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Autorisations pluriinstitutionnelles de disposer de documents
3.4 Annexe II -- Profil Fonctionnel de la fonction de « contrôleur » de l'administration fédérale
Ce profil de la fonction de « contrôleur » vise à faciliter l'application des modalités de
disposition des documents (voir l'annexe I) élaborées à l'occasion de l'élimination des documents administratifs communs créés, recueillis ou conservés par les institutions fédérales au soutien de cette fonction. Le profil se compose essentiellement de la description des trois sous-fonctions de la fonction de « contrôleur », chacune de ces sous-fonctions étant à son tour subdivisée en tâches, activités et processus, selon le cas. Pour aider à comprendre la subdivision de la
fonction de « contrôleur », voici une table des matières du profil.
Fonction de « contrôleur »
- A. VÉRIFICATION EXTERNE (sous-fonction)
- B. GESTION FINANCIÈRE (sous-fonction)
- B.1 Établissement de rapports financiers et planification
- B.2 Classification des comptes
- B.3 Contrôle budgétaire
- B.4 Développement des systèmes d'information financière et de contrôle
- B.5 Comptabilisation et contrôle des dépenses
- B.6 Comptabilisation et contrôle des recettes
- B.7 Comptabilisation de l'actif et du passif
- B.8 Comptabilisation des fonds et des comptes spéciaux
- B.9 Fonds renouvelables
- C. GESTION DES PROGRAMMES (sous-fonction)
- C.1 Système de gestion des dépenses
- C.2 Plans et projets d'immobilisations
- C.3 Accords et arrangements avec d'autres paliers de gouvernement
- C.4 Gestion des risques
- C.5 Frais d'utilisation externe
- C.6 Diversification des modes de prestation des services
- C.7 Examen
A. Vérification externe
Description :
En tant que première des trois sous-fonctions de la fonction de « contrôleur »,
la vérificateur externe relative aux ressources financières peut être décrite
comme une activité permettant à un vérification externe
impartial d'examiner et d'évaluer les dossiers financiers et les comptes
d'un organisme. Ce vérificateur indique si les dossiers financiers présentent
l'information avec équité, avec précision et de façon complète, conformément
aux principes et aux pouvoirs comptables énoncés qui sont compatibles avec
ceux de l'année précédente. Une vérification financière externe peut
aussi évaluer l'adéquation des systèmes de contrôle interne et
d'information de gestion et l'efficacité globale du rendement financier
d'un organisme (ou d'un programme ou d'une activité) et le degré auquel
les fonds ont été dépensés en tenant compte de l'économie ou de
l'efficacité, ce dernier critère étant connu comme le critère de vérification
« état complet » ou « optimisation des ressources ». (Voir
C.7 pour la vérification interne.)
L'organisme central chargé d'exécuter cette fonction est le Bureau du vérificateur général,
mais le Secrétaire du Conseil du Trésor, qui est également le Contrôleur général,
entreprend de nombreuses vérifications spécialisées de la conformité des
aspects des mécanismes de gestion financière et de contrôle interne.
(D'autres organismes centraux entreprennent des vérifications externes concernant les fonctions et
les activités non financières. Les vérifications financières et non financières
peuvent parfois être appelées « surveillance ou rapprochements des
accords de rendement ».)
- Les vérifications et les enquêtes du Vérificateur général, qu'elles soient ou non propres
à l'institution, comprennent toute interaction entre une institution et le
Bureau du vérificateur général.
- Le Secrétariat du Conseil du Trésor et le Contrôleur général effectuent des vérifications
spécialisées de la conformité des sous-fonctions de gestion financière
ou d'évaluation des programmes. Ils exigent de nombreux rapports périodiques
et entreprennent plusieurs vérifications spécialisées de la conformité
relatives aux procédures et aux structures de contrôle interne.
- Les services de vérification et de vérification interne exercés par Travaux publics et Services
gouvernementaux Canada (TPSGC) s'étendent à la portée des aspects du
contrôle financier et, habituellement, n'ont pas trait à l'évaluation
complète des programmes.
- Les
experts-conseils externes du secteur privé embauchés à forfait par une
institution (en dehors des services de vérification de TPSGC) entreprennent
une vérification ou une évaluation des dossiers financiers d'un programme
opérationnel ou des systèmes financiers (Il faut appliquer prudemment
les modalités de la section C.3 de l'Autorisation nº 99/004.)
- Les vérifications non financières ne devraient pas être traitées comme ayant trait à la
fonction de « contrôleur ». (Il faut appliquer prudemment
les modalités des sections C.3 et C.7 de l'Autorisation nº 99/004.)
B. Gestion financière
La deuxième des trois sous-fonctions de la fonction de « contrôleur », la gestion financière, se répartit dans les activités suivantes : établissement de rapports et
planification, classification
des comptes, contrôle budgétaire, développement des systèmes d'information
financière, comptabilisation et contrôle des dépenses, comptabilisation et
contrôle des recettes, comptabilisation de l'actif et du passif,
comptabilisation des fonds à objectif spécifique et des fonds renouvelables.
