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Les réfugiés pour convictions religieuses
par Matthew Wangler, conseiller en recherche
En 1870, trois ans après la Confédération, le gouvernement canadien acquiert officiellement de la Compagnie de la Baie d'Hudson l'immense territoire connu sous le nom de Terre de Rupert. Impatient d'exploiter de nouvelles ressources et d'ouvrir de nouveaux marchés, et craignant une expansion américaine vers le nord, le gouvernement cherche à intégrer à la nation les vastes étendues de l'Ouest canadien, grâce à la construction d'un chemin de fer transcontinental, et à la promotion de la colonisation. Incapable d'attirer un nombre suffisant d'immigrants de Grande-Bretagne et d'autres pays « préférés », le jeune état fédéral invite d'autres groupes culturels à s'installer dans les Prairies.
Parmi ceux-ci, on compte plusieurs groupes religieux, notamment les doukhobors et les mennonites de Russie, ainsi que les mormons des États-Unis, à la recherche de bonnes terres où fonder des communautés agricoles et d'un refuge où pratiquer librement leur religion. Certains décrets gouvernementaux et l'opinion publique marquent fortement la vision qu'a chacune de ces communautés de son avenir au Canada.
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