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Le journal de William Lyon Mackenzie King

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Au cœur du journal

Politiques, thémes et événements marquants de la vie de King

Mackenzie King sur les ondes et à l'écran

Audio et Vidéo

Mackenzie King et Louis St-Laurent radiodiffusant un message aux Canadiens et aux Canadiennes depuis San Francisco le Jour de la Victoire, 1945

Source

Mackenzie King et Louis St-Laurent radiodiffusant un message aux Canadiens et aux Canadiennes depuis San Francisco le Jour de la Victoire, 1945

King et St-Laurent étaient à San Francisco pour la Conférence des Nations Unies lorsque la guerre en Europe a pris fin.

Lorsque William Lyon Mackenzie King entre en fonction à titre de premier ministre en 1921, il écrit dans son journal qu'il prévoit « garder la presse à l'écart » [Traduction]. Il est d'avis que le rapport du gouvernement antérieur avec les médias imprimés a été trop familier. King n'avait pas à se soucier encore des ciné-actualités et de la radio. Les actualités, en existence depuis à peine 10 ans, n'offraient en réalité que des « photos op » et les émissions radiophoniques, qui avaient fait leur apparition juste un an auparavant, n'étaient pas encore un média d'information. Tout au long de son mandat à titre de premier ministre, Mackenzie King a composé avec ces nouveaux médias, travaillant avec diligence pour contrôler son image et son message. Ce contrôle était plus facile à une époque où le matériel encombrant et l'étiquette médiatique empêchaient les points de presse et les menaces que comportaient les échantillons sonores enregistrés de manière impromptue. Mackenzie King comprenait tout le potentiel de la radio pour atteindre le grand public, exprimant dans son journal en 1924 l'émerveillement devant le fait que des auditeurs situés aussi loin que la Colombie-Britannique puissent entendre son discours par la voie des ondes radiophoniques. Aux débuts de la radio, la presse écrite a tenté de l'empêcher de se positionner en tant que source rivale d'actualités, mais dès l'élection fédérale de 1935, les politiciens ont reconnu le pouvoir de la radio d'influencer l'opinion publique. Des bulletins radiodiffusés périodiquement ont donc fait leur apparition dès la fin des années 1930. La radio s'avérait un outil indispensable de communication de masse, permettant d'atteindre le public plus rapidement que ne le pouvaient les ciné-actualités. La plupart des discours radiophoniques de Mackenzie King étaient réalisés en direct, plutôt que par voie d'enregistrements diffusés à une date ultérieure. Cela ne lui laissait aucune marge d'erreur. Il répétait ses allocutions avec soin, afin d'en contrôler le traitement le plus possible. En 1927, lorsque les films muets sont devenus parlants grâce à l'invention d'un système pratique de trame sonore synchronisée, le pouvoir communicatif des ciné-actualités s'est élargi et les politiciens en ont pris note. Les plus récentes ciné-actualités parlantes de Mackenzie King dont on connaît l'existence remontent à 1930, année où un convoi de camions transportant un lourd équipement d'enregistrement s'est rendu à sa résidence d'été pour consigner des commentaires qu'il avait scénarisés avec soin. King reconnaissait l'importance des ciné-actualités en tant qu'outils de communication, mais il se préoccupait beaucoup à la fois de son apparence visuelle et de sa prestation sonore. Malgré tout, il y eut des moments charnières, notamment la visite en 1939 du roi et de la reine, le déclenchement de la Deuxième Guerre mondiale et les campagnes électorales, lorsque Mackenzie King, toujours concurrentiel quoique jamais un excellent communicateur, eut recours à la radio et aux ciné-actualités.

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