B.1 Établissement de rapports financiers et planification
Description : Sont compris dans ces rapports les rapports financiers et de rendement suivants :
- Planification - Aux termes de la fonction de « contrôleur », la
planification est un exercice de gestion financière qui intègre les données
sur le rendement associées aux résultats mesurés en regard des principaux
programmes et secteurs d'activités de l'institution.
- Établissement des coûts -
Une forme spécialisée de comptabilisation des coûts fondée sur la recherche
qui mesure les coûts en fonction de normes ou d'hypothèses prédéterminées;
elle peut également intégrer des comparaisons des coûts réels engagés comme
mesure de l'efficience et de l'efficacité. L'approche peut s'appliquer
au recouvrement des coûts (concernant les imputations des utilisateurs), à la
détermination du moyen le plus efficace d'offrir un service à l'interne
comparativement aux différents modes de prestation (faire ou acheter), au
soutien de l'élaboration de normes de service et à l'analyse coût-avantage
des autres solutions. (Voir la section C.5.)
- Rapports financiers - Il y a deux grands genres de rapports :
- Les rapports de gestion financière ayant trait aux coûts réels et planifiés des
extrants sont préparés par les gestionnaires de centre de responsabilité
et les cadres supérieurs pour leur permettre de contrôler les coûts par
rapport aux extrants.
- Les rapports financiers distincts sur les décaissements, les engagements en cours et
les soldes disponibles, classifiés par autorisation, sont préparés pour
les agents financiers qui ont reçu le pouvoir de payer pour leur
permettre de contrôler la trésorerie.
- Tel qu'on le constate dans le contenu de l'information ou les données des rapports, il y a
trois types de rapports traditionnels : les recettes et les décaissements,
les plans budgétaires, ainsi que les engagements en cours et les passifs
qui peuvent être préparés par ou pour les gestionnaires de centre de
responsabilité, les gestionnaires superviseurs (cadres supérieurs), les
conseillers du personnel, les agents financiers et le personnel de soutien
financier.
Autres rapports associés au contrôle budgétaire :
- Les rapports de responsabilité, qui découlent de la délégation du pouvoir de dépenser aux
gestionnaires de centre de responsabilité, la structure hiérarchique
produisant des rapports de niveau inférieur et des rapports de niveau supérieur
regroupés pour la haute direction.
- Les rapports sur les activités, au niveau des éléments des activités d'un crédit ou
d'une affectation, qui complètent les activités de planification générale
de la haute direction en incorporant la contribution des agents financiers et
les rapports sur les résultats du rendement en regard des principaux
programmes et secteurs d'activités.
- Les rapports sur les crédits et les affectations, qui représentent les données financières
relatives à la structure d'autorité et qui parviennent à n'importe quel
agent ayant reçu le pouvoir de payer pour s'assurer qu'il respecte les
sous-affectations dont il est responsable et qu'il doit fournir au Receveur
général pour produire les Comptes publics.
- Les rapports sur les articles économiques, qui présentent les données financières par
rapport aux catégories gouvernementales les plus petites de l'article standard.
- Les rapports sur les comptes centraux, qui sont demandés pour le rapprochement des comptes
centraux et institutionnels et pour les rapports gouvernementaux parmi les
autres fonctions de contrôle. À l'avenir, la transmission, au Receveur général,
de chiffres synthétisés déjà rectifiés par une institution sera le
nouveau point central de l'activité.
- La mesure du rendement, ainsi que les données opérationnelles, qui est un élément
croissant des activités d'établissement de rapports financiers,
d'analyse et de planification et qui, le plus souvent, intègre les données
financières par rapport à des données non financières.
- Les rapports sur les écarts, qui sont la forme spécialisée de rapport de contrôle budgétaire
qu'entreprend exceptionnellement le gestionnaire de centre de responsabilité
pour déterminer les écarts ayant des conséquences sur les objectifs des
programmes et qui sont le plus souvent associés aux procédures de contrôle
exercées à l'échelle du centre de responsabilité. (Voir la
section B.3.)
B.2 Classification des comptes
Description : La classification des comptes pour les dépenses, les recettes et les
changements à l'actif et au passif fournit le cadre permettant de déterminer,
de regrouper et de présenter les transactions financières, cadre qui offre la
base de la planification institutionnelle interne, de l'affectation des
ressources, du contrôle administratif, de la comptabilité et de l'évaluation,
ainsi que les exigences réglementaires des organismes centraux quant à la
tenue des dossiers et à l'établissement des rapports au Parlement. La
classification des comptes pour les dépenses se conforme aux quatre
arrangements distincts suivants : par autorisation (crédit, service voté,
affectation, sous-affectation), par but (programme, activité ou secteur
d'activités, sous-activité), par responsabilité (ministère, institution,
direction générale, division) et par article standard (ensemble complexe de
catégories objectives qui définissent la nature des biens et services acquis,
ou la source, le revenu, la cause de l'augmentation ou de la diminution des réclamations
et des obligations financières).
