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Mot de bienvenue
M. Ian E. Wilson, Ph. D., Bibliothécaire et archiviste du Canada
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Transcription
C'est un plaisir pour moi de vous accueillir ici ce matin de la part de tous les employés de Bibliothèque et Archives Canada. Ça me fait grand plaisir. Bienvenue.
Je ne vais pas poser la question de savoir si la loi de Murphy était bien une loi irlandaise, mais nous en avons un exemple ce matin. On me dit qu'il y a un vieux proverbe irlandais, je suppose qu'il y a un proverbe irlandais pour toutes les occasions, mais il y en a un qui dit : « N'oubliez jamais ce qu'il y a lieu de se rappeler ou ce qu'il vaut mieux oublier. »
Je pense que nous pouvons nous entendre, les Irlandais et nous-mêmes, sur la dernière partie de cet énoncé. Il y a des choses qu'il vaut mieux oublier. Les archives canadiennes et irlandaises ont rassemblé les souvenirs de nos peuples et de nos nations. Les souvenirs que nous voulons recueillir doivent refléter la complexité et la nature multiculturelle de nos sociétés et ce doit être véridique, ce doit être direct et honnête, le fond des archives ne peut pas être sélectif. Il faut préserver notre patrimoine, parfois difficile, mais de manière honnête ce dont nous devons tirer des enseignements.
Il est aussi évident que les archives sont de plus en plus internationales qu'il s'agisse de sociétés multiculturelles en Amérique du Nord, mais aussi pour de nombreux autres pays dans le monde. Le patrimoine archival de l'Irlande fait aussi partie de notre patrimoine à nous, du patrimoine de nos familles à nous et de nos collectivités et de ceux qui ont choisi de s'établir ici pour bâtir un nouveau pays.
Ceci a conduit à notre partenariat avec les archives irlandaises pour participer à l'énumération des données de recensement de 1901 et de 1911. Le segment sur ... divers comtés seront mis en ligne prochainement. Ces archives représentent bien plus que des noms et des chiffres, ils nous donnent le récit de qui nous sommes, ce qui nous a permis de passer de notre sentiment familial individuel pour avancer vers une identité collective comme peuple, comme nation, comme pays.
Le cinquième des Canadiens sont de descendance irlandaise, il est donc important pour les archives canadiennes de diffuser ce savoir et je suis heureux que ce symposium soit lancé. C'est une des façons dont nous collaborons avec les Archives nationales de l'Irlande. En mars 2006, nous avons lancé un site Web intitulé The Shamrock and the Maple Leaf qui mettait en vedette des documents irlandais de notre fond y compris des enregistrements sonores. En septembre 2006, nous avons accueilli le premier symposium sur les études irlandaises.
Cette année nous sommes allés plus loin. Nous organisons une exposition photographique en collaboration avec la Bibliothèque nationale de l'Irlande, un livre sur l'expérience des immigrants irlandais, qui montrera des images et des vidéos partout dans le monde pour rejoindre des jeunes partout où ils sont dans le monde grâce à l'Internet.
L'ampleur de ces projets permet de faire avancer les études canado-irlandaises ainsi que la recherche pour joindre un plus grand public possible. Un des principaux objectifs de ce symposium est d'ouvrir un dialogue avec les chercheurs irlando-canadiens pour explorer des secteurs de recherche et en bout de ligne pour faire communiquer cette information grâce à l'Internet, grâce à Flickr et grâce au site Web des archives irlandaises nous permettrons de façonner une communauté et de faire progresser les travaux de recherche.
Chaque année, autour du 1er juillet, jour de la fête du Canada et autour du 11 novembre, jour du Souvenir, nous voyons des résultats d'enquête et de sondage qui montrent que les jeunes canadiens savent peu de choses dans le domaine de l'histoire. 80 % ne peuvent pas nommer le Premier Ministre, 75 % ne peuvent pas donner la date de la Confédération. C'est une question intéressante. Pourquoi est-ce ainsi quand on sait que quand on regarde les ouvrages qui accompagnent les séries télévisées, les documentaires, nous avons diffusé l'émission avec CBC qui s'appelait Who Do You Think You Are, treize épisodes, qui examinait la généalogie, une réaction extraordinaire bien supérieure de ce à quoi s'attendait CBC. 1 million et demi de gens visitent notre site Web chaque mois, cela ne cesse de croître.
Les Canadiens et les jeunes canadiens sont à la recherche d'information fiable et authentique sur leur histoire, l'expérience, le vécu de leurs aïeux et de leur pays. Lorsque nous posons ces questions dans le cadre de Trivial Pursuit, je pense que l'on va dans le mauvais sens. On avait des choses à l'école qui s'appelaient « memory works », ça n'existe plus. La mémoire c'est quelque chose qui leur pend autour du cou. Si on leur demande qui est le Premier Ministre du Canada, ils sortent un appareil électronique, il y a un dictionnaire sur John A. MacDonald, la liste de tous les ouvrages écrits sur lui, les caricatures, etc.
Mais les jeunes aujourd'hui apprennent des stratégies de recherche, ils n'apprennent pas à assimiler ces faits. Ils savent comment les trouver. Ce que nous devons faire et ce que ce projet commun nous permet de faire avec les archives irlandaises, c'est justement de leur donner les documents de références, les documents sources dans lesquels ils pourront puiser. Cela permet de diffuser ce fond archival fragile au pays et dans le monde.
Un de mes prédécesseurs, Arthur Doughty qui reste l'un des rares fonctionnaires pour qui il y a une statue; à l'heure du dîner, profitez-en pour sortir, vous verrez une statue du premier archiviste du Canada. Vous lirez sur le socle, il a dit que « le fond archival est le cadeau le plus précieux d'une génération à l'autre et il illustre l'ampleur de notre civilisation. » « Les archives sont l'atout le plus précieux d'une nation », oui tout à fait. « C'est le cadeau d'une génération à une autre. » Je ne cesse de rappeler à mes collègues, il ne disait pas que c'était un cadeau d'une génération d'archivistes à une autre génération d'archivistes, mais c'était le cadeau d'une génération à une autre.
Le Web, qu'il s'agisse de textes, de manuscrits, de films, d'enregistrements sonores et d'images, grâce à l'Internet nous pouvons mettre en commun nos archives et celles de l'Irlande auprès d'une grande population. C'est donc le cadeau d'une génération à une autre. C'est à cela que l'on travaille.
C'est avec plaisir que j'écouterai le résultat des discussions des jours à venir. Merci à tous.
Symposium parrainé par :
Ancestry.ca [www.ancestry.ca] ![]()
National Archives of Ireland [www.nationalarchives.ie] 