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ARCHIVÉE - Initiative de services de bibliothèque équitables

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Consultations

Rapport sur la rencontre du 18 mai 2008 entre l'Alliance pour l'égalité des personnes aveugles du Canada et Mme Mary Frances Laughton, co-gestionnaire de l'Initiative de services de bibliothèque équitables (ISBE)

1. Participants

Les personnes suivantes ont assisté à la rencontre :

Robin East, Saskatoon, président national

John Rae, Toronto, premier vice-président national

Anthony Tibbs, Montréal, trésorier national

Marc Workman, Edmonton, secrétaire national

Brenda Cook, Saskatoon, directrice nationale par mandat spécial

Denise Sanders, Kelowna, directrice nationale par mandat spécial

Marcia Cummings, Toronto

Ross Robertson, Toronto

Brian Moore, Toronto

John Ogilvie, Toronto

Phil Wiseman, Toronto

Joyce M, Toronto

Melanie Marsden, Toronto

Carole Robertson, Toronto

Richard Campbell, Winnipeg

Henk Pauelsen, NOVI Nanaimo, président de section

Donna Tessier, Ottawa

Sharlyn Ayotte, Ottawa

Shelley Ann Morris, Ottawa

Rajesh Malik, Montréal

Charles Bailey, vallée du Fraser, président de section

Richard Marion, vallée du Bas-Fraser, président de section

Paul Thiele, Vancouver

Leslie Ball, Halifax

Helen McFadyen, Halifax, présidente de section

Lisa Neufeld, Kelowna, présidente de section

Helena Short, Baie Georgienne sud

Devon Wilkins, Baie Georgienne sud, présidente de section

David Swiderski, Toronto

Barry Pacter, Toronto

Mike Yale, Toronto

2. Sujets à débattre

Quel serait le format de prédilection pour le matériel de lecture?

Utilisez-vous actuellement les services de bibliothèque publique? Si non, pour quelles raisons? Si oui, à quelles fins?

Où vous procurez-vous du matériel de lecture?

Quelle technologie d'assistance à la lecture utilisez-vous?

Quelle technologie d'assistance à la lecture serait utile en bibliothèque publique?

3. Commentaires

L'Alliance pour l'égalité des personnes aveugles du Canada (AEPAC) souhaite établir la distinction entre les usagers porteurs de droits de souscription et les autres intervenants. De fait, ce n'est pas tant l'accès aux services de bibliothèque publics qui soit problématique pour les personnes aveugles du Canada, mais bien leurs droits à titre de citoyens.

Des usagers se sont dits préoccupés par le fait que le service de livraison de livres à domicile constitue pour certaines personnes (notamment celles qui ne peuvent avoir accès à un programme de formation en orientation et en mobilité) le seul moyen de recourir aux services de bibliothèque, et ce, malgré les désavantages qu'il présente. L'accès aux services de bibliothèque, par exemple le Service à domicile de la Bibliothèque publique d'Ottawa, peut être primordial pour certaines collectivités. Une telle situation illustre bien la complexité du problème soulevé par l'accessibilité des services de bibliothèque publics. Il est possible que, par son importance, la communauté dont fait partie la bibliothèque publique rende d'elle-même difficile l'accès à ce service.

Les commentaires énoncés ont montré que le matériel de lecture souhaité influence considérablement le choix du format. Ainsi les formats brailles ou électroniques sont préférés lorsque le document inclut des détails importants, par exemple un manuel ou un document juridique. Par contre, dans le cas d'une lecture rapide ou d'un divertissement, les livres audio sont privilégiés. Ceci ne s'applique pas toutefois à l'ensemble des personnes qui ne peuvent lire les imprimés. Par conséquent, il y a lieu d'offrir le plus de matériel de lecture possible en autant de formats que possible.