- La classification
des comptes au palier institutionnel est assujettie aux exigences et aux
autorisations du Conseil du Trésor et du ministère des Finances (et
indirectement de Statistique Canada), tel qu'il est établi par les
dispositions législatives de la LGFP. L'activité concerne deux dimensions
qui vont au-delà du respect des directives du Conseil du Trésor. En premier
lieu, les institutions élaborent sur le codage central aux fins de la
classification afin de faciliter leurs besoins de contrôle interne détaillé.
En second lieu, la classification institutionnelle tient compte des dossiers
de l'actif et du passif du gouvernement du Canada dans les Comptes publics.
- Le codage des
comptes est une activité associée à la classification des comptes qui intègre
les conventions de codage central en évolution dans les systèmes automatisés
existants et au développement et à l'élaboration du codage institutionnel
supplémentaire à des fins internes. Placer une dépense donnée dans la
bonne classification et le bon codage est l'activité la plus courante au
niveau transactionnel. (Voir la section B.4.)
B.3 Contrôle budgétaire
Description : Le contrôle budgétaire se rapporte à toutes les activités institutionnelles
internes visant à s'assurer que les dépenses, pendant un exercice financier
donné, ne dépassent pas les dispositions relatives aux dépenses maximales établies
par le Parlement dans les lois de crédits ou établies par toute autorisation
subordonnée connexe, y compris les mandats spéciaux du gouverneur général
lorsque le Parlement ne siège pas. Les lois de crédits précisent la dépense
permissible maximale pour les catégories de dépenses séparées connues sous
le nom de « services votés » ou « crédits parlementaires »
qui, à leur tour, sont subdivisés, avec l'autorisation du Conseil du Trésor,
en catégories de dépenses plus étroites qu'on appelle « affectation » et
qui, à leur tour, peuvent être divisées en sous-affectations avec
l'autorisation du sous-ministre d'une institution. De plus, lorsque le
Parlement ne siège pas, il est possible d'étendre les limites des crédits
par des mandats spéciaux. Le contrôle budgétaire englobe les procédures et
les activités visant à s'assurer que toutes les dépenses se conforment à
ces montants permissibles maximums et que le solde disponible soit transparent
pour tous les gestionnaires responsables.
- (Trésorerie) Contrôle des crédits et des affectations - Pour contrôler les dépenses de trésorerie par rapport aux affectations et aux sous-affectations, les dossiers doivent être
tenus pour chaque affectation ou chacun de ses éléments. Le solde
d'ouverture de chaque affectation est consigné et, avant la transmission
des réquisitions de chèques ou l'inscription des entrées de journal, les
soldes sont réduits du montant de la réquisition pour s'assurer de pouvoir
déterminer les montants de la trésorerie qui restent. Selon le degré de
centralisation, ces procédures nécessiteront de multiples niveaux de
regroupement, puis le rapprochement des différents relevés. Une activité
connexe associée au contrôle de la trésorerie est la prévision de trésorerie
pour s'assurer de la suffisance des ressources afin de répondre aux besoins
réels et permettre des rajustements ou, dans le cas d'une insuffisance de
fonds, la présentation d'un budget des dépenses supplémentaire pour
couvrir les pénuries de façon compatible avec l'activité du programme
approuvé.
- Le contrôle des engagements est un mécanisme comptable officiel associé au contrôle et à
la prévision de trésorerie qui nécessite la consignation séparée des
obligations d'effectuer les futurs paiements au moment où ils sont prévus
plutôt qu'au moment où la réquisition du paiement est faite afin de
s'assurer de ne pas prendre d'engagements qu'on ne pourrait respecter
à même les fonds prévus pour l'année.
- Le contrôle sur la base d'un centre de responsabilité englobe toutes les procédures visant
à s'assurer que ceux qui prennent des mesures qui entraîneront des dépenses
disposent des moyens adéquats de contrôler leurs activités par rapport
aux plans et à veiller à ce que les gestionnaires de centre de
responsabilité aient également un degré de responsabilité suffisant pour
permettre aux agents financiers centraux de vérifier s'ils respectent
leur budget.
- Le rapport sur les écarts est la forme spécialisée de contrôle budgétaire provisoire présentant les résultats en regard des plans approuvés pour expliquer les écarts et
les mesures correctives soulignées au besoin. Cela permet au gestionnaire
d'informer la haute direction des situations changeantes qui peuvent avoir
une incidence sur les objectifs des programmes. (Voir la section B.1.)
- Les rajustements budgétaires intègrent la souplesse des gestionnaires de centre de
responsabilité à réaffecter les ressources entre les activités d'une
sous-affectation ou en regard des articles de rapport et à maintenir une
reddition de comptes stricte des ressources totales affectées.
B.4 Développement des systèmes d'information financière et de contrôle
Description : En vertu de la Loi sur la gestion des finances publiques, les ministères
ont la responsabilité d'établir et de tenir à jour des systèmes adéquats
pour la comptabilisation, le contrôle et les rapports en ce qui a trait aux
ressources financières, humaines et matérielles. Ces systèmes comprennent le
système de comptabilité principal du ministère ainsi que les systèmes reliés
à l'autorisation et à la consignation des dépenses, à la perception et à
la consignation des recettes, à la comptabilité de la garde et de
l'utilisation des biens matériels, et à la collecte, à la consignation et
à la présentation de l'information financière et non financière connexe
utilisée pour évaluer l'efficacité des projets et des programmes ministériels.
