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Arthur Lapierre, interprète, folkloriste et comédien (vers 1888-?)

Photo d'Arthur Lapierre

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Arthur Lapierre

Né vers 1888, Arthur Lapierre amorce sa carrière de comédien et de chanteur au début du siècle. Vers 1908, il s'associe à Conrad Gauthier et à Sylva Alarie (père de la grande soprano canadienne Pierrette Alarie) pour former le Cercle Lapierre; celui-ci se produit à Montréal et en banlieue jusque dans les années 1920. Il chante également avec sa femme, Béatrice Latour. Fréquemment invité comme soliste lors d'événements religieux, Arthur Lapierre chante notamment dans le Stabat Mater (Pelletier) à l'église Saint-Jacques, en avril 1917.

En janvier 1918, il tient le rôle de Léveillée dans La basoche (Messager), première et seule production de la Société nationale d'opéra comique. Les 18 et 21 novembre de la même année, il chante avec la Troupe canadienne d'opéra dans Carmen, aux côtés de Sarah Fischer, de Cédia Brault, de Victor Desautels et d'Ulysse Paquin. En janvier 1919, il interprète des extraits de Philémon et Baucis (Gounod) et de Les noces de Jeannette (Massé) à Lewiston (Maine) avec Blanche Gonthier, Honoré Vaillancourt et Armand Gauthier. Le mois suivant, il joue dans Le caïd (Thomas) avec Blanche Gonthier et Ulysse Paquin. Parallèlement, il se produit au Théâtre canadien-français avec Armand Gauthier dans Allons-y, brunette, revue musicale en cinq actes dont ils sont les auteurs. Puis il chante, en mars, dans Bonsoir voisin (Poise) à la salle Lafontaine avec Léonide Létourneux et, en avril, dans Les dragons de Villars (Maillard) au Monument-National avec Fabiola Poirier et Jeanne Maubourg. Il présentera d'ailleurs des extraits de cette opérette le mois suivant à Lewiston (Maine) avec Fabiola Poirier.

À compter de cette époque, Arthur Lapierre fait également partie du Quatuor Octave-Pelletier avec Rodrigue Gauthier, Jean-Marie Magnan et Joseph-Henri Thibodeau; ces quatre chanteurs forment, en 1920, le Quatuor canadien, auquel viennent se joindre alternativement Arthur Gagné et Émile Lamarre (qui deviendra membre du Quatuor Alouette). Le 22 mars 1921, le ténor se produit avec Fabiola Poirier et Armand Gauthier dans Le chemin de croix d'Alexandre Georges, avec le chœur de 125 voix de l'Association des chanteurs de Montréal et de la chorale Saint-Euzèbe et un orchestre de 30 musiciens dirigé par Jean Goulet. Le mois suivant, il tient le rôle de Pierre LeRoux dans Rose et Cola (De Monsigny) au Monument-National.

À partir de 1918, Arthur Lapierre mène une carrière en solo sur disques; il enregistre d'abord deux chansons pour la maison de disques Columbia de New York, puis une dizaine de ballades romantiques pour la compagnie Starr de Montréal et deux airs folkloriques pour His Master's Voice, à Montréal, avec Conrad Gauthier. Arthur Lapierre participe, au cours des années 1920, à quelques représentations des Veillées du bon vieux temps de Conrad Gauthier et de la Société canadienne d'opérette d'Honoré Vaillancourt. Il semble que le chanteur se soit installé pendant quelques années à Falls River, au Massachusetts, où il a été maître de chapelle. Revenu au Québec en 1927, Arthur Lapierre enregistre des ritournelles pour enfants chez Mignon (filiale de Starr) et quelques-unes de ses compositions (« La chanson du R-100 » et « C'est l'R-100 ») chez Starr. Il enseignait encore le chant à son studio du 6330, rue Delorimier, à Montréal, en décembre 1947.

Arthur Lapierre a composé plusieurs œuvres, dont la Messe à trois voix égales pour les défunts.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur les enregistrements d'Arthur Lapierre, veuillez consulter la base de données du Gramophone virtuel.

Robert Thérien, chercheur en musique, Montréal


Référence

Thérien, Robert.  -- Notes de recherche inédites