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ARCHIVÉE - Médecins canadiens célèbres

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Bref historique

Photo d'un shaman ou guérisseur

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Un shaman ou guérisseur

L'histoire de la médecine au Canada

Au Canada, la médecine débute longtemps avant l'arrivée des colons français. Les Premières nations se transmettent leurs traditions oralement, mais seulement quelques colons blancs notent leurs pratiques. La médecine pratiquée par les Premières nations est liée à leurs croyances spirituelles. Par exemple, on croit qu'une maladie provient généralement de problèmes spirituels et nécessite donc un traitement spirituel. Ces traitements sont prodigués par un shaman ou guérisseur.

Les Premières nations traitent aussi certaines maladies avec différents remèdes à base de plantes médicinales telles l'essence de gaulthérie et la sanguinaire qui sont très efficaces, et avec différentes pratiques physiques comme les sueries et les massages.

Les premiers chirurgiens

Lorsque la Nouvelle-France est cédée aux Britanniques, les chirurgiens militaires dominent le système médical. Les premiers colons du Haut-Canada, et les Premières nations qui entrent en contact avec eux, succombent à de nombreuses maladies infectieuses. Plusieurs de ces maladies, comme la rougeole, la fièvre typhoïde, la diphtérie et la variole, n'existent pas en Amérique du Nord, mais y sont amenées par les Européens. S'ils n'ont pas accès à un médecin, les gens se soignent avec des remèdes de grand-mère et des remèdes à base de plantes élaborés à partir des connaissances des Premières nations. Les sages-femmes aident habituellement les femmes à accoucher.

Illustration intitulée THE DOCTOR IN HIS TENT (Le docteur dans sa tente) [traduction libre], 13 mars 1875

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Illustration intitulée The Doctor in His Tent (Le docteur dans sa tente) [traduction libre], publiée dans le Canadian Illustrated News, 13 mars 1875


Illustration intitulée COLONIAL DEFENCES. ARMY MEDICAL PANNIER FOR FIELD SERVICE (Défense coloniale. Porte-bagages utilisés par le Service de santé en campagne) [traduction libre], 20 mai 1871

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Illustration intitulée Colonial Defences. Army Medical Pannier for Field Service (Défense coloniale. Porte-bagages utilisés par le Service de santé en campagne) [traduction libre], publiée dans le Canadian Illustrated News, 20 mai 1871


Illustration intitulée TORONTO: HEALING THE SICK BY MAGNETIC TREATMENT, IN THE AGRICULTURAL HALL (Soigner les patients par traitement magnétique dans la salle Agricultural Hall) [traduction libre], 5 février 1876

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Illustration intitulée Toronto: Healing the Sick by Magnetic Treatment, in the Agricultural Hall (Soigner les patients par traitement magnétique dans la salle Agricultural Hall) [traduction libre], publiée dans le Canadian Illustrated News, 5 février 1876

David Parker, un médecin des Maritimes, est le premier médecin canadien à opérer un patient sous anesthésie. William Fraser Tolmie, en Colombie-Britannique, qui travaille comme chirurgien et commerçant pour la Compagnie de la Baie d'Hudson, effectue probablement une des premières opérations modernes sur la côte ouest lorsqu'il retire une tumeur du sein d'un marin.

Les premières écoles de médecine

De nombreux médecins du Canada sont des émigrants du Royaume-Uni et des États-Unis. Ils aident à mettre en place les premières écoles de médecine au Haut-Canada dans les années 1820. Une de ces écoles devient la faculté de médecine de l'Université Victoria. Une autre, l'Institut médical de Montréal, devient la faculté de médecine de l'Université McGill en 1829.

Dans les années 1850, les étudiants des écoles de médecine canadiennes assistent à des cours magistraux, mais on ne leur offre que peu d'expériences en laboratoire. Les installations sont plutôt rudimentaires et les étudiants n'ont pratiquement pas d'expérience avec des patients. On doit attendre jusque vers la moitié des années 1870 pour qu'un certain William Osler, un professeur talentueux et reconnu, prenne la direction de l'école de médecine de McGill et y propose des microscopes et la pratique des dissections dans les cours d'anatomie.

En 1839, un groupe de médecins de Toronto fonde le Collège des médecins et des chirurgiens du Haut-Canada. Toutefois, sa constitution est annulée en 1840. Un nouveau collège, avec des droits d'évaluation des praticiens et des diplômés universitaires, est formé en 1869.