Les systèmes financiers comprennent les systèmes administratifs financiers
(comptabilité) et les systèmes financiers associés aux programmes (tout système
utilisé par un gestionnaire de centre de responsabilité pour s'acquitter de
ses responsabilités financières déléguées). Un système d'information
financière peut être entièrement sur papier ou en format électronique.
- Interface des systèmes institutionnels et du Receveur général - Cette interface vise à créer des systèmes intégrés et entièrement compatibles fondés sur une division claire de la fonction.
- Procédures de codage technique imposées par l'automatisation - On établit des
conventions de codage compatibles dans un environnement de systèmes automatisés
intégrés aux exigences des organismes centraux. Les agents financiers des
ministères établissent des conventions de codage internes portant sur des
comptes facultatifs comme l'élément de coût, le compte de coût de
revient, l'opération, le projet, le processus, l'élément, la tâche, le
poste, le comité, la région géographique, le groupe de consommateurs ou de
produits, la personne ou tout autre critère particulier qui peut s'avérer
utile.
- Contrôles dans les systèmes financiers - Il est nécessaire d'avoir des contrôles pour
s'assurer que les transactions sont imputables au centre de responsabilité,
à l'institution gouvernementale ou au bureau comptable approprié. Dans un
environnement de systèmes automatisés, les contrôles font partie intégrante
d'un système pour s'assurer que toutes les transactions sont introduites
et traitées avec exactitude et que le système accepte seulement
l'information correctement autorisée.
- Développement des systèmes financiers (automatisés) - Cette activité fait partie du développement des systèmes automatisés qui appuient l'administration financière et la
fonction comptable étroitement intégrées et coordonnées avec les systèmes
comptables centraux parallèles, les principes comptables et les procédures
de contrôle établis par les pouvoirs législatifs et réglementaires et par
les organismes centraux.
B.5 Comptabilisation et contrôle des dèpenses
Description : Un système comptable est un mécanisme pour classifier et stocker les données
financières selon certains principes. Tous les systèmes comptables comportent
trois activités : préparer et classer les documents sources pour exécuter,
déterminer et justifier les transactions; consigner les transactions dans les
livres ou autres dossiers d'écriture originaire pour fournir un dossier
semi-permanent à plus long terme aux fins de traitement dans l'avenir;
inscrire les transactions dans les grands livres, où les transactions de même
nature sont accumulées et disponibles facilement pour les rapports ou les
analyses. La plupart des journaux de transactions et des grands livres sont
tenus sous forme automatisée. Les critères des structures des grands livres
sont déterminés par la classification des comptes et quatre méthodes
comptables parallèles connues communément comme la comptabilité de caisse, la
comptabilité d'engagements budgétaires, la comptabilité d'exercice et la
comptabilité fondée sur les coûts. Ces activités comptables de base forment
le centre de l'élément final transactionnel ou administratif financier de la
sous-fonction de gestion financière. Les contrôles s'effectuent par les
conventions et les divisions habituelles de la structure de l'autorisation
pour assurer l'exactitude et la probité de l'administration financière.
- Délégation des pouvoirs financiers - La responsabilité du contrôle et de la dépense des
fonds publics est confiée aux ministres et aux sous-ministres par le
Parlement dans le cadre des lois de crédits et de la Loi sur la gestion
des finances publiques. Il lui faut autoriser des cadres responsables à
exercer ces responsabilités en son nom. Des conventions comptables exigent
une séparation complète entre l'autorisation d'une dépense, affectée
aux gestionnaires de centre de responsabilité, et l'autorisation du
paiement (émission de chèques), confiée aux agents financiers.
L'autorisation de dépenser est subdivisée en trois sous-autorisations :
le pouvoir d'engager les dépenses, l'autorisation d'engagement et le
pouvoir de confirmer le rendement et le prix. Des tâches supplémentaires
s'associent à cette activité : accorder et communiquer les pouvoirs,
déterminer les titulaires des postes auxquels est délégué le pouvoir de
signer, soumettre les signatures spécimens et la documentation sur la délégation
au Receveur général et examiner périodiquement tous les pouvoirs
financiers.
- Processus de vérification des comptes et des demandes de paiement - Le paiement des comptes
s'effectue conformément aux procédures de contrôle établies en vertu de
la Loi sur la gestion des finances publiques et du Règlement sur le
contrôle des comptes et la demande de paiement de 1997. La probité est assurée
par quatre activités d'acquisition de base : la confirmation du rendement
du contrat, la vérification des comptes, la demande de chèque et la
signature de la demande de chèque.
- La série d'activités de base nécessaire pour compléter la vérification initiale des comptes
comprend l'accumulation de tous les documents relatifs à la réception
des produits ou services. Cette phase est suivie par une série de vérifications.
Le processus de vérification initial est ensuite vérifié par un agent
financier distinct qui atteste que le paiement est effectué aux fins des crédits
votés par le Parlement et par toute autre autorité pertinente. Après
qu'un compte est vérifié pour son paiement, le ministère peut demander
le paiement au Receveur général.
