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Bannière: William E. Logan et la Commission géologique du Canada : Pierre à pierre
Introduction
Interprétation des collections
Collections numériques
Institutions partenaires

Introduction :

William Logan : l'auteur

William Logan : sa biographie

William Logan : ses documents

Ses journaux

Ses carnets

Ses publications

Ses cartes géologiques

L'interprétation des collections

Le pouvoir des images : les cartes géologiques

Carte intitulée GEOLOGICAL MAP OF CANADA..., de William Logan et James Hall

« Geological Map of Canada and the Adjacent Regions Including Part of Other British Provinces and of the United States », de William Logan et James Hall, 1869
Source

Les cartes étaient le résultat le plus frappant des études géologiques du dix-neuvième siècle. Elles divisaient le territoire en un minimum de 30 portions, colorées selon leurs caractéristiques, ce qui en faisait une source d'information complète, précise et facile à comprendre. Les bureaucrates, les investisseurs et les colons n'avaient qu'à jeter un coup d'œil à une carte géologique pour connaître l'avenir économique de la parcelle de territoire qui les intéressait. Était-elle propice à l'agriculture, à la foresterie, à l'exploitation d'une carrière, à l'exploitation minière, ou s'agissait-il d'une région stérile qu'il valait mieux éviter? Cependant, si elles étaient extrêmement utiles, les cartes géologiques précises étaient aussi extrêmement difficiles à produire.

Photo de William Logan dans son laboratoire, à Montréal

William Logan dans son laboratoire, à Montréal
Source

En Grande-Bretagne, les géologues coloraient simplement les cartes existantes, faites à partir de levés trigonométriques. Au Canada, par contre, il n'y avait aucun programme de cartographie du genre au dix-neuvième siècle. Une bonne partie de la tâche de Logan consistait par conséquent à réunir et à faire concorder les nombreuses cartes partielles dont il disposait. Sa carte géologique de l'Amérique du Nord britannique a été exposée à Paris en 1855 et publiée en petit format, mais il en était insatisfait en raison de son manque de précision sur le plan géographique. Il a par la suite utilisé les signaux horaires télégraphiques afin de déterminer avec plus d'exactitude la longitude des villes canadiennes. La version améliorée de sa carte a été publiée sur une très petite échelle (79 km au cm ou 125 mi au po) dans l'Atlas de cartes et de Coupes, de 1865, et une version plus grande (16 km au cm ou 25 mi au po), comptant des milliers de toponymes additionnels, est parue en 1869 (elle était toutefois datée de 1866). Comparée aux normes britanniques, cette carte était encore très générale et n'avait pour principale utilité que de donner une vue d'ensemble du Canada et des territoires environnants.

Photo du mont Logan, au Yukon

Le mont Logan, au Yukon
Source

Les cartes géologiques n'avaient été inventées que vers 1800 et les techniques de cartographie étaient toujours en évolution à l'époque de Logan. L'impression couleur représentait à elle seule un défi de taille : au milieu du siècle, on pouvait produire de petites cartes par chromolithographie, mais il fallait encore colorer à la main les cartes de grandes dimensions. Logan a employé le système de couleurs en vigueur en Grande-Bretagne pour sa carte de 1865, mais le contraste n'était pas assez marqué entre certaines formations adjacentes, et il a abandonné ce système pour sa carte de 1869. Parmi les plus frappantes caractéristiques géologiques du Canada révélées dans cette carte, la plus évidente est sans doute la dominance d'une vaste région de roches laurentiennes (nommée ultérieurement Bouclier canadien), qui couvre la majeure partie de l'Ontario et du Québec au-delà des territoires colonisés, ainsi que la région au nord-ouest de ces provinces, qui allait bientôt faire partie du Canada.

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