou parties responsables de la mise en œuvre ou de l'application de la recommandation
Les employés et les contractuels qui utilisent le système de courriel d'une institution fédérale devraient être informés que les courriels qu'ils créent, expédient ou reçoivent grâce à ce système ne leur appartiennent pas, que ces courriels peuvent être surveillés par l'institution et qu'ils ne devraient pas être considérés comme des messages personnels, de nature privée.
Tous les courriels, métadonnées et pièces jointes créés, reçus ou conservés par un système de courriel, une bande de sauvegarde, un serveur ou un autre moyen de stockage sous le contrôle d'une institution fédérale (incluant les ordinateurs portatifs, les clés USB, les CD et autres moyens de stockage portatifs) sont considérés comme la propriété de l'institution et devraient être traités comme tels.
Tout courriel créé, expédié ou reçu par un employé utilisant le système de courriel d'une institution fédérale est considéré comme étant sous le contrôle et la propriété de l'institution, peu importe l'endroit où il est conservé.
Partie ou parties responsables de la mise en œuvre ou de l'application de la recommandation
Les listes de diffusion destinées à l'ensemble de l'institution, ses directions, bureaux, divisions, etc. ne devraient être utilisées que par des personnes autorisées, à des fins officielles approuvées par la haute direction.
Partie ou parties responsables de la mise en œuvre ou de l'application de la recommandation
Conformément à la politique de normalisation des sites internet du gouvernement du Canada (www.tbs-sct.gc.ca/clf2-nsi2/index-fra.asp), tous les courriels envoyés par les employés du gouvernement doivent indiquer le nom de l'expéditeur, le nom de son institution, ses numéros de téléphone et de télécopieur avec l'indicatif régional et le numéro du poste, ainsi que son adresse postale et son adresse de courriel. Tous les courriels envoyés par les employés du gouvernement doivent afficher de manière uniforme le mot-symbole « Canada » et la signature institutionnelle.
Certaines exemptions ou exceptions sont autorisées lorsque l'expéditeur a des motifs valables de vouloir préserver la confidentialité de ses messages, ou pour des raisons de sécurité personnelle, matérielle ou nationale.
Partie ou parties responsables de la mise en œuvre ou de l'application de la recommandation
Les institutions doivent se demander s'il est approprié à leur situation d'insérer un avis de confidentialité ou de non-responsabilité sous le bloc-signature. En réfléchissant à cette question, l'organisme devrait procéder à une analyse de risque afin d'établir s'il est possible de limiter sa responsabilité. Voici un exemple d'un tel avis.
Avis de non-responsabilité
Ce courriel, incluant toute pièce jointe, s'adresse exclusivement à son destinataire et peut contenir des informations confidentielles ou privilégiées. (Nom de l'institution) ne peut être tenu responsable pour toute perte ou dommage subi par une personne, en raison d'une utilisation non autorisée de ce courriel ou parce qu'elle s'est fiée à l'information contenue dans ce courriel. Si vous n'êtes pas le destinataire prévu, nous vous avisons, par la présente, que toute diffusion, reproduction ou autre utilisation de ce courriel est strictement interdite. Veuillez nous signaler toute erreur de communication par retour du courrier et détruire tous les exemplaires de ce courriel. Merci.
La décision d'inclure ou non un tel avis de non-responsabilité (et la formulation exacte de cet avis) relève des dirigeants de l'institution, en consultation avec leurs conseillers juridiques.
Partie ou parties responsables de la mise en œuvre ou de l'application de la recommandation
Les institutions doivent examiner s'il est approprié à leur situation de demander aux utilisateurs d'insérer un avis d'opinion personnelle, dans certaines circonstances. Voici un exemple d'un tel avis.
Avis d'opinion personnelle
Ce courriel, incluant toutes les pièces jointes, reflète l'opinion personnelle de l'expéditeur et ne représente pas l'opinion ou la position officielle de (nom de l'institution). (Nom de l'institution) ne peut être tenu responsable pour toute perte ou dommage subi par une personne, en raison d'une utilisation non autorisée de ce courriel ou parce qu'elle s'est fiée à l'information contenue dans ce courriel. Si vous n'êtes pas le destinataire prévu, nous vous avisons, par la présente, que toute diffusion, reproduction ou autre utilisation de ce courriel est strictement interdite. Veuillez nous signaler toute erreur de communication par retour du courrier et détruire tous les exemplaires de ce courriel. Merci.
La décision d'inclure ou non un tel avis d'opinion personnelle (et la formulation exacte de cet avis) relève des dirigeants de l'institution, en consultation avec leurs conseillers juridiques.
Partie ou parties responsables de la mise en œuvre ou de l'application de la recommandation
Les utilisateurs qui reçoivent un courriel adressé à plusieurs personnes, ou en tant que membre d'une liste de diffusion, devraient éviter d'employer la fonction « Répondre à tous », sauf si la réponse présente un réel intérêt pour la majorité des personnes ayant reçu le message original.
Un des risques liés à l'utilisation de la fonction « Répondre à tous » est qu'en raison de la large diffusion du message, il peut être difficile de savoir exactement à qui revient la responsabilité d'agir.
Partie ou parties responsables de la mise en œuvre ou de l'application de la recommandation