- D'autres activités ou éléments associés à la comptabilisation et au contrôle des dépenses
comprennent l'administration financière spécialisée de la liste de
paye, les aspects financiers des contrats et de l'impartition, les
subventions et les contributions (paiements de transfert), la
comptabilisation des inventaires, le contrôle des chèques, les frais
d'intérêt et les pénalités, l'activité bancaire institutionnelle, y
compris les comptes d'avance fixe (à l'extérieur du fonds du Trésor),
les avances de trésorerie à justifier, y compris les allocations de voyage
permanentes et la petite caisse (une autre forme de compte d'avance fixe),
les cartes de crédit professionnelles, les frais d'intérêt et les pénalités
pour retard, les paiements sans contrepartie et, à titre gracieux, les
transferts de produits et services entre les crédits budgétaires, les
dettes et les paiements de la Couronne cédés, et la comptabilisation des
sommes à verser à la fin de l'exercice financier. (Il faut appliquer
prudemment les modalités des sections C.5, C.6 et C.10 de l'Autorisation
nº 99/004.)
B.6 Comptabilisation et contrôle des recettes
Description : La comptabilisation et le contrôle des recettes comptent les mêmes éléments
que la comptabilisation et le contrôle des dépenses. Un système comptable
classe et stocke les données financières et comporte trois activités
principales : préparer et classer les documents sources pour exécuter, déterminer
et justifier les transactions; consigner les transactions dans les livres ou
autres dossiers d'écriture originaire pour fournir un dossier à plus long
terme; et inscrire les transactions dans les grands livres pour les rapports ou
les analyses. La plupart des journaux de transactions et des grands livres sont
tenus sous forme automatisée. Les critères des structures des grands livres
sont déterminés par la classification des comptes et quatre méthodes
comptables connues communément comme la comptabilité de caisse, la comptabilité
d'engagements budgétaires, la comptabilité d'exercice et la comptabilité
fondée sur les coûts. Les contrôles assurent l'exactitude et la probité de
l'administration financière. La comptabilisation et le contrôle des recettes
sont les activités qui appliquent ces principes comptables aux recettes et aux
comptes débiteurs en ce qui concerne les diverses classifications des recettes,
aux fonds publics et non publics, aux recettes budgétaires et non budgétaires
et aux recettes fiscales et non fiscales.
- Le contrôle interne des recettes et des comptes débiteurs exige : la délivrance de réclamations
des comptes débiteurs chaque fois que les fonds ne sont pas perçus avant
la fourniture des produits et services, la corroboration que les montants réclamés
sont corrects, des mesures pour percevoir toutes les réclamations, des mécanismes
pour s'assurer que les réclamations ne disparaissent pas des dossiers
ministériels tant qu'elles ne sont pas payées ni supprimées par des
procédures de suppression pour les comptes irrécouvrables, le dépôt de
tous les fonds dans le fonds du Trésor, les mécanismes comme
l'utilisation des comptes auxiliaires et de contrôle pour prévenir ou
indiquer les cas d'erreur, de fraude et d'omission, et des rapports périodiques
pour récapituler les recettes et les comptes débiteurs.
- Les règlements interinstitutionnels et intra-institutionnels et les transferts de coûts
entre les programmes ou les services votés peuvent se faire par des pièces
de journal ou le système de règlement interinstitutionnel. Cette activité
constitue une forme spécialisée de réclamation des recettes.
- La réclamation des recettes a trait aux formes de règlement, à l'acceptation des cartes de
crédit pour le paiement des droits, à l'octroi du crédit, à la
facturation, à la réglementation des crédits et des rajustements
comptables et aux procédures pour relier les dossiers financiers et opérationnels
associés à la prestation des activités à honoraires.
- La séparation des tâches - La responsabilité du contrôle et de la perception des fonds publics est confiée aux ministres et aux sous-ministres par le Parlement dans le
cadre du livre blanc du ministère des Finances et de la Loi sur la
gestion des finances publiques. Les sous-ministres autorisent les
cadres à exercer des responsabilités de contrôle pour leur compte et
exigent une séparation des tâches à l'égard d'une transaction donnée.
Dans le cas des recettes, la principale séparation des tâches distingue
trois activités ayant trait au traitement des fonds, à la mise à jour des
comptes débiteurs (contrôle des formulaires numérotés en série, des
entrées dans les grands livres auxiliaires et généraux, de la préparation
des balances de vérification, des relevés mensuels, du suivi sur les
comptes en souffrance) et à l'octroi du crédit (traitement des
commandes, préparation du bon d'expédition ou de travail, autorisation
du crédit, dossiers de l'expédition ou du travail exécuté et
facturation).
- Rapprochement - Aux paliers central, divisionnaire et local, les ventes ou les recettes des
honoraires sont totalisées et rapprochées par rapport aux ventes au comptant
ou aux comptes de ventes, les comptes débiteurs par rapport aux comptes de
ventes et aux recettes, et les ventes déclarées par rapport aux changements
à l'inventaire et au niveau de production ou d'activité. Les résultats
obtenus sont comparés aux modèle établis.