Illustration intitulée MONTREAL: THE HOTEL DIEU, OR CATHOLIC GENERAL HOSPITAL (Montréal : l'Hôtel Dieu, ou l'Hôpital général catholique) [traduction libre], 24 avril 1875

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Illustration intitulée Montreal: The Hotel Dieu, or Catholic General Hospital, (Montréal : l'Hôtel Dieu, ou l'Hôpital général catholique) [traduction libre], publiée dans le Canadian Illustrated News, 24 avril 1875


Photo d'une salle d'opération, Halifax (Nouvelle-Écosse), vers 1898-1907

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Salle d'opération, Halifax (Nouvelle-Écosse), vers 1898-1907


Photo du Dr Wilfred Grenfell examinant un jeune patient de l'hôpital, vers 1905-1915, Harrington Harbour [Québec]

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Dr Wilfred Grenfell examinant un jeune patient de l'hôpital, vers 1905-1915, Harrington Harbour [Québec]

Les épidémies

Alors que la population de l'Amérique du Nord britannique augmente, sa prédisposition aux maladies s'intensifie. Des épidémies de choléra éclatent en 1832, en 1834, en 1849 et durant les années 1850. Les médecins ne s'accordent pas pour dire si la maladie est contagieuse. En 1834, William Kelly, un chirurgien de la Marine royale, suggère qu'il y a peut-être un lien entre les maladies, comme le choléra, et l'assainissement des eaux. À la fin du siècle, les dirigeants commencent à promouvoir un assainissement adéquat des eaux usées, l'utilisation d'eau potable, et à proposer des vaccins pour combattre des maladies comme la variole.

Deux grandes découvertes

Au cours du XIXe siècle, il y a deux découvertes importantes dans le domaine de la médecine. La première, dans les années 1840, est la découverte de l'anesthésie qui a rendu la chirurgie indolore. La deuxième, faite par l'Anglais Joseph Lister, prouve que le taux de rétablissement des patients blessés bénéficie grandement de la désinfection des plaies. Jusqu'alors, les chirurgiens ne stérilisent leurs outils que rarement et ne lavent leurs mains que de manière superficielle. En peu de temps, le traitement antiseptique de Lister est utilisé dans les salles d'opérations partout au pays.

Les femmes médecins

Dans les années 1850, les femmes canadiennes ne peuvent toujours pas être admises dans des écoles de médecine canadiennes. Ce qui signifie que des femmes comme Emily Stowe et Jennie Trout doivent aller étudier à l'étranger. Ce n'est qu'en 1871 que les deux femmes sont finalement admises à l'École de médecine de Toronto. Elles deviennent les premières femmes à obtenir, du Collège des médecins et des chirurgiens de l'Ontario, leur permis de pratiquer la médecine. Le Collège de médecine pour les femmes de l'Ontario, affilié à l'Université de Toronto, est fondé en 1883, grâce aux pressions de l'Association des suffragettes de Toronto, sous la direction d'Emily Stowe.

Un document de référence

William Osler a été le médecin le plus important du XIXe siècle à contribuer au prestige de la médecine au Canada et à l'étranger. William a été formé à l'école de médecine de Toronto et à l'Université McGill où il a été ensuite professeur. Il a enseigné la médecine à l'Université de la Pennsylvanie, à l'hôpital et à l'école de médecine Johns-Hopkins et à l'Université d'Oxford à titre de professeur regius. En 1892, il a écrit son plus grand ouvrage de référence, The Principles and Practice of Medicine (principes et pratiques de médecine), qui devient le plus important manuel médical des 40 années suivantes. Sa façon de mettre l'accent sur l'étude de l'anatomie et l'enseignement au chevet des patients a transformé l'enseignement médical en Amérique du Nord.

Les découvertes du XXe siècle

La recherche médicale au Canada a été accélérée par deux importantes découvertes médicales au début du siècle. La première a été la découverte de l'insuline par Frederick Banting et ses collègues, Charles Best et J.J.R. MacLeod, en 1922. Leur découverte a permis de sauver ou de transformer la vie de millions de personnes souffrant de diabète. La deuxième, grâce à un important don de la Fondation Rockefeller, a été l'ouverture en 1934 de l'Institut neurologique de Montréal par Wilder Penfield, un établissement qui permet l'étude du cerveau. Wilder est surtout connu pour sa découverte d'un traitement chirurgical contre l'épilepsie.

Photo d'une infirmière avec de jeunes patients atteints de la polio à l'hôpital universitaire d'Edmonton (Alberta), septembre 1947

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Une infirmière avec de jeunes patients atteints de la polio à l'hôpital universitaire d'Edmonton (Alberta), septembre 1947

Au cours des années précédant la Deuxième Guerre mondiale, on apprend que plusieurs maladies peuvent être évitées grâce à l'immunisation. Cette découverte, de concert avec celle sur les bienfaits réels d'une meilleure alimentation, permet de prévenir beaucoup de maladies et d'allonger la vie des gens. De plus, les hôpitaux deviennent des endroits plus sécuritaires pour les malades et les chirurgies. Ils deviennent aussi plus sophistiqués et plus aptes à obtenir des résultats satisfaisants. La découverte des sulfamides dans les années 1930 précède l'arrivée des antibiotiques, qui contribuent aussi à contrôler les maladies.

Aujