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ARCHIVÉE - Un vrai compagnon et ami :
Le journal de William Lyon Mackenzie King

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Au cœur du journal

Mackenzie King dormit ici : les résidences de Mackenzie King

Maison Laurier

La maison Laurier, une habitation de style Second Empire située à Ottawa, est construite en 1878 pour le bijoutier John Leslie. En 1897, elle devient le lieu de résidence du nouveau premier ministre, Wilfrid Laurier, et de son épouse, que le Parti libéral achète à leur intention. Sir Wilfrid décède en 1919 et son épouse en 1921. Lady Laurier lègue la maison au nouveau chef libéral, Mackenzie King. Grâce aux contributions financières d'un certain nombre de Libéraux, en particulier Peter C. Larkin, la maison subit d'importants travaux de rénovation avant que King n'en prenne possession. Larkin fait personnellement don de porcelaines de Chine, de pièces d'argenterie, d'articles d'ameublement et d'autres objets décoratifs.

La maison Laurier, à Ottawa, résidence de Mackenzie King, v. 1925-1930

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La maison Laurier, à Ottawa, résidence de Mackenzie King, v. 1925-1930

En janvier 1923, King élit domicile dans cette maison qu'il baptise « maison Laurier ». Il consigne ses impressions de l'endroit : « J'écris pour la première fois à partir de ma nouvelle bibliothèque depuis la maison Laurier, et je passe ma première nuit sous un toit qui m'appartient. Le lieu est [silencieux] et paisible, et il s'en dégage un sentiment d'espace et de recueillement dans cette pièce absolument magnifique [...]. » [Traduction] (Journal, 12 janvier 1923) En mars, il organise dans sa nouvelle demeure deux réceptions à laquelle il convie des députés et sénateurs, ainsi que d'autres fonctionnaires, voisins et amis. À ce propos, il écrit : « Tout le monde semblait vraiment se plaire dans la maison, et ne tarissait d'éloges à son endroit. » [Traduction] (Journal, 14 mars 1923) Au sujet de la seconde réception, il commente : « [...] Les convives déambulaient partout dans la maison et semblaient tous [...] apprécier le caractère « visite libre/porte ouverte » du rassemblement. » [Traduction] (Journal, 21 mars 1923) Au total, plus de 500 personnes prennent part aux deux réceptions, et King s'en dit heureux et fier : « Comme j'aurais aimé avoir les membres de ma famille à mes côtés dans ces moments-là. » [Traduction] (Journal, 22 mars 1923)

Mackenzie King réfléchit sur la peinture de sa mère, Isabel Grace Mackenzie King, dans la bibliothèque de la maison Laurier, à Ottawa, v. 1945. L'œuvre est de J.W.L. Forster

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Mackenzie King réfléchit sur la peinture de sa mère, Isabel Grace Mackenzie King, dans la bibliothèque de la maison Laurier, à Ottawa, v. 1945. L'œuvre est de J.W.L. Forster

Sur la toile, la mère de King tient dans ses mains le livre Life of Gladstone de John Morley, ouvrage qui est ouvert au chapitre portant sur le premier ministre. Durant son mandat comme premier dignitaire de la Chambre, Mackenzie King bat le record de Gladstone comme le premier ministre de l'Empire britannique le plus longtemps au pouvoir.

Quelques années plus tard, un groupe libéral accorde à King un fonds de 225 000 $ pour lui offrir une certaine autonomie financière. King utilise l'intérêt de cette somme pour effectuer, entre autres, l'entretien de sa demeure et assumer les frais des activités de divertissement qui s'y déroulent. King consacre beaucoup de temps et de réflexion à la maison et à son ameublement.

La maison Laurier demeure la résidence de King à Ottawa jusqu'à la fin de sa vie. Dans son testament, il la lègue au « Gouvernement du Canada en fiducie au nom du peuple canadien » [Traduction]. Il lègue également au Gouvernement et à la population du Canada la somme de 225 000 $, l'intérêt sur cette somme devant servir à payer les frais d'entretien de la maison. Le montant correspondait à la somme amassée par Peter Larkin et d'autres Libéraux pour King, plus de 20 ans auparavant.

L'intérieur de la maison Laurier, Ottawa

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L'intérieur de la maison Laurier, Ottawa

Le portrait à la gauche dépeint sir Wilfrid Laurier, et celui à la droite, Peter Larkin.

Dans ses dernières volontés, King exprime le souhait que la maison puisse être conservée comme lieu d'intérêt historique, puisqu'elle a été la demeure de deux anciens premiers ministres, et nourrit l'espoir que l'endroit rappelle aux Canadiens et aux Canadiennes son étroite association avec sir Wilfrid et lady Laurier. Il demande également que la maison soit associée d'une manière ou d'une autre aux Archives publiques du Canada, et que la bibliothèque et les autres pièces de l'étage supérieur puissent servir à des fins de recherche et d'étude.

La maison Laurier est maintenant un lieu historique administré par Parcs Canada.

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