- Administration de la structuration des prix (frais externes) pour le service au public - En
vertu de la Loi sur la gestion des finances publiques, les frais aux
usagers sont fixés par arrêté en conseil selon la recommandation du Conseil
du Trésor ou selon une délégation par les ministres, lorsque la législation
ou le Conseil du Trésor l'autorise. Les frais aux usagers concernent deux séries
d'activités : l'établissement des politiques et la comptabilisation
administrative de ces frais. (L'aspect de l'examen des politiques de frais
aux usagers est traité séparément comme élément de la gestion de
programmes. (Voir la section C.5.)
- Comptes débiteurs - Les factures pour des produits ou services fournis et tous les autres
montants dus sont consignés dans les comptes d'un ministère. Les comptes
sont tenus à deux niveaux : au centre de perception des factures, comme
comptes de contrôle auxiliaires, et dans les systèmes comptables principaux,
comme comptes de contrôle des grands livres généraux.
- La perception des comptes débiteurs et des comptes échus représente les activités visant
à assurer le paiement des créances, notamment la facturation, les relevés
mensuels et les mesures supplémentaires.
- Les réclamations découlant du détournement de fonds par les fonctionnaires représentent une réclamation spéciale au nom de la Couronne.
- La réception et le dépôt des fonds publics sont régis par les procédures suivantes :
- la tenue d'un registre de la perception et de la réception de tous les fonds publics;
- la création et le maintien de systèmes pour assurer la sécurité physique des fonds
publics; et
- le transfert de tous les fonds publics au Receveur général.
- La radiation des dettes est une procédure par laquelle les mauvaises créances sont radiées ou
d'autres biens sont remis.
- Les procédures de fin d'année se rapportent aux pratiques qui assurent que les fonds reçus
sont imputés au bon exercice financier.
B.7 Comptabilisation de l'actif et du passif
Description : L'actif (comme les prêts, les avances, la monnaie étrangère, l'encaisse
ou les fonds en transit, et presque tout compte débiteur) est constitué de
l'immobilier et des créances à l'égard de débiteurs que le gouvernement
peut appliquer pour s'acquitter de ses obligations (obligations financières
dont il faut s'acquitter plus tard). La comptabilité d'exercice fait partie
de la comptabilisation de l'actif.
- La comptabilisation de l'actif est la procédure de gestion financière permettant de suivre les
valeurs de l'actif, et non le suivi de l'inventaire des biens physiques.
- Évaluation de l'actif comptabilisé - Les agents financiers supérieurs des ministères
font une évaluation de fin d'année préliminaire de la possibilité de
recouvrement et de la valeur des prêts et des avances qu'ils administrent.
Après examen par le bureau du Contrôleur général (Secrétariat du Conseil
du Trésor), ils établissent le rajustement dans les Comptes du Canada et
donc dans les Comptes publics.
B.8 Comptabilisation des fonds et des comptes spéciaux
Description : La comptabilisation des fonds et des comptes spéciaux ressemble à la
comptabilisation générale associée aux dépenses et aux recettes. Les comptes
à des fins spéciales séparées sont très variés et seulement quelques-uns nécessitent
un compte de dépôt séparé du Trésor. Les comptes et les fonds de dépôt
sont détenus dans le Trésor. Le compte de la petite caisse courante tenu pour
le règlement rapide de certains types de dépenses représente un fonds spécial
séparé. D'autres comptes séparés connexes peuvent comprendre les fonds de
caisse accordés pour les comptes bancaires institutionnels, les avances de
voyage ou les avances permanentes en général.
- Les prêts et les avances constituent une catégorie spéciale de comptes débiteurs et ils
sont assujettis aux mêmes procédures de comptabilisation, de contrôle et
de dossiers que les comptes débiteurs. Ils font l'objet d'exigences
supplémentaires associées aux autorisations législatives en vertu
desquelles les prêts et les avances sont consentis.
- Les comptes de dépôt comprennent des dépôts de garantie, des paiements d'avance pour des
services et des contributions au coût des coentreprises et des projets à frais partagés.
- On trouve, parmi les autres comptes spéciaux, les cadeaux, les legs et les dons ou les recettes
réservées par la loi à une fin particulière, qui sont indépendants du
processus de préparation du budget des dépenses.
- Les comptes en fiducie comprennent divers comptes à des fins spéciales qui peuvent découler de
la loi, d'un traité de fiducie ou d'un contrat; certains concernent des
responsabilités fiduciaires à long terme découlant de l'activité
institutionnelle autorisée (qui peut également avoir une incidence sur les
droits fondamentaux des citoyens), d'autres concernent des arrangements à
court terme ou transitoires, mais découlant toujours d'une activité
autorisée, et les autres découlent d'arrangements administratifs à
court terme relatifs aux questions du personnel ou aux activités
contractuelles avec des parties de l'extérieur. De nombreux comptes en
fiducie correspondent à des comptes de recettes en fiducie distincts régis
par le Règlement sur les comptes en fiducie de revenu; ils sont établis
pour traiter des fonds non publics qui n'appartiennent pas à la Couronne
et ils sont déposés dans un compte distinct demandé par le Receveur général.
