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ARCHIVÉE - LIVRES D'ARTISTES
UNE LECTURE RÉINVENTÉE

Contenu archivé

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Galerie des artistes

Ateliers collectifs

Le phénomène des ateliers collectifs a vu le jour au Québec durant les années 60. L'École des beaux-arts de Montréal est alors le lieu où se forme la nouvelle relève artistique, en particulier dans les ateliers de gravure qu'anime Albert Dumouchel. Plus qu'un enseignant, Dumouchel est considéré comme un éveilleur, au joyeux caractère, par ces jeunes artistes. Riche de son expérience dans les ateliers européens, il les initie à une réalité autre que celle qui prévaut alors au Québec.

Les jeunes Richard Lacroix et Pierre Ayot assistent Dumouchel à titre de techniciens. Richard Lacroix, bien conscient de la difficulté de poursuivre la pratique de la gravure à l'extérieur des ateliers organisés de l'établissement, ouvre en 1964 l'Atelier libre de recherches graphiques.

Pendant la grève étudiante de 1966, Pierre Ayot, alors devenu professeur, et deux autres graveurs1 décident de mettre leur équipement à la disposition des étudiants en gravure qui, refusant de franchir les lignes de piquetage, ne peuvent dès lors plus aller travailler dans les ateliers. De là naît l'Atelier Libre 848, ainsi nommé d'après le numéro civique du local, situé dans un sous-sol de la rue Marie-Anne. Suivant en cela l'esprit communautaire qui prime alors, les artistes reçoivent, moyennant un montant de 15 $ par mois, la clef de l'atelier, ce qui leur permet d'avoir accès à ses équipements tous les jours, 24 heures sur 24. Une philosophie qui perdure encore depuis que l'Atelier Libre 848 est devenu, en 1970, Graff, centre de conception graphique. Cette approche originale, fondée sur la mise en commun des équipements trouvera d'ailleurs son écho dans d'autres coins du Canada, avec la création du St. Michael's Printshop, à St. John's (Terre-Neuve) et de l'Open Studio, à Toronto, ainsi que du Dundarave Print Shop et de la Malaspina Printmakers Society, à Vancouver.

La sélection de livres d'artistes présentée ici vise à offrir un portrait de ce qui se fait, aux échelons régional et local, dans les ateliers québécois. Leur choix se fonde sur la cohésion existant entre l'unité de la réalisation finale de l'oeuvre et l'idée maîtresse du projet.

Graff, Centre de conception graphique

« Depuis plus de 40 ans, Graff se voue à la recherche et à la production en art actuel dans les différentes techniques de l'estampe. L'un de ses principaux objectifs est d'offrir un lieu dynamique de création aux artistes professionnels. Ainsi, près d'une soixantaine d'artistes appartenant à différentes générations et privilégiant des esthétiques variées profitent d'un accès illimité à des ateliers d'informatique, de sérigraphie, de lithographie de gravure en creux et en relief. La communauté artistique bénéficie également d'un programme d'activités annuel incluant des rencontres entre artistes, des stages spécialisés, des projets collectifs, des résidences à l'étranger et des collaborations artistes-imprimeurs qui favorisent les échanges et la recherche en estampe contemporaine.

En marge de ce premier mandat de recherche et de création, Graff s'est également donné pour mission l'animation et la sensibilisation du grand public à l'art contemporain. Ainsi, le centre propose régulièrement des démonstrations, des ateliers didactiques, des cours d'initiation et des cours privés qui s'adressent à un large public incluant des groupes scolaires, des étudiants et des adultes. Des expositions sont également proposées de façon « récurrente.

Livre ouvert, debout, montrant, de face, ses plats de couverture et son dos, ainsi que, derrière, ses pages ouvertes en éventail. Les plats sont couverts d'un tissu texturé beige, tandis que le dos est formé de minces tiges de bambou liées avec de la ficelle beige. Le plat recto comporte, en haut au centre, une étiquette blanche avec de la typographie noire centrée dans sa partie supérieure.

Livre d'heures: millénaire 3, siècle 1, décennie 1, unité 4, envoyé

Source

À l'instar de ces recueils qui, au Moyen-Âge, servaient à marquer la chronologie du jour, Le Livre d'heures propose une réflexion sur la façon dont nous concevons aujourd'hui la gestion de cet espace. L'unité visuelle de ce livre sous la forme de codex, réalisé par cinq artistes aux pratiques variées, tient à l'usage du procédé unique, issu des technologies numériques, qui y est fait pour inscrire et imprimer l'ensemble des images. Le déploiement des pages permet une forme de chevauchement dans le « territoire imprimé » de chacun des artistes, ce qui a pour effet de renouveler leur réflexion initiale.

Engramme

« Engramme est un centre d'artistes autogéré qui se consacre depuis plus de 30 ans à la promotion de l'estampe originale. Il favorise une réactualisation de celle-ci comme domaine privilégié de la création en arts visuels actuels. Engramme demeure particulièrement présent pour soutenir l'évolution de l'estampe dans toutes ses techniques avec cinq ateliers : gravure en creux et en relief, lithographie sur pierre ou sur plaque, sérigraphie traditionnelle ou UV, estampe numérique. Les activités de diffusion et de production d'Engramme fournissent autant d'occasions de développer des expertises nouvelles tout en interrogeant constamment ce médium dans sa tradition. Sa programmation d'expositions en galerie, de résidences d'artistes, de bourses de recherche et de publications offre un reflet privilégié des tendances actuelles de même que de la diversité des recherches artistiques en estampe. »

L'expression « code blanc » fait référence au signal d'urgence, utilisé en milieu hospitalier, pour demander une aide immédiate lorsqu'une personne manifeste un comportement agressif potentiellement incontrôlable. Code blanc est un compendium de pathologies fantaisistes, inventées par les artistes.

