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« Amélioration apportée à l'appareil-photo ». Brevet no 61, déposé par W.A. Leggo en 1869

 

Brevet no 61. Date de dépôt : 1869.

« Amélioration apportée à l'appareil-photo », W. A. Leggo.

Breveté en août 1869, l'appareil-photo de William Leggo offre une nouveauté : l'objectif mobile, qu'on peut déplacer à l'horizontale ou à la verticale. On peut ainsi photographier des objets très longs ou au format inusité sans avoir à orienter l'appareil, lequel, selon Leggo, produit une image « d'apparence forcée, non naturelle ». En conservant l'appareil traditionnel et en changeant seulement l'objectif, l'inventeur note que « toutes les lignes perpendiculaires le demeurent ». [traduction]

Leggo est très occupé, l'année durant, à mettre au point le brevet de cet appareil. Quelques mois plus tôt, en juin, il a fait breveter sa dernière invention. Conjuguant son intérêt pour la photographie à son expérience d'imprimeur et de graveur, il crée le procédé en demi-teinte qui révolutionne l'imprimerie, car il permet de reproduire des images photographiques sur une page imprimée. (Malheureusement, ce brevet est émis avant la création au Canada du bureau des brevets, et il n'apparaît donc pas dans la base de données de Fait au Canada, qui englobe les brevets déposés entre 1869 et 1894.)

Georges-Édouard Desbarats, un homme d'affaires qui s'est associé à Leggo au milieu des années 1860, encourage les inventions de son partenaire. Les deux hommes, telles deux âmes s�urs, sont enthousiasmés par les possibilités qu'offrent les nouvelles techniques d'impression et par le potentiel de la photographie. Desbarats a hérité en 1864 de l'imprimerie de son père et possède de bonnes connaissances des aspects techniques dans ce domaine. On lui reconnaît parfois avec Leggo le mérite des inventions de ce dernier.

Deux brevets révolutionnaires résultent de leur association. En 1865, Leggo fait breveter la leggotypie, un procédé qui permet d'imprimer des dessins au trait sur une page. Si le procédé produit de belles images à haut contraste, il ne convient pas aux tons de gris. À l'époque, les imprimeurs éprouvent d'importantes difficultés à reproduire les photos : une plaque d'impression encrée réalisée à partir d'une photographie laisse sur la page une image pleine de bavures. Les imprimeurs doivent donc s'évertuer à trouver une façon de reproduire correctement la photographie.

Quelques années plus tard, Leggo atteint son but en produisant une trame de similigravure. Il pose une plaque de verre quadrillée, recouverte de lignes gravées (« la trame ») sur une photographie, qu'il prend de nouveau en photo. Le quadrillage transforme la continuité des tons de l'image en milliers de petits points noirs. Sur la surface de la nouvelle image, les points les plus petits donnent l'impression d'un ton de gris plus clair, et les plus grands points correspondent aux tons plus sombres. Sur la plaque d'impression produite de la sorte, on peut encrer et imprimer convenablement cette image « simplifiée ».

La première image en similigravure à paraître dans une publication illustre le premier numéro du Canadian Illustrated News, fondé en 1869 par Desbarats. En 1873, Leggo et Desbarats suscitent un plus grand remous encore en lançant The New York Daily Graphic, le premier quotidien illustré au monde.

Cependant, Desbarats a dépassé ses possibilités financières, car il a consacré, au seul développement du leggotype, environ 250 000 dollars. Forcé de se retirer de cette entreprise, il rebâtit une affaire au Canada, mettant ainsi un terme à son association prolifique (mais onéreuse) avec Leggo. En 1879, ce dernier abandonne ses activités d'imprimeur et s'installe à Lachute, au Québec, où il continue de déposer des brevets dans divers secteurs qui l'intéressent, dont la télégraphie.

Références

Carpenter, Thomas. Inventors: Profiles in Canadian Genius, Camden East (Ont.), Camden House Publishing, 1990.

Dansereau, Bernard. « Leggo, William Augustus », Dictionnaire biographique du Canada en ligne,
www.biographi.ca/FR/ShowBio.asp?BioId=41646&query=leggo
(consulté le 10 octobre 2005).

Galarneau, Claude. « Desbarats, Georges-Édouard », Dictionnaire biographique du Canada en ligne,
www.biographi.ca/FR/ShowBio.asp?BioId=40183&query=desbarats
(consulté le 10 octobre 2005).

Phillipson, Donald J.C. « Desbarats, Georges-Édouard », Historica : L'Encyclopédie canadienne,
http://thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=F1ARTF0002240
(consulté le 10 octobre 2005)

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