(Il faut appliquer prudemment les modalités de la section C.4 de
l'Autorisation nº 99/004.)
B.9 Fonds renouvelables
Description :
Les fonds renouvelables fonctionnent en vertu d'une autorisation continue ou
permanente du Parlement de puiser dans le Trésor les fonds de roulement, les
immobilisations et le financement temporaire des déficits de fonctionnement
accumulés d'une activité ou d'un programme financé par les usagers.
C. Gestion des programmes
Voici la dernière des trois sous-fonctions de la fonction de « contrôleur ». La gestion des
programmes est l'approche intégrée à la planification des programmes et à
la gestion financière. La gestion des programmes est reliée à la budgétisation
et aux normes connexes de reddition de comptes et de contrôle. Elle fonctionne
selon le système de gestion des dépenses (SGD). On distingue cinq activités
de gestion des programmes qui complètent et alimentent le SGD : les plans
et projets d'immobilisations, les accords et arrangements avec d'autres
paliers de gouvernement, les frais aux usagers externes, la gestion des risques
et la diversification des modes de prestation des services. Ces cinq activités
peuvent faire l'objet d'un examen. De plus, la
sous-fonction de gestion des programmes est complétée par l'examen
impartial, qui intègre les activités de la vérification interne, de
l'examen des programmes et de la surveillance du rendement.
C.1 Système de gestion des dépenses (budgétisation, planification des programmes et affectation des ressources)
Description : Le système de gestion des dépenses (SGD) comprend des processus de prise de décision, d'établissement de rapports et de consultation auxquels participent trois
niveaux distincts de bureaux de direction : les ministères, les organismes
centraux et le Cabinet et ses comités, ainsi que le Parlement et ses comités
permanents. Ce processus comprend l'établissement des priorités et la
planification, le processus de budgétisation (la production du budget des dépenses
principal et des crédits parlementaires) et un cycle d'établissement de
rapports et de reddition de comptes distinct, faisant tous partie d'un examen
permanent des programmes, et l'établissement de normes de rendement axées
sur les résultats.
Voici les principales activités du SGD :
- la réception et l'examen de la lettre d'appel du Conseil du Trésor pour la mise à jour
annuelle des niveaux de référence (MJANR);
- la production d'une mise à jour annuelle des niveaux de référence (autrefois le POP) déclenchant
le processus budgétaire interne et de planification du travail jusqu'au niveau des centres de responsabilité;
- la préparation du budget des dépenses original de l'institution;
- la révision de la proposition de budget des dépenses en réponse à la contribution du
Conseil du Trésor;
- la production finale de la partie II du Budget des dépenses de l'institution;
- la production du rapport sur les plans et priorités (dont le sous-ministre est responsable),
qui remplace l'ancienne partie III du Budget des dépenses;
- la préparation des présentations du Budget des dépenses supplémentaire;
- la préparation et la révision du Cadre de planification, de rapport et de responsabilisation (CPRR),
remplaçant le Cadre de planification opérationnelle;
- la préparation du plan d'activités annuel de l'institution pour le soumettre à l'examen du
Conseil du Trésor;
- la préparation du Rapport sur le rendement (automne) (complétant l'ancienne formulation de
la partie III du Budget des dépenses);
- la réponse à l'examen parlementaire des plans et priorités et des rapports sur le
rendement.
(Il faut appliquer prudemment les modalités de la section B de l'Autorisation nº 99/004.)
C.2 Plans et projets d'immobilisations
Description : La planification et la gestion des projets d'immobilisations sont conçues en
vue de satisfaire aux exigences de gestion des dépenses pour l'examen
permanent et pour les changements apportés aux programmes et aux plans. Un
projet d'immobilisations peut acquérir ou améliorer une immobilisation par
la construction, l'achat, la location-achat ou la location. Aux fins de
l'Autorisation nº 99/004, les plans et les projets
d'immobilisations importants se définissent comme tout plan ou projet
d'immobilisations dont le budget atteint ou dépasse dix millions de dollars. (Il
faut appliquer prudemment les modalités de la section C.5 de l'Autorisation nº 99/004.)
C.3 Accords et arrangements avec d'autres paliers de gouvernement
Description : Les fonctions opérationnelles et administratives communes peuvent être affectées
par des accords avec d'autres paliers de gouvernement. Ces accords peuvent
concerner de futurs engagements de fonds ou la réception de paiements, les deux
étant assujettis aux procédures de la comptabilisation et de contrôle des dépenses
et des recettes, de budgétisation et de contrôle budgétaire. Les institutions
qui jouent un rôle de formation dans l'élaboration, la création ou
l'interprétation d'accords exécutent des activités opérationnelles en
tant que bureaux de premier intérêt. Les activités purement financières de
comptabilisation et de contrôle des dépenses ou de recettes, de budgétisation
et de contrôle budgétaire, qui découlent d'un accord avec un autre palier
de gouvernement sont d'ordinaire de nature administrative. (Il faut
appliquer prudemment les modalités de la section C.9 de l'Autorisation nº 99/004.)