Atelier de l'Île

« Depuis sa fondation, l'Atelier de l'Île privilégie la recherche, la création et la production en estampe contemporaine tant au niveau traditionnel que numérique. Il est ouvert aux artistes professionnels de toutes disciplines désirant intégrer l'estampe et l'art imprimé dans leurs œuvres. L'Atelier est un lieu destiné à regrouper les artistes à des fins de compagnonnage, d'animation et d'exposition dans le domaine de l'estampe. La pratique des métiers de la gravure ainsi que l'enseignement, la transmission des connaissances, restent au coeur de ses préoccupations. Les buts de l'Atelier visent à encourager la solidarité entre les artistes, à stimuler la création de projets collectifs et individuels, à favoriser les contacts entre les membres, à défendre leurs droits communs ainsi qu'à garder l'endroit propice à l'esprit créateur. L'Atelier s'engage à offrir aux artistes un lieu doté d'équipement spécialisé, entretenu adéquatement, et le soutien technique nécessaire, au besoin.

Incorporé depuis 1978, l'Atelier de l'Île accueille chaque année des artistes en résidence, qu'ils soient de la relève, à mi-carrière ou accomplis. L'Atelier soutient ces artistes de passage bénéficiant d'un séjour de création et qui constituent une source de renouvellement, motivante et stimulante dans les rencontres entre membres. »

À l'arrière-plan, coffret beige en bois, debout, contenant plusieurs petits cahiers aux pages blanches. Debout appuyé sur le coffret, à gauche, un des cahiers avec, à mi-hauteur de la page blanche, de la typographie noire. À l'avant-plan, cahier ouvert : page de gauche grise avec une illustration figurant une fillette, dessinée au trait en noir, avec quelques rayures rouges; page de droite grise avec une illustration figurant une tête de porc, dessinée au trait en noir, avec quelques rayures en rouge, et de la typographie noire décolorée le long du bas et du côté droit de la page.

L'autre heure…

Source

Le changement de millénaire fut propice à la réalisation du projet L'autre heure… , un assemblage de 17 feuillets, produits par autant de membres de l'atelier. Il y est fait allusion à toutes ces expressions relatives au temps d'usage courant dans la conversation. Les artistes ont puisé leur inspiration dans le répertoire intemporel des citations pour présenter leur vision.

Atelier Presse Papier

« L'atelier Presse Papier est un centre de production en estampe contemporaine. Plusieurs artistes y travaillent et mènent des carrières florissantes et reconnues dans le monde de l'estampe. Cependant, les artistes qui composent le groupe des membres ne sont pas limités à la production d'estampes; ils ont des activités artistiques de tous ordres. Presse Papier est aussi doté d'un centre de diffusion en art contemporain où les productions d'artistes peuvent être vues, qu'ils proviennent de la région trifluvienne, du Québec ou d'ailleurs au Canada et dans le monde. Par ce centre de diffusion, Presse Papier marque son ouverture envers toutes les formes d'art visuel et en fait la promotion constante dans son environnement.

La mise sur pied et la présence de Presse Papier a été un facteur catalytique dans l'essor qu'a pris la culture dans la région. Les années qui ont suivi ont vu la fondation d'autres regroupements artistiques, en arts visuels et dans d'autres disciplines; elles ont aussi vu la carrière de plusieurs artistes prendre une importance nationale et internationale. Presse Papier a su s'imbriquer dans le milieu culturel et le tissu social de sa région. L'atelier est un point de mire et un ambassadeur apprécié; les projets qu'il mène sont, la plupart du temps, des succès, où qu'ils soient présentés. »

Long coffret rectangulaire blanc, ouvert, dont l'intérieur du couvercle comporte de la typographie noire et un logo noir. Dans le coffret, cinq piles de cahiers à couverture blanche avec, au centre, de la typographie noire. Au bas de chaque pile de cahiers, ruban bleu dépassant du du fond du coffret. La deuxième pile depuis la gauche, à l'extérieur du coffret, laisse voir des images abstraites en couleurs ou de la typographie noire.

La collecte

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Véritable tour de force, La collecte a permis de réunir les œuvres de 275 artistes, des cinq continents, dans un même emboîtage. S'inspirant de la thématique du chiffre « 2 », le dialogue visuel s'est établi outre frontière, mettant ainsi en évidence les similitudes d'intérêts qui rassemblent les artistes du monde entier. Le projet final fut offert aux 22 pays participants et, dans chaque lieu, assemblé alors sous la forme d'une murale. Assumant ainsi la dimension textuelle du projet, le Festival International de la Poésie de Trois-Rivières a choisi cinq auteurs provenant d'autant de continents.

1 Il s'agit des artistes Jean Brodeur et Denis Lefebvre.