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Recherche stratégique

FRBR et RDA : Progrès dans la description des ressources de divers formats

2. Problèmes de catalogage des « divers formats » dans le milieu du catalogage RCAA

2.1 Formats substituts

Les formats substituts soulèvent des questions sans réponses quant à la nature des ressources d'information. Les ressources qui se trouvent dans les bibliothèques ont deux aspects : le content et le support. Il est important de ne pas ignorer une telle complexité. Svenonius donne un bref résumé de l'histoire de l'organisation ou du classement de l'information, qui démontre comment ce problème a été reconnu par les grands contributeurs dans le domaine :

La distinction entre l'information et le document qui l'incarne est tellement importante dans la documentation sur l'organisation de l'information qu'elle mérite un bref historique. On prétend qu'elle a été reconnue dès 1674 par Thomas Hyde. De façon certaine, Panizzi au milieu du dix-neuvième siècle l'a reconnue implicitement dans la conception de son catalogue et dans certains passages de ses écrits. Julia Pettee en 1936 a formulé explicitement la distinction en faisant référence à un message particulier comme une unité littéraire et son incarnation dans un médium comme un livre. En 1955 S.R. Ranganathan a présenté la distinction comme la dichotomie entre la pensée exprimée et la pensée incarnée … Dans les années 1960, l'importance de la distinction a été portée à l'attention du public à la suite de l'éloquente juxtaposition de l'œuvre par rapport au livre de Seymour Lubetzky.12 [traduction libre]

Au cours de la dernière partie du 20e siècle, les bibliothèques ont commencé à ajouter un nombre de plus en plus important de ressources à leurs collections parmi lesquelles le contenu intellectuel était identique, mais dont le contenu était offert sur différents supports physiques. Les deux exemples les plus courants peut-être sont les microformes et les livres parlés. Avec la quantité croissante des formats substituts, la tension entre le contenu et le support n'était plus une question d'ordre philosophique, mais plutôt une question à laquelle étaient confrontés quotidiennement les catalogueurs.

La tension entre l'importance du support matériel et l'importance du contenu ne pouvait être résolue dans le cadre existant des règles de catalogage. Everett Allgood résume la difficulté :

La communauté anglo-américaine du catalogage est confrontée à un dilemme. Les catalogues de bibliothèque présentent de multiples occurrences de titres disponibles en différents formats sous forme de multiples occurrences en réponse à une demande de recherche d'un utilisateur, plutôt que de les regrouper sous forme d'une seule notice ou occurrence. La variété de formats et de versions des ressources que les bibliothèques ajoutent à leur collection continue de grandir, or les principes sous-jacents au niveau de la manifestation des Règles de catalogage anglo-américaines, 2e éd. (RCAA2) rendent difficile la navigation dans les catalogues pour les utilisateurs. Le problème des multiples versions (MulVer) représente un défi de taille en cette ère du catalogage automatisé.13 [traduction libre]

Les formats substituts sont également la source de difficultés parce que tous les formats substituts ne présentent pas le même problème. En prenant comme exemple les microformes et les livres parlés, il semble y avoir deux catégories de formats substituts. Dans le cas des microformes, le contenu n'est aucunement changé. Il est reproduit dans un document physique différent. Dans le cas des livres parlés, le contenu est offert dans une nouvelle expression, sous forme parlée plutôt que sous forme de texte. Ces deux exemples indiquent qu'il faut distinguer les deux catégories de « formats substituts » : i) reproductions, selon lesquelles la différence n'est que le support matériel, et ii) formats substituts, selon lesquels il y a une différence dans le support matériel, mais également une différence fondamentale dans la façon dont le contenu est exprimé.

2.1.1 Différentes approches à l'égard des reproductions en microforme

Alors que la quantité de ressources offertes sous forme de reproductions ou formats substituts demeurait faible, les questions sur la façon de décrire ces ressources et sur la façon de présenter les relations bibliographiques dans un catalogue de bibliothèque n'étaient pas des questions pressantes. Toutefois, lorsque la production de microformes de préservation s'est accrue, et que les bibliothèques ont commencé à rassembler un grand nombre de ces microformes, des discussions se sont amorcées quant à la façon de traiter ces reproductions en microforme. On a alors reconnu le contenu intellectuel partagé ainsi que la nécessité de reconnaître les différences entre les supports physiques.

Dans la deuxième édition des Anglo-American Cataloguing Rules, (AACR2) ou Règles de catalogage anglo-américaines (RCAA2), publiée en 1978, l'instruction de la règle 0.24 était claire à l'effet que la nature physique du document en main déterminait la façon d'aborder la description bibliographique.

L'utilisation de la première partie repose sur le principe fondamental que la description du support matériel d'un document doit s'appuyer en premier lieu sur le chapitre traitant de la classe de support à laquelle le document appartient. En bref, le point de départ pour décrire est le support matériel du document en main, et non l'original ou toute autre forme antérieure sous laquelle l'ouvrage a été publié.14

Par conséquent, une microforme était décrite comme une microforme, et le catalogueur était orienté vers le chapitre 11 afin d'y trouver des instructions sur la description bibliographique. Toutefois, la Bibliothèque du Congrès a publié sa propre interprétation de la règle du traitement des microformes, qui enjoignait le catalogueur à décrire l'original, et non pas la reproduction. Par conséquent, le catalogueur, dans le cas d'une microforme textuelle qui était parue d'abord sous forme de livre, était enjoint d'utiliser le chapitre 2, et d'écrire une note au sujet de la microforme. Les RCAA2 mettaient l'accent sur les différences entre les supports physiques, alors que la Bibliothèque du Congrès a décidé de mettre l'accent sur la similarité du contenu. Au sein d'un même milieu de catalogage anglo-américain, il y a eu une différence dans les approches. Chaque approche avait ses inconvénients en raison d'un aspect, le contenu ou le support, qui devait être choisi comme caractéristique prédominante qui façonnait la description; aucune approche n'offrait une solution satisfaisante.