C.4 Gestion des risques
Description : La gestion des risques fait partie du processus de planification et elle analyse
les menaces éventuelles (et inversement les possibilités) pour un organisme,
son personnel et son matériel. L'analyse de la gestion des risques décrit
différents scénarios pour permettre de comparer et de choisir parmi les
options.
C.5 Frais d'utilisation externe
Description : L'imposition de frais aux usagers est une forme spécialisée d'une
prestation de rechange des services. Les frais aux usagers supposent le
recouvrement d'une partie du coût de la prestation des biens et services. En
évaluant les frais, la politique du Conseil du Trésor exige une évaluation préliminaire
de l'impact, la consultation avec les utilisateurs et le personnel, une
analyse détaillée intégrant une stratégie d'établissement des prix et un
processus officiel pour établir des autorisations dans le cadre des procédures
d'examen de la réglementation. (Il faut appliquer prudemment les modalités
des sections B et C.8 de l'Autorisation nº 99/004.)
C.6 Diversification des modes de prestation des services
Description : La diversification des modes de prestation des services consiste en un examen
officiel axé sur la clientèle des moyens d'offrir les programmes, les
activités et les services pour réaliser les objectifs gouvernementaux. Le
concept comprend une vaste gamme d'instruments et d'arrangements utilisés
directement par le gouvernement ou en coopération avec d'autres secteurs, à
savoir la réévaluation, des frais aux usagers ou le recours à ceux-ci, les
options réglementaires, les dépenses fiscales, le statut d'organisme de
service spécial associé à une institution, les établissements publics ou
sociétés mandataires, les offices, les commissions et les tribunaux, les
dispositions de partenariat avec d'autres paliers de gouvernement ou des entités
du secteur privé, l'impartition (limitée), les contrats de services (pour
l'ensemble d'une activité), le transfert des responsabilités à un autre
palier de gouvernement ou à une société d'État, les indemnités pour les départs
volontaires d'employés et la privatisation.
La diversification des modes de prestation des services est une forme spécialisée de planification
des programmes qui intègre les activités suivantes : l'examen des programmes
candidats à la diversification des modes de prestation des services,
l'obtention de l'orientation du Conseil du Trésor ou du Cabinet pour
poursuivre l'option, l'étude de faisabilité initiale par rapport à une
activité ou à un programme particulier, l'analyse des options et le choix de
l'option préférée, la formulation d'une proposition au Conseil du Trésor
pour mettre en œuvre cette option, la mise en œuvre de la décision compatible
avec l'orientation du Conseil du Trésor et la conduite des vérifications et
des examens des résultats. (Il faut appliquer prudemment les modalités des
sections C.8 et C.9 de l'Autorisation nº 99/004.)
C.7 Examen
Le terme « examen » désigne la vérification interne, l'évaluation des programmes et la
surveillance du rendement. L'examen est fait par des agents impartiaux des
centres de responsabilité et des gestionnaires des opérations. Les agents
d'examen relèvent directement de la haute direction. Ils effectuent des vérifications
internes et des évaluations de programmes sur l'efficacité des opérations
et sur la rentabilité. La vérification interne a élargi sa portée pour y
inclure la vérification du rendement et des programmes, alors que l'évaluation
se concentre sur les questions de processus et d'efficacité, comme le mode
différent de prestation des services. Les experts-conseils de l'extérieur
peuvent effectuer des évaluations à des fins particulières.
C.7.1 Vérification interne
Description : Le rôle de la vérification interne est d'examiner et d'évaluer
l'efficacité des contrôles financiers et opérationnels de l'organisation
: la fiabilité, l'adéquation et l'utilisation de l'information
disponible pour la prise de décision et la reddition de comptes, le risque et
la pertinence de la protection ainsi que la portée de la conformité. Le champ
d'action de la vérification s'agrandit et comprend tous les secteurs
d'activités de l'institution, au lieu de seulement évaluer l'intégrité
des contrôles financiers et de signaler les défaillances du contrôle. (Il
faut appliquer prudemment les modalités de la section C.7 de l'Autorisation nº 99/004.)
C.7.2 Évaluation des programmes
Description : L'évaluation des programmes consiste en l'analyse du rendement d'un
programme du point de vue stratégique pour permettre à la haute direction de
considérer l'orientation et l'affectation des ressources du programme dans
l'avenir, y compris sa conception, sa prestation et ses niveaux de service.
L'évaluation vise à déterminer l'adéquation et la pertinence des
objectifs, de la conception et des résultats du programme. L'évaluation
commence par les intrants et les extrants de l'organisme et peut examiner les
raisons opérationnelles de ces résultats. L'évaluation contribue aux décisions
sur l'affectation des ressources, à l'amélioration du programme ainsi
qu'à la reddition de comptes. (Il faut appliquer prudemment les modalités
de la section C.7 de l'Autorisation nº 99/004.)
C.7. 3 Surveillance du rendement
Description : La surveillance du rendement par les gestionnaires des opérations est de nature
opérationnelle et n'est pas couverte par l'Autorisation. (Il faut appliquer prudemment les modalités de la section B de l'Autorisation nº 99/004.)
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