La non-disponibilité des livres souhaités est la raison la plus fréquemment donnée pour ne pas utiliser les services de bibliothèque publics. En général, le matériel disponible est obsolète ou encore il s'agit de versions abrégées ou incomplètes par rapport à la version imprimée. En revanche, les bibliothèques publiques sont jugées incontournables ne serait-ce que parce qu'elles constituent un lieu important et fréquemment utilisé pour la tenue d'événements tels des lectures et le visionnement de films.

Les participants à la rencontre ont affirmé se procurer du matériel de lecture par l'entremise de différents services, par exemple les bibliothèques, l'INCA et des sites tels audible.com et rfbd.org. Cependant, des personnes ont fait part de leur préoccupation que des sites en ligne soient inaccessibles ou encore que certains livres offerts sur l'Internet, notamment par l'entremise de rfbd.org ou bookshare.org, aient une disponibilité restreinte.

Enfin, les participants font peu de différence entre les technologies d'assistance à la lecture qu'ils utilisent habituellement et celles qu'ils jugeraient utiles dans une bibliothèque. Ce peut être, entre autres sans toutefois s'y limiter, des logiciels de lecture à l'écran modernes, des scanners équipés de logiciels actuels, des dispositifs d'affichage braille, des systèmes de télévision en circuit fermé, des imprimantes brailles.

4. Recommandations

Voici quelques-unes des recommandations émises dans le cadre de cette rencontre :

Les bibliothèques publiques doivent être en mesure de prêter l'équipement nécessaire à la lecture des livres empruntés, car il est clair que les personnes qui ne peuvent lire les imprimés ne disposent pas toutes d'un lecteur de format DAISY. Par conséquent, une bibliothèque qui ne dispose que de documents dans ce format devrait pouvoir aussi offrir les moyens d'utiliser de tels documents.

Les bibliothèques devraient constituer des catalogues du matériel mis à la disposition des personnes qui ne peuvent lire les imprimés tout comme apposer des étiquettes brailles sur les livres audio.

Les personnes handicapées devraient pouvoir participer à la formation du personnel des bibliothèques publics. Après tout, celles-ci sont les mieux indiquées pour maîtriser l'utilisation des technologies d'assistance ou encore interagir avec la clientèle qui ne peut lire les imprimés.

Il importe que le personnel des bibliothèques publiques ait une connaissance pratique des technologies d'assistance, de leur usage et de leur fonctionnement.

Il est aussi important que les bibliothèques disposent d'un effectif suffisant pour répondre aux besoins de la clientèle qui recherche des titres et pour l'aider.

Les supports de remplacement doivent reproduire le document original dans son intégralité, et non dans une quelconque version abrégée ou incomplète.

Les documents de référence doivent également être disponibles, même si cela suppose une certaine souplesse dans la politique d'emprunt, compte tenu du temps nécessaire pour convertir de tels documents.

Des moyens appropriés doivent être mis en œuvre pour informer les personnes aveugles de la tenue de certains événements à la bibliothèque publique, par exemple la publication d'un calendrier des événements en ligne ou dans un bulletin.

Il incombe aux bibliothèques publiques de montrer la voie aux maisons d'édition pour ce qui est de reproduire sur support de remplacement les titres qui constituent leur catalogue. Par exemple, lorsqu'un éditeur proposerait un titre de sa collection à une bibliothèque, celle-ci pourrait exiger que le document soit aussi founi dans un média substitut.

Il a aussi été recommandé que l'emprunt de livres audio ou l'accès aux services de bibliothèque ne soient pas liés à l'obligation d'être détenteur d'une carte d'identification de l'INCA ou encore d'être membre de la bibliothèque de cet institut ou de quelque autre organisation à but non lucratif.

Les rencontres individuelles seront indispensables pour que l'ISBE atteigne ses objectifs auprès des personnes qui ne peuvent lire les imprimés. L'AEPAC croit fermement qu'une telle procédure lui permettra de mieux faire valoir ses points de vue et ses recommandations.


Rapport préparé par

M. Marc Workman,
secrétaire national
de l'Alliance pour l'égalité des personnes aveugles du Canada
mworkman@blindcanadians.ca
15 juin 2008