2.1.2 Multiple Versions Forum, Airlie, en Virginie, décembre 1989

En 1989, le Council on Library Resources, avec le soutien de la Bibliothèque du Congrès, a décidé de convoquer le Multiple Versions Forum « afin d'arriver à un consensus sur les divers aspects de la construction des notices bibliographiques des documents qui sont les mêmes du point de vue du contenu, mais différents quant à leur représentation physique. »15 [traduction libre]

Le Forum, qui s'est tenu à Airlie, en Virginie, du 5 au 8 décembre 1989, a abordé le problème du point de vue de l'application pratique. « Le Forum visait à cerner et à évaluer diverses solutions applicables à l'environnement des communications basé sur les notices du format USMARC. »16 [traduction libre] Comme Lynne Howarth l'a souligné, le Forum a favorisé une approche hiérarchique en deux volets, mais qui n'a jamais mené à une solution mise en œuvre. Le niveau de la discussion a souligné les difficultés à résoudre la tension entre l'importance de la représentation physique et l'importance du contenu. Il y avait un besoin généralement reconnu de résoudre cette tension.

Un modèle hiérarchique à deux niveaux a été préconisé comme l'option préférée parmi les trois proposées dans le Multiple Versions Forum Report (1990) émanant d'une réunion qui s'est tenue à Airlie, en Virginie, en décembre 1989. Le modèle proposait une notice bibliographique indépendante pour une version d'un document au premier niveau de la hiérarchie, avec des notices partielles dépendantes représentant des versions équivalentes du document décrit dans la notice du premier niveau (notice bibliographique USMARC) incluse dans le second niveau (mention de fonds USMARC). Une description complète des versions incluse dans le second niveau ne pourrait être faite uniquement qu'en combinant les données des notices du premier niveau et du second niveau. Le rapport, bien qu'abondamment discuté au sein de la communauté du catalogage, n'a jamais été adopté. Il est demeuré un genre de cadre contrapuntique errant en arrière-plan alors que le discours sur le besoin de changements au code de catalogage se poursuivait.17 [traduction libre]

Même avec le cas explicite de la reproduction de la microforme, il n'y avait pas de solution facile. Dans l'intervalle, certaines bibliothèques s'étaient déjà écartées des normes en utilisant par exemple la description bibliographique d'une ressource imprimée pour enregistrer à la fois les fonds imprimés et les fonds sur microforme. Il s'agissait d'une solution provisoire insatisfaisante, et qui a mené à des notices ambigües contenant de l'information trompeuse au sujet du support. Mais ces bibliothèques étaient résolues à améliorer la présentation de la relation entre le contenu des différentes ressources au moment où il semblait n'y avoir aucune solution dans un proche avenir.

2.1.3 Ressources électroniques

Les années 1990 ont connu la croissance d'un nouveau type de ressources dont le contenu était offert en format électronique. Une majorité de ces nouvelles ressources électroniques ne rendait pas accessible le nouveau contenu, mais offrait le contenu dans une nouvelle manifestation.

Le début des années 1990 a connu une prolifération à grande échelle des journaux électroniques et d'autres formes de l'édition électronique. Cette prolifération a fait croître la nécessité de réexaminer la façon dont nous décrivons les ressources et la structure de nos règles descriptives. L'aspect électronique a retenu l'attention de tous parce qu'il était différent, mais il y avait également la question de la relation entre les versions imprimées et électroniques qui partageaient le même contenu intellectuel. Dans un univers de catalogage où il faut déterminer la primauté d'un aspect de la ressource afin de la décrire, quel aspect devait être choisi?18 [traduction libre]

En fait, le milieu du catalogage anglo-américain a connu une période au cours de laquelle deux approches différentes étaient préconisées, même à l'intérieur d'un ensemble de lignes directrices de catalogage, le CONSER Cataloguing Manual.

Au cours de la dernière décennie, non seulement le milieu du catalogage des publications en série devait-il faire face à la nouveauté des journaux électroniques, mais aussi au déluge des titres demandant une attention immédiate. L'option du raccourci de l'approche de la notice unique est devenue très populaire auprès de nombreuses bibliothèques comme moyen d'avoir un certain contrôle. L'option de la notice unique, telle que décrite dans CONSER Cataloging Manual, est aussi appelée l'approche du non-catalogage qui entraîne le non-catalogage de la version électronique, mais le signalement de son existence sur la notice imprimée. La description est basée sur le journal imprimé, et l'utilisateur est avisé de la disponibilité du contenu en format électronique, et est orienté vers la version électronique. L'autre option consiste à cataloguer le journal électronique, en préparant cependant une notice distincte basée sur une description de la ressource électronique, tout en indiquant la relation au journal imprimé.19 [traduction libre]

L'approche de la notice unique accentue la primauté du contenu, et accepte une perte de données bibliographiques au sujet du second support. L'approche des notices distinctes comprend les détails complets au sujet des deux manifestations, mais pourrait ne pas mettre suffisamment l'accent sur la relation du contenu entre les deux. Même s'il y a des arguments convaincants pour les deux approches, le fait que la communauté du catalogage des publications en série a dû recourir aux deux approches divergentes souligne le fait qu'aucune des deux approches n'était entièrement satisfaisante. Un utilisateur doit connaître le contenu d'une ressource et la relation d'un tel contenu avec le contenu d'autres ressources. Mais un utilisateur doit aussi savoir comment le contenu est offert. Mettre l'accent sur l'un aux dépens de l'autre ne donnera jamais un résultat satisfaisant.

