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L'exclusion des Japonais
par Terry Watada, écrivain, professeur de littérature et historien
Jusqu'au XXe siècle, le Canada tolère plus ou moins les immigrants d'origine asiatique. Ces ouvriers « orientaux », qui acceptent de travailler, sans jamais se plaindre, dans des conditions pénibles et pour de maigres salaires, sont vite perçus comme une menace pour les travailleurs « canadiens » et pour la suprématie des classes dirigeantes. Les Japonais font partie de ceux qu'on appelle les Orientaux.
Après avoir vaincu la Chine en 1894-1895 et la Russie en 1904-1905, le Japon devient une des grandes puissances militaires du monde. En raison de son influence grandissante, le Japon noue d'étroites relations diplomatiques avec l'Angleterre et le Canada, relations que certains Euro-Canadiens n'hésitent pas à mettre en péril en essayant de restreindre, voire d'éliminer toute présence japonaise en Colombie-Britannique. Les éditoriaux de cette époque, tels ceux du Daily Province de Vancouver, reflètent cette opinion généralement répandue que la Colombie-Britannique « doit être un pays d'hommes blancs ».
Entre 1906 et 1920, l'animosité grandissante contre les Japonais installés au pays incite le gouvernement canadien à limiter et même à exclure toute forme d'immigration en provenance du Japon. Le gouvernement doit agir avec diplomatie afin de ne pas offenser la nouvelle puissance dans le Pacifique.
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