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ARCHIVÉE - Un vrai compagnon et ami :
Le journal de William Lyon Mackenzie King

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Ressources pédagogiques

Conserver ou détruire?

L'étonnante histoire du sauvetage du journal de Mackenzie King!

L'histoire

W.L. Mackenzie King writing the book Industry and Humanity

Source

W.L. Mackenzie King writing the book Industry and Humanity

Le journal est un document monumental auquel Mackenzie King a consacré un nombre incalculable d'heures. Durant les dernières années de sa vie, Mackenzie King passait beaucoup de temps à planifier la rédaction de ses mémoires, et son journal devait en constituer la principale source d'information. Malheureusement, il est décédé en 1950 avant d'avoir pu commencer à rédiger ses mémoires. Dans son testament, Mackenzie King a nommé quatre exécuteurs testamentaires littéraires. Il leur a donné l'ordre de « … détruire en entier mon journal sauf les parties que j'ai indiquées et qui sont et seront disponibles pour publication ou utilisation. » Cependant, Mackenzie King n'a jamais identifié ces parties à conserver. En 1955, on découvrit qu'un employé des Archives publiques du Canada avait microfilmé certaines sections du journal et vendu les microcopies. On ignore encore quelle portion du journal a été microfilmée et le nombre de copies produites.

Le dilemme

Conserver

  • Sur la toute première page de son journal, Mackenzie King précise que l'une des raisons pour laquelle il a décidé de tenir un journal était de permettre au « lecteur… de découvrir comment l'auteur avait cherché à rendre son époque meilleure. »
  • Vers la fin de sa vie, Mackenzie King a indiqué verbalement que des parties du journal devaient être conservées pour ses éventuels biographes.
  • Selon le secrétaire particulier de Mackenzie King, celui-ci avait l'intention de mettre à la disposition des chercheurs les sections concernant sa vie publique.
  • Considérant que des parties du journal avaient été reproduites illégalement et mises en circulation, il fallait conserver l'original comme preuve de ce que Mackenzie King avait vraiment écrit.

Détruire

  • Le journal contient plusieurs sections concernant la vie personnelle de Mackenzie King, que celui-ci ne voulait pas rendre publiques.
  • Mackenzie King a indiqué à quelques endroits dans son journal qu'il s'agissait d'un document tout à fait confidentiel. Il note : « Ce journal est strictement privé, et nul ne devrait consulter ses pages autrement qu'avec grande déférence… »
  • Selon le secrétaire particulier de Mackenzie King, ce dernier n'aurait pas voulu que l'on rende publics des extraits de son journal contenant des informations qui lui auraient été communiquées sous forme de confidences ou toute information pouvant blesser une personne vivante ou ses descendants.

L'histoire telle qu'elle s'est vraiment déroulée...

Train funéraire transportant le corps du très honorable W.L. Mackenzie King en route vers Toronto pour inhumation au cimetière Mount Pleasant

Source

Train funéraire transportant le corps du très honorable W.L. Mackenzie King en route vers Toronto pour inhumation au cimetière Mount Pleasant

  • Au fil des ans, les exécuteurs testamentaires littéraires ont pris de plus en plus conscience de la valeur exceptionnelle du journal. L'idée de le détruire est devenue totalement inacceptable aux yeux de tous ceux qui s'intéressaient à Mackenzie King et à l'histoire canadienne en général.
  • En décembre 1971, les exécuteurs testamentaires littéraires ont décidé de mettre à la disposition des chercheurs des sections du journal jusqu'à la fin de 1931.
  • Avec le temps et à cause de l'intérêt suscité par le journal, les Archives publiques du Canada et les exécuteurs testamentaires littéraires ont reçu de nombreuses demandes à l'effet de rendre publiques les sections du journal postérieures à 1931.
  • En 1974, les Archives publiques ont autorisé la consultation du journal de 1932 à 1943.
  • Le 1er janvier 1981, l'ensemble du journal a été mis à la disposition du public.
  • Aujourd'hui, grâce à Internet, vous pouvez facilement avoir accès au journal de Mackenzie King et le consulter.

Une idée pour vous, les enseignants !!! Lancez un débat dans votre classe! Vous pourriez former deux camps opposés : d'un côté, la famille et les amis de Mackenzie King qui exigent la destruction de l'ensemble du journal et, de l'autre, ses exécuteurs testamentaires littéraires et les archivistes qui souhaitent préserver le journal en tant que source d'information historique. Pour en apprendre davantage sur cette histoire, consultez la rubrique Un vrai compagnon et ami : le journal de William Lyon Mackenzie King.