Bien que l'importance du contenu soit toujours facilement reconnue, les bibliothèques savent aussi qu'il arrive que le support du contenu puisse jouer un rôle plus important dans le processus de sélection de l'utilisateur que la version du contenu. À titre d'exemple, si un étudiant a un examen sur Hamlet et qu'il doit réviser le contenu, mais qu'il doit conduire un véhicule pendant la majorité de la fin de semaine, l'étudiant voudra peut-être Hamlet sous forme de livre parlé uniquement. Il se peut que la version du contenu lu dans le livre parlé importe peu à l'étudiant. Si le véhicule est vieux et qu'il n'a qu'un lecteur de cassettes, alors l'étudiant ne voudra le contenu en format parlé que sur un support audiocassette. Par conséquent, le facteur déterminant dans le choix de la ressource appropriée peut être le type de support. Cela est particulièrement vrai pour les utilisateurs qui ne peuvent utiliser indifféremment tous les formats, soit en raison de déficiences physiques ou du manque d'équipement approprié. Ann Chapman souligne l'importance du format pour les personnes aveugles :

Pour les personnes aveugles, le format accessible spécifique est souvent crucial pour savoir si elles peuvent se servir de la ressource. Une personne qui ne lit pas du tout le braille n'a pas besoin d'en savoir plus que le fait que le document est en braille. Mais le lecteur braille doit en savoir davantage; une personne qui ne peut lire que le niveau 1 aura de la difficulté avec un texte de niveau 2 ou 3, qui comprend des caractères spéciaux pour les contractions de mots. La nécessité de distinguer les versions est encore plus cruciale avec la musique en braille ... Connaître la forme spécifique du support est aussi important lorsque de l'équipement est requis.20 [traduction libre]

Les formats substituts constituent une partie importante de la collection d'une bibliothèque. La relation entre les formats substituts n'a pas toujours été claire ni bien définie. Les utilisateurs doivent connaître à la fois le niveau de rapprochement entre les ressources et la nature exacte des différences, afin de choisir la ressource appropriée à leurs besoins. Les besoins sont connus et reconnus dans la communauté des bibliothèques, mais l'information au sujet à la fois de la similarité et de la différence n'a pas été transmise de façon égale à l'utilisateur. Souvent, la différence ou la similarité a été mise en évidence, au détriment de l'autre.

2.1.4 Formats substituts : des ressources pour les utilisateurs incapables de lire les imprimés

Les ressources pour les utilisateurs incapables de lire les imprimés sont souvent des ressources qui offrent du contenu dans un format substitut. Le contenu est offert dans un format qui est accessible à l'utilisateur et peut varier d'une version en gros caractères d'un livre imprimé à un livre parlé numérique DAISY. Par conséquent, la description de telles ressources et leur accès sont confrontés aux mêmes problèmes que tous les formats substituts. Toutefois, le problème est plus urgent et évident parce qu'une proportion importante des ressources dont le contenu intéresse un utilisateur incapable de lire les imprimés sera vraisemblablement offerte en format substitut.

Lorsque les utilisateurs veulent une ressource, ils naviguent parmi les données bibliographiques pour trouver, identifier, choisir et obtenir la ressource qui correspond à leur besoin. Morayo Ibironke Atinmo a décrit le catalogue collectif national créé pour assurer le suivi des ressources à l'intention des utilisateurs incapables de lire les imprimés qui étaient disponibles au Nigeria. Les classes de données sélectionnées pour en faire partie correspondent étroitement aux données utilisées dans la plupart des catalogues de bibliothèque ou bases de données :

Un gabarit a été conçu pour recueillir des données documentaires relatives aux documents en format substitut dans les institutions visitées partout au pays. Il contient les zones suivantes : Auteur : La personne ou la collectivité responsable du contenu intellectuel du document
Titre : Le titre du document a été copié du document en braille ou en gros caractères; pour les livres parlés, les titres ont été tirés des étiquettes de la cassette ou du catalogue de l'institution d'accueil
Sujet : Déterminé selon la cote et/ou le titre du document
Niveau de l'utilisateur : Primaire, secondaire ou tertiaire tel qu'indiqué par l'institution d'accueil ou le jugement du chercheur
Éditeur : Les renseignements relatifs à l'éditeur ont été fournis sur le document ou par l'institution d'accueil le cas échéant
Année de publication : Fournie si elle ne se trouve pas sur la publication
Édition : Fournie si elle ne se trouve pas sur la publication; pour certains volumes, déterminée en comptant le nombre de volumes par titre
Nombre de volumes : Les livres en braille comptent généralement plusieurs volumes
Langues : Indique la langue du document
Format : Le format substitut en braille, en gros caractères ou bandes magnétiques
Statut : Indique le niveau braille du document, de niveau 1, 1.5 ou 2
Durée : Indique la durée des bandes magnétiques tel qu'indiqué sur la cassette
Disponibilité : Indique si l'institution d'accueil permettra ou non que le document soit emprunté ou s'il est limité à la référence ou à la vente
Prix : Certains documents sont à vendre
Nom de l'organisation : Indique le nom de l'institution d'accueil et toute autre information nécessaire pour communiquer avec l'institution, comme l'adresse postale, l'adresse du site Web et l'adresse électronique.21 [traduction libre]

Même si tous les utilisateurs naviguent parmi les mêmes données bibliographiques, les utilisateurs incapables de lire les imprimés peuvent n'être intéressés que par un sous-ensemble particulier de fonds documentaires puisqu'ils ne peuvent utiliser que certaines ressources qui leur sont accessibles.

