





 |
Les projets d'établissement
par Glen Wright, Bibliothèque et Archives Canada
Les plans de colonisation dans l'Empire soulèvent peu d'enthousiasme, sinon au sein d'un groupe restreint, mais influent, de fonctionnaires britanniques. Le Canada se montre, pour plusieurs raisons, un hôte réticent. Se méfiant des immigrants « assistés » et craignant que l'Angleterre n'encourage chômeurs et personnes inaptes au travail à s'installer à l'étranger, les responsables canadiens acceptent tout de même de collaborer à ces plans, surtout parce que l'Angleterre fournit les ressources financières et logistiques.
En outre, le Canada ne jouit pas d'une situation économique meilleure que celle de la Grande-Bretagne et, malgré tous les efforts déployés pour accueillir les nouveaux arrivants, plusieurs d'entre eux abandonnent l'agriculture et s'installent dans les régions urbaines, et d'autres retournent tout simplement dans leur pays. Les responsables de l'immigration canadienne découvrent également que de nombreux immigrants britanniques ne séjournent que brièvement au Canada puis se dirigent vers les États-Unis; ce problème mine depuis longtemps les efforts de peuplement du gouvernement canadien.
La Grande-Bretagne abandonne ses programmes de colonisation au début de la Crise, vers 1929-1930. Elle tente de ranimer ce mouvement à la fin des années 1930 et ultérieurement, mais le Canada fait la sourde oreille. Ces projets, si importants dans les années 1920, constituent la première et dernière grande tentative du gouvernement britannique de diriger les émigrants vers d'autres pays, notamment le Canada. Même sans intervention gouvernementale directe, le Canada a toujours attiré les immigrants britanniques et continue de le faire; cependant, les efforts déployés par les responsables pour peupler le Canada visent davantage à intéresser des personnes de diverses origines. Cette tendance se poursuit après les années 1920.
|