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Le Gramophone virtuel
Enregistrements Historiques Canadiens

Historique

La série des disques 78 tours de sept pouces de Berliner

Les premiers disques de Berliner
Les disques noirs
Les disques bruns
Les derniers disques 78 tours de sept pouces

Il est difficile, voire impossible d'établir une chronologie précise de l'évolution des premiers disques de Berliner. Bien que nous connaissions les dates d'enregistrement de la plupart des interprétations, rarement n'est indiquée la date de pressage ou de sortie. Des années pouvaient s'écouler entre la session d'enregistrement, la date de lancement et celle de la publicité du disque dans un journal. Pour compliquer davantage la situation, les numéros de tirage ont été réutilisés pour des interprétations similaires (p. ex., une même chanson enregistrée par un interprète différent ou par le même interprète, mais lors d'une autre occasion) et pour des interprétations tout à fait différentes (p. ex., l'enregistrement en anglais et en français de chansons différentes). On a utilisé simultanément divers types d'étiquettes et matériels d'enregistrement et il semble que l'on ait réédité certains disques sans modifier le numéro de tirage. Les documents provenant des registres de la compagnie qui auraient permis d'élucider la question ont été perdus lors du déménagement de RCA Victor of Canada de Montréal à Toronto en 1972; les documents d'archives ont malheureusement été détruits à cette occasion. Malgré tout, il est possible d'établir quelques tendances générales.

Les premiers disques de Berliner

Les premiers disques qu'a mis sur le marché Berliner étaient destinés à un gramophone commercialisé en Allemagne en 1889 en tant que jouet. Ces disques étaient en caoutchouc rigide de couleur noire et n'avaient que cinq pouces de diamètre. Bon nombre de ces disques visaient le marché pour enfants et reproduisaient les voix des « animaux de la ferme » (Grammophon 45 d'E. Berliner) et reprenaient des comptines telles que « Jack and Jill » (Grammophon 29 d'E. Berliner). Emile Berliner a même utilisé sa propre voix sur certaines de ces sélections. Bibliothèque et Archives Canada possède quelques-uns de ces disques dans sa collection.

Les disques noirs

Emile Berliner a commencé à graver des disques à Montréal le 2 janvier 1900. Les premiers disques de sept pouces de la série 78 tours canadiens de Berliner étaient noirs ou gris foncé. Enregistrés sur un seul côté, ils étaient dépourvus d'une étiquette en papier. Le dos était vierge, sans ornement. Le nom « E. Berliner's Gramophone » était imprimé au-dessus du trou central, tout comme les renseignements relatifs au brevet américain ou européen. Le titre de la pièce enregistrée, le nom de l'interprète, la date d'enregistrement ainsi que d'autres renseignements d'usage étaient inscrits à la main, plus bas. Sur la plupart des enregistrements faits à partir de disques originaux anglais apparaissait la marque du producteur anglais (un ange) sur l'aire de l'étiquette, à gauche du trou central. Sur d'autres, la marque était gravée dans les sillons. Habituellement à droite du trou central étaient imprimés des renseignements sur le brevet canadien, qui masquaient souvent d'autres renseignements. Les disques gravés à partir d'originaux des États-Unis étaient à peu près similaires, sauf qu'ils comportaient un numéro de tirage américain imprimé au bas de l'aire de l'étiquette et que ce numéro était raturé. Quelques-uns de ces disques portaient la marque de His Master's Voice (HMV) (le chien Nipper devant un gramophone) gravée dans les sillons.

Au cours de la période de transition entre les disques noirs sans étiquette et les disques bruns avec étiquette, il semble que certains disques noirs étaient munis d'une étiquette. Celle-ci était noire et le lettrage et les enjolivements, dorés. Au-dessus du trou central était imprimé « Improved Berliner Gram-O-phone Record » de façon fluide avec des lignes foliacées servant à séparer les mots. À gauche, on pouvait lire la mention « Made by E. Berliner » et, à droite, « Montreal, Canada ». Directement sous le trou étaient indiqués, dans l'ordre, la date du brevet canadien, le titre de la pièce enregistrée et le nom de l'interprète. Au bas de l'étiquette paraissait le numéro de tirage utilisé au Canada. Pour certains de ces enregistrements, une vignette donnant les paroles de la chanson était collée au dos du disque, alors que, pour d'autres, un motif de cercles concentriques y était gravé. On a cessé de graver des disques noirs vers 1903, mis à part une exception.

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