Sur son site Web, l'INCA pose la question : Quel pourcentage des documents imprimés est accessible en médias substituts? La réponse est moins de 5 %.22 La proportion des ressources à la disposition d'une personne incapable de lire les imprimés est considérablement moindre quelle celle à la disposition d'une personne qui n'a pas besoin d'un format substitut. Par conséquent, il devient impératif de s'assurer que les ressources en formats substituts ne soient pas enfouies et impossibles à trouver.

Il existe des moyens de décrire et de coder les ressources en formats substituts. Tout comme il y a de nombreuses frustrations.

Cataloguer des documents accessibles est une tâche difficile si la demande de catalogage est grande. La plupart des documents disponibles ont une source sous forme de livre imprimé, qui doit être décrite comme telle. Les règles de catalogage et le format MARC conviennent mal à l'affichage de certains renseignements bibliographiques importants relatifs au sujet du livre imprimé dans la notice du livre parlé.23 [traduction libre]

Westlind traite surtout du catalogage des livres parlés DAISY. Mais il touche un enjeu important : s'assurer que la relation entre le contenu du livre imprimé et celui du livre parlé soit claire pour l'utilisateur.

Dans le cadre du DAISY Cataloguing Workshop qui s'est tenu à la Celia Library for the Visually Impaired, à Helsinki, en 2007, Deines-Jones a présenté le compte rendu d'un sondage sur les pratiques en matière de catalogage.24 Le sondage n'était pas exhaustif, avec seulement 14 réponses, mais il était intéressant en raison des commentaires soumis. Lorsque l'on a demandé directement aux participants si les pratiques de catalogage actuelles étaient suffisantes pour répondre aux besoins de leur organisation, la plupart ont répondu par l'affirmative. Dans les réponses ouvertes aux questions liées au catalogage et aux normes, les commentaires visent les domaines où les règles de catalogage pourraient être améliorées :

Nécessité d'une bonne méthodologie permettant de saisir le type de média et les caractéristiques des livres DAISY de divers types - audio seulement; audio plus texte, etc.

ISBN de formats substituts - lien aux FRBR

La zone 500 du format MARC21 devient trop « chargée » dans le catalogage DAISY. Nous avons besoin d'une hiérarchie plus étendue et de sous-zones spécifiques. Le modèle FRBR est utile pour structurer l'OPAC.

Les métadonnées doivent refléter deux exigences différentes - celle de la gestion du contenu du point de vue du fournisseur de service et celle de la recherche.

Les difficultés liées au catalogage des ressources DAISY sont pour la plupart les mêmes auxquelles est confronté l'ensemble du milieu du catalogage. Les livres DAISY sont des ressources complexes qui ont besoin de descriptions qui mettent à la fois en évidence les similarités et les différences par rapport aux autres ressources. Il se peut que le contenu soit unique, mais, dans de nombreux cas, il est équivalent au contenu d'une autre ressource, comme un livre imprimé ordinaire.

Ces catalogueurs ont aussi fait connaître leur frustration quant à la collocation dans le catalogue qui rend difficile la découverte de la ressource qui correspond aux besoins de l'utilisateur. Les problèmes relevés dans le sondage portent surtout sur l'enregistrement de données suffisantes de manière à ce que la version DAISY soit facile à trouver, et le regroupement cohérent de résultats de recherche de telle sorte que les utilisateurs puissent reconnaître facilement les relations entre les ressources.

2.2 Problèmes de catalogage d'une ressource unique comportant divers types de contenus, types de médias et/ou types de supports (multimédia)

2.2.1 Toutes les ressources

La règle 0.24 des RCAA2 visait à simplifier le processus décisionnel du catalogage. Elle mettait l'accent sur la primauté de la forme physique du document en main. Si une ressource comportait diverses « formes physiques », les RCAA2 orientaient le catalogueur vers les règles 1.10. Même dans la section 1.10, les règles sont biaisées vers la description des ressources selon laquelle le catalogueur peut identifier un « composant prédominant ». Malheureusement, dans le cas d'une ressource avec un titre collectif, lorsqu'il y a diverses « formes physiques » d'égale importance, une personne aurait tendance à utiliser les indications générales du genre de document « ensemble multi-supports » ou « multimédia », lesquelles ne fournissent pas plus l'une que l'autre d'information précise, sans ambigüité au sujet de la nature de la ressource. L'hypothèse est que ces ressources sont offertes sur divers supports physiques et que les options pour fournir l'information complète dans la zone de description physique seront suffisantes. Il n'y a pas de dispositions visant les divers types de contenus à prédominance égale.

