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Comité de rédaction et des affaires universitaire, 1895
Mackenzie King pose en compagnie de ses confrères du comité de rédaction du journal interne de l'Université de Toronto. Dans cette photo, King est assis dans la rangée avant, il est le deuxième à partir de la droite.
En 1906, Mackenzie King, alors sous-ministre du Travail, publie The Secret of Heroism, un petit volume commémorant la vie de son cher ami Bert Harper, qui meurt noyé en décembre 1901 en tentant de rescaper Bessie Blair (fille du ministre des Chemins de fer et Canaux), dans un accident de patin sur la rivière des Outaouais. Le 17 janvier 1906, King confie à son journal intime la satisfaction quasi-parentale qu'il retire de sa nouvelle publication : « Je suis très fier du petit ouvrage produit qui ne me quitte pas des mains depuis. Sa reliure de ton gris, que je trouve de bon goût, est garnie de papier non couché à l'endos [...]. Le signet me convient à ravir. Je jette les yeux dessus comme sur un premier enfant. » [Traduction]
King découvre Matthew Arnold, 1901
Cette page provient du journal de Mackenzie King du 7 septembre 1901.
Même si The Secret of Heroism n'est que le premier livre de Mackenzie King, c'est loin d'être sa première publication. En fait, entre 1893 (année d'inauguration de son carnet intime) et 1906, King publie près de 400 articles, et contribue surtout à des quotidiens comme The Globe et The Daily Mail and Empire, et au mensuel du ministère du Travail (The Labour Gazette), qu'il édite lui-même. Au cours des décennies ultérieures, à mesure que sa carrière s'axe davantage sur la sphère politique, la production littéraire de King n'en demeure pas moins impressionnante. Outre de nombreux autres articles, il publie plusieurs discours, ainsi que quatre autres livres : Industry and Humanity (1918), The Message of the Carillon (1927), Canada at Britain's Side (1941) et Canada and the Fight for Freedom (1944). De toute évidence, l'« union littérature-politique » que King souligne dans son second ouvrage est une cible qu'il poursuit avec acharnement, comme en témoigneront ses nombreuses entrées de journal traitant de ses activités littéraires.
Amitiés littéraires, v. 1901-1905
Mackenzie King en compagnie de trois de ses amis : l'écrivain Norman Duncan, le poète et archiviste Wilfred Campbell et Henry A. Burbidge. Dans le sens horaire, à partir de l'arrière, à droite, Henry A. Burbidge, Wilfred Campbell, Norman Duncan et Mackenzie King.
Le journal de King met également en lumière d'autres aspects de son dévouement de toujours pour la littérature. Dans ses écrits, il renvoie souvent à Matthew Arnold, à Tennyson et à d'autres auteurs qu'il lit et tient en estime. Aussi, son journal personnel documente ses amitiés avec des auteurs comme Norman Duncan, Charles Eliot Norton, Humphry Ward, Newton McTavish, Duncan Campbell Scott, Wilfred Campbell et Arthur Bourinot. De plus, le journal de King révèle son amour des livres en tant qu'objets d'art. Il est important de rappeler la passion de ce bibliophile qui retire un grand plaisir à se retrouver parmi son impressionnante collection de la maison Laurier, où il est entouré de livres qui, comme il le clame, « font l'éloge de la pensée suprême et contribuent à l'inspirer » [Traduction]. C'est dans ce contexte fort inspirant, l'un des hauts lieux de sa vie, que King a rédigé un grand nombre de passages de son journal personnel.
L'écriture revêt une grande importance pour King, tant à titre de lecteur qu'en sa qualité d'écrivain. Comme le souligne son biographe Robert MacGregor Dawson, King « rédige avec une facilité hors du commun » [Traduction]. Cette aisance de la plume, jumelée à son amour de la littérature et sa passion des livres, contribue énormément à la portée et à la qualité non seulement des récits publiés de King, mais aussi de sa vaste correspondance et du récit infatigable de son extraordinaire carnet de vie. Dans une large mesure, King trace les contours de son univers par un enlacement infini de mots. Beaucoup plus tard, Bruce Hutchison voit dans cette compulsion à écrire une métaphore de l'impact de King sur le Canada : « Son écriture en pattes de mouche s'imposait en gribouillage noir comme une signature indélébile sur sa terre natale. » [Traduction]
Construction de la bibliothèque, 1922
Plan pour la rénovation du 3e étage de la maison Laurier, résidence de Mackenzie King, par le cabinet d'architectes Sproat & Roach, 30 janvier 1922.
Le premier ministre en tant que collectionneur de livres, 1945
Lettre du premier ministre Mackenzie King aux éditeurs Doubleday, Doran & Company, du 5 février 1945, demandant un exemplaire de l'ouvrage de David Grayson intitulé Adventures in Contentment pour sa bibliothèque personnelle.