Le chapitre d'introduction du manuel couramment utilisé de Nancy Olson, Cataloging of Audiovisual Materials, résume les problèmes auxquels est confronté un catalogueur qui tente de décrire une ressource comportant plusieurs types de documents :

La première décision, et souvent la plus difficile à prendre, en matière de catalogage de documents audiovisuels est de décider ce qu'est le document … En cataloguant un document qui ne correspond pas exactement à un chapitre des RCAA2, il faut décider par voie d'élimination le chapitre à utiliser. Autrement dit, éliminer tous les chapitres qui n'ont aucun rapport au document et voir les chapitres qui restent. Dans certains cas, vous aurez de multiples chapitres et devrez décider lequel représente la principale nature du document … Lorsqu'il y a deux types de médias ou plus dans le paquet, il faudra d'abord décider si un des types est dominant …Lorsqu'aucun n'est dominant, l'ensemble peut être appelé un ensemble multi-supports.25 [traduction libre]

Même si quelqu'un parvenait à faire une description d'une ressource comportant divers types de documents, les RCAA2 ne fournissaient pas de lignes directrices claires quant à l'accès à ces documents. À titre d'exemple, la ressource musicale d'image en mouvement, comme la vidéo d'un opéra. Un groupe de travail ALA, Task Force on the Cataloging of Music Moving Image Materials, a reçu la responsabilité suivante :

Spécifiquement, le groupe de travail est chargé de réviser les règles de catalogage relatives à la vedette principale des documents d'images en mouvement dont le contenu musical est prédominant (comme des vidéos musicales, des enregistrement sonores d'interprétations orchestrales et d'opéras en direct, et incluant des multimédias interactifs musicaux et des fichiers informatiques), en déterminant les zones spécifiques des RCAA2 qui sont à l'origine des interprétations conflictuelles existantes, et en faisant des recommandations quant aux mesures que le CC:DA devrait prendre, notamment des propositions de changement des règles, etc.26 [traduction libre]

Les RCAA2 n'étaient pas claires quant à la façon de choisir la vedette principale, avec des règles différentes si la ressource était une image en mouvement par rapport à de la musique. L'avènement de nouveaux types de ressources électroniques a compliqué encore davantage l'approche des RCAA2 en ce qui a trait à la description de ces types de ressources.

Concevoir des lignes directrices pour représenter le multimédia interactif s'est avéré difficile en raison du regroupement de plusieurs médias distincts -- enregistrements vidéos; enregistrements sonores; fichiers informatiques; texte imprimé; chacun avec leurs chapitres respectifs distincts sur le catalogage descriptif dans les RCAA2R -- dans une œuvre. Dans un tel cas, la détermination du principal média était assez décourageante pour soulever la question de la création d'un chapitre distinct dans le code pour traiter exclusivement du multimédia interactif.27 [traduction libre]

Le personnel de la section du catalogage et du classement de l'American Library Association a exprimé sa frustration quant à la capacité d'application des RCAA2 aux nouveaux types de ressources et a publié son propre ensemble de lignes directrices relatives aux ressources électroniques comportant deux médias ou plus sur un ou plusieurs supports physiques : Guidelines for Bibliographic Description of Interactive Multimedia. Tout en essayant de respecter les principes des RCAA2, le manuel américain a dévié intentionnellement des RCAA2 :

Nécessairement, les RCAA2R ont servi de point de départ pratique … pour soulever l'importance critique de traiter les œuvres de multimédia interactif comme des entités entières, toute en mettant en évidence la nature fondamentale du média s'y trouvant.28 [traduction libre]

Publiées en 1994, ces lignes directrices n'ont pas été adoptées par la grande majorité du milieu du catalogage des RCAA, mais elles ont permis de souligner les problèmes liés à la description et à l'accès à ce type de ressources. Selon ces lignes directrices, des parties des RCAA2 fonctionnent, tandis que d'autres ne fonctionnent pas et il faut s'en écarter. La préface des lignes directrices donne déjà un aperçu de l'incohérence logique des RCAA; dans la préface, une distinction est faite entre les classes intellectuelles par rapport aux classes physiques de l'information. Bien que les chapitres de la première partie des RCAA correspondent aux différentes classes de documents, les chapitres (et classes de documents), ne portent pas toujours sur les caractéristiques physiques de la ressource :

En effet, des chapitres des RCAA2R portent également davantage sur la collecte de caractéristiques intellectuelles de l'ensemble complet d'information plutôt que sur les manifestations physiques spécifiques : documents en séries, analytiques, manuscrits (en particulier relativement aux collections), musicaux et cartographiques.29 [traduction libre]

Une autre difficulté liée à la description des ressources de divers types a été le choix d'une indication générale du genre de document. Encore une fois, cela souligne le biais des RCAA2 quant à la détermination d'une classe prédominante de documents. La règle 1.1C4 incite à choisir l'IGGD qui correspond au « composant prédominant du document », et en l'absence d'un composant prédominant, elle oriente vers l'utilisation de ensemble multi-supports ou de multimédia. Si le catalogage est effectué conformément aux RCAA2, il existe des IGGD autorisées et il n'est pas permis d'enregistrer deux IGGD. Il existe des preuves de départs de cette règle dans certains catalogues de bibliothèque, avec l'utilisation d'un nouveau terme non autorisé, comme multimédia interactif, ou l'utilisation du terme d'un support spécifique, comme DVD au lieu d'enregistrement vidéo. Dans le sondage de Jean Weihs visant à déterminer le niveau de satisfaction à l'égard des IGGD, la plupart des répondants étaient d'avis que l'information transmise par l'IGGD était encore utile. Toutefois, plusieurs étaient insatisfaits de la liste des IGGD autorisées et ont proposé des façons de regrouper diverses IGGD, en utilisant des qualificatifs, des termes composés ou encore l'attribution de divers termes uniques reliés par +, par ex. braille + enregistrement sonore.30 Les solutions proposées dans le cadre du sondage de Weihs appuient la notion que les utilisateurs ne veulent pas connaître le type de document, qu'il s'agisse d'une ressource simple avec un type prédominant, ou d'une ressource comportant divers types. Cependant, la liste des IGGD autorisées n'était pas une solution entièrement satisfaisante, en particulier en ce qui a trait à l'élaboration et à la publication de nouveaux types de ressources.

Les enjeux découlant de la description des formats substituts d'un même contenu et de ressources comportant divers formats ont été difficiles à résoudre parce qu'ils soulevaient un problème fondamental quant à l'approche des RCAA en ce qui a trait aux éléments physiques et au contenu intellectuel.

Raghavan et Neelameghan résument ce problème et ne le voient pas comme le problème d'un code de catalogage en particulier, mais plutôt comme un problème que partagent plusieurs codes :

Dans nos efforts pour améliorer l'accès aux ressources d'information, il serait bien de commencer par les éléments fondamentaux. Il semble qu'en examinant l'histoire des codes de catalogage, la distinction entre le support des idées concrétisées ou de l'information et l'information elle-même ne soit pas toujours très claire.31 [traduction libre]

2.2.2 Ressources multimédias : ressources à l'intention des utilisateurs incapables de lire les imprimés

Certains types de ressources à l'intention des utilisateurs incapables de lire les imprimés sont difficiles à décrire en raison des mêmes problèmes qui touchent toutes les ressources comportant diverses caractéristiques. La source du problème est l'approche des RCAA2 quant à l'aspect physique et à celui du contenu de la ressource.

Les livres parlés numériques en format DAISY sont un bon exemple d'une ressource unique qui combine diverses caractéristiques : ils sont sonores et ils sont numériques. Ils ont différentes fonctions du livre électronique PDF; en revanche, ils peuvent être offerts sur les mêmes types de supports. Ils peuvent comporter l'aspect sonore uniquement, mais certains ont aussi la capacité d'offrir le son et le texte.

Dans le sondage sur le catalogage DAISY dont il a été question précédemment,32 certains des commentaires portaient sur les problèmes de description de tous les aspects pertinents des ressources en format DAISY :

La nécessité d'une bonne méthodologie pour saisir le type de média et les caractéristiques des livres DAISY de divers types - audio uniquement; audio plus texte, etc.

Une meilleure indication de l'information spécifique qui devrait être incluse dans les règles de la description DAISY, par ex. taux de compression, version de la norme, etc. Une entente au sujet d'autre information à inclure dans les notices de catalogue, par ex. le document source.

Une certaine normalisation des éléments. Les organisations pourraient avoir besoin de conserver des différences individuelles et responsabilité des zones comme le genre; toutefois, les éléments comme la description physique, l'IGGD, le lieu et la terminologie des niveaux DAISY devraient être les mêmes partout.

La zone 500 du format MARC21 devient trop « chargée » dans le catalogage DAISY. Nous avons besoin d'une hiérarchie plus étendue et de sous-zones spécifiques.

Les catalogueurs des ressources DAISY partagent la même frustration avec le reste du milieu du catalogage quant aux limites des RCAA2 lorsque vient le temps de saisir la nature exacte de la ressource et de la décrire suffisamment et de façon cohérente. Encore une fois, les IGGD sont perçues comme une pierre d'achoppement parce qu'il n'y a pas de mécanisme pour enregistrer à la fois le contenu et le support. Certaines données importantes sont perdues dans les notes générales et ne peuvent être utilisées pour préciser les recherches et permettre à l'utilisateur de cerner rapidement la ressource appropriée.

Phillips et Stump traitent de l'accroissement de la visibilité des documents à l'intention des aveugles, en mettant l'accent en particulier sur le réseau de bibliothèques du Mississippi.

Il existe de nombreuses façons de rendre accessibles les documents à l'intention des aveugles au moyen d'un OPAC, et il est impératif que les bibliothèques annoncent les façons d'accéder à de tels documents.33 [traduction libre]

Les auteurs poursuivent en décrivant les façons de décrire les ressources, de choisir les indications générales du genre de document, et d'encoder en format MARC. Les auteurs suggèrent également l'utilisation de termes relatifs au genre. Toutefois, pour tous, le codage et l'utilisation prudente des points d'accès, si l'OPAC ne peut être configuré de façon à extraire et à présenter les données importantes, alors ces ressources demeurent inaccessibles. L'une des difficultés particulièrement importantes consiste à trouver une façon d'identifier le type de document et d'être en mesure d'utiliser ces données pour limiter un ensemble de recherches. Elles observent que certaines bibliothèques utilisent des moyens peu orthodoxes de créer l'accès. La frustration qui a mené certaines bibliothèques à s'écarter des normes transparaît dans leur commentaire :

Certains de ces moyens semblent corrects par rapport aux règles de catalogage et certains d'entre eux peuvent être incorrects, mais chaque bibliothèque doit trouver des façons d'accéder à ces documents.34 [traduction libre]

Une ressource peut être accessible à un utilisateur incapable de lire les imprimés seulement si le contenu est offert dans un « format » particulier, au moyen d'un média particulier, sur un support particulier. Par conséquent, certains éléments de données auront une plus grande importance dans le processus de sélection de la ressource appropriée. Ces éléments de données doivent être enregistrés de façon cohérente et de façon à permettre d'y naviguer. Lorsqu'un catalogue ne permet pas immédiatement de naviguer ou d'extraire au moyen de ces éléments de données, l'utilisateur est désavantagé parce qu'il doit se frayer un chemin dans de grands ensembles de données extraites qui contiennent des documents non pertinents.

Le manque d'adaptation des RCAA2 à la description des ressources multimédias cause des problèmes à tous les utilisateurs d'un catalogue. Le problème est amplifié lorsqu'un utilisateur est incapable d'utiliser toutes les ressources également et qu'il doit découvrir les ressources particulières qui sont à sa disposition.

2.3 International Conference on the Principles & Future Development of AACR

Au milieu des années 1990, il est devenu de plus en plus évident que les RCAA2 avaient besoin d'importantes révisions pour régler les problèmes particuliers de la description des ressources et de leur accès. Le problème du contenu par rapport au support était l'un des enjeux qui devaient être abordés. Le Joint Steering Committee for Revision of AACR (JSC)35 a tenu une conférence internationale à Toronto, en Ontario, du 23 au 25 octobre 1997 et a invité des experts à présenter des documents de travail au sujet des enjeux importants et des orientations futures des RCAA. La conférence, intitulée International Conference on the Principles & Future Development of AACR, a été le point de départ d'une importante refonte du code de catalogage. Elle a commencé par une liste modeste de résultats, de mesures à prendre qui exigeaient une attention immédiate.

  • Mesure : Suivre la recommandation qu'une technique de modélisation des données soit utilisée pour effectuer une analyse logique des principes et des structures sous-jacentes aux RCAA.
  • Mesure : Dresser une liste des principes des RCAA2.
  • Mesure : Officialiser les recommandations sur la « sérialité » adoptées dans le cadre de la conférence et les insérer dans le processus de révision des règles.
  • Mesure : Solliciter une proposition pour réviser la règle 0.24 pour faire avancer la discussion sur la primauté du contenu intellectuel par rapport au format physique.
  • Mesure : Tenir à jour un site Web sur les RCAA, et publiciser et réaffirmer, sur le site Web des RCAA, les politiques, les procédures et les activités du JSC ainsi que les processus actuels de soumission de propositions de la révision de la règle émanant de l'intérieur ou de l'extérieur des pays auteurs des RCAA.
  • Mesure : Élaborer un énoncé de la mission du JSC.
  • Mesure : Déterminer s'il existe des sondages sur la portée de l'utilisation des RCAA2 à l'extérieur de la communauté anglo-américaine et si de tels sondages n'existent pas, en mener un.36 [traduction libre]

D'abord, il a été tenu pour acquis que les résultats mèneraient à la révision et aux modifications des RCAA2, et que les RCAA2 continueraient à être les normes de catalogage communes. La mesure à prendre sur la « sérialité » a rapidement mené à une révision complète du chapitre 12, en plus de la révision des règles connexes dans les autres chapitres. Ces changements ont été mis en œuvre dans le cadre du processus de modification ordinaire. Toutefois, l'impact de la poursuite des autres mesures à prendre, notamment la révision de la règle 0.24 et l'analyse logique des principes et des structures des RCAA, a mené à d'importants changements d'orientation. Le premier mouvement en 2004 a été la décision d'annoncer une nouvelle édition des RCAA, les RCAA3, et le second, en 2005, la décision de remplacer les RCAA2 par une nouvelle norme, la RDA, Ressources : Description et Accès.

RDA FAQ 1.4. Pourquoi est-il nécessaire de lancer une toute nouvelle norme? … Au cours de l'International Conference on the Principles and Future Development of AACR qui s'est tenue à Toronto en 1997, d'importants problèmes entourant les RCAA2 on été soulevés. Même si des mises à jour au cours des années qui ont suivi cette conférence ont permis de régler certains de ces problèmes, il devenait clair qu'une refonte en profondeur du code était nécessaire pour relever entièrement les défis et profiter des possibilités offertes par l'univers numérique.37 [traduction libre]

Ces deux mesures, la révision de la règle 0.24 et l'analyse logique des RCAA2, étaient celles qui auraient également le plus grand impact sur les formats substituts et les ressources multimédias. Toute révision de la règle 0.24 devrait avoir un impact puisque la directive originale stipule que « le point de départ pour décrire est le support matériel du document en main, et non l'original ou toute autre forme antérieure sous laquelle l'ouvrage a été publié ». Toutefois, l'analyse logique a permis également de jeter la lumière sur de nombreux problèmes, notamment celui des divers formats. Lors de la conférence internationale, Tom Delsey a présenté un document de travail recommandant une analyse logique des RCAA :

Le principal gain à tirer de la modélisation de la structure logique des RCAA est qu'elle nous aiderait à déplacer notre objectif du processus de catalogage sur les entités ou les objets que nous nous efforçons de représenter dans nos catalogues, des éléments spécifiques des règles individuelles aux hypothèses et principes d'exécution qui contribuent aux règles, et de la structure formelle de la notice du catalogue à la structure logique sous-jacente aux données dans la notice. La discipline de l'exercice de la modélisation lui-même servirait à jeter la lumière sur les anomalies dans les règles et les incohérences dans l'application des principes de base. Cela nous obligerait également à clarifier notre pensée à l'égard des concepts qui font partie intégrante de la conception logique du code. Mais peut-être plus important encore, l'élaboration d'un modèle nous fournirait un cadre clair nous permettant de déterminer la façon d'élaborer et d'étendre le code afin de refléter les nouveaux phénomènes émergeants dans l'univers des objets d'information.38 [traduction libre

Bien qu'elle ne traite pas spécifiquement des formats substituts ou des ressources multimédias, cette analyse logique permettrait de cerner les limites, les anomalies et les incohérences des RCAA2, notamment celles qui touchent les formats substituts et les ressources multimédias. Lorsque Delsey a suggéré l'identification des entités, leurs attributs et les relations entre les entités, c'est le travail dans ce domaine qui a eu le plus grand impact sur la résolution des problèmes associés aux formats substituts et aux ressources multimédias.


12. Elaine Svenonius. The Intellectual Foundation of Information Organization. (Cambridge, Mass.: MIT Press, 2000): 8-9.

13. Julian Everett Allgood. « Serials and Multiple Versions, or the Inexorable Trend toward Work-Level Displays. » Library Resources & Technical Services 51, no. 3 (July 2007): 160.
http://search.ebscohost.com/login.aspx?direct=true&db=a9h&AN
=25468318&site=ehost-live
(Disponible en anglais seulement)

14. Règles de catalogage anglo-américaines. Deuxième édition. (Chicago : American Library Association; Ottawa : Association canadienne des bibliothèques, 1978), 8.

15. Multiple Versions Forum Report: Report from a Meeting held December 6-8, 1989, Airlie, Virginia. (Washington: Network Development and MARC Standards Office, Library of Congress, 1990), 3.

16. Ibid

17. Lynne C. Howarth. « Content versus Carrier. » Document préparé en vue de l'International Conference on the Principles and Future development of AACR, Octobre 1997. Version publiée avant la conférence, 7.

18. Chris Oliver. « E-Journals and the Development of Resource Description and Access. » In E-journals access and management, ed. Wayne Jones (New York: Routledge, 2009), 203.

19. Chris Oliver. « FRBR is everywhere but whatever happened to the format variation issue? » Serials Librarian 45, no.4 (2004): 33.

20. Chapman, « Resource discovery: catalogs, cataloguing and the user, » 928-929.

21. Morayo Ibironke Atinmo. « Setting Up a Computerized Catalog and Distribution Database of Alternative Format Materials for Blind and Visually Impaired Persons in Nigeria. » Library Trends 55, no. 4 (Spring 2007): 835-836.
http://search.ebscohost.com/login.aspx?direct=true&db=lxh&AN
=25643769&site=ehost-live
(Disponible en anglais seulement)

22. INCA. « Enjeux et mythes concernant les services de bibliothèque à l'intention des Canadiens incapables de lire les imprimés ».
www.cnib.ca/fr/services/bibliotheque/advocacy/publications/Default.aspx

23. Marcus Westlind. « Dynamic materials force dynamic cataloguing : accessible materials in a new digitial age. » Library Review 57, no. 6 (2008): 428.
www.emeraldinsight.com/10.1108/00242530810886698 (Disponible en anglais seulement)

24. Courtney Deines-Jones. « Report from the field: how things are now. » PowerPoint presentation given at the DAISY Cataloguing Workshop, Celia Library for the Visually Impaired, Helsinki, Finland, June 14-15, 2007.
www.celialib.fi/info/Daisy_workshop2007/deines_jones.ppt.(Disponible en anglais seulement)
Également, les résultats du sondage sont disponibles sur le site Web de l'atelier :
www.celia.palvelee.fi/23

25. Nancy Olson. Cataloging of Audiovisual Materials and Other Special Materials. 5th ed. (Westport, Conn.: Libraries Unlimited, 2008): 19-20.

26. ALCTS CC:DA Task Force on the Cataloging of Music Moving Image Materials. « Charge. »
www.libraries.psu.edu/tas/jca/ccda/tf-mmim.html (Disponible en anglais seulement)

27. Howarth. Content versus Carrier, 4.

28. ALCTS CC:DA Interactive Multimedia Guidelines Review Task Force. Guidelines for Bibliographic Description of Interactive Multimedia. (Chicago: American Library Association, 1994): vi.

29. Ibid, iv.

30. Jean Weihs. « General Material Designation in the Twenty-First Century: Results of a Survey. »
http://ublib.buffalo.edu/libraries/units/cts/olac/capc/gmd.html

31. K.S. Raghavan and A. Neelameghan. « Composite Media Works on CD. » Cataloging & Classification Quarterly. 33, no. 3 (2002): 196.
http://dx.doi.org/10.1300/J104v33n03_10
(Disponible en anglais seulement)

32. Rapport présenté par Deines-Jones lors de l'atelier sur le catalogage DAISY qui s'est tenu à la Celia Library for the Visually Impaired, à Helsinki, en 2007: Deines-Jones. « Report from the field: how things are now. »

33. Joi Jone Phillips and Sheryl Stump. « Making Materials for the Blind and the Visually Impaired Visible in the Library's Catalog and Web Site. » Mississippi Libraries 70, no. 2 (2006): 35.

34. Ibid, 35.

35 Le Joint Steering Committee for Revision of AACR s'appelle depuis 2007 le Joint Steering Committtee for Development of RDA. Lorsqu'il est fait référence au JSC ou au Joint Steering Committee, il est question de ce comité, soit sous son ancien nom soit sous son nouveau nom, selon le contexte.

36. Joint Steering Committee for Revision of AACR. « International Conference on the Principles & Future Development of AACR: Action Items, Progress Report, July 2005. »
www.rda-jsc.org/0903out.html

37. Joint Steering Committee for Development of RDA. « RDA FAQ. 1. RDA Basics. »
www.rda-jsc.org/rdafaq.html

38. Tom Delsey. « Modeling the Logic of AACR. » Conference paper for the International Conference on the Principles and Future Development of AACR, October 1997. Version affichée avant la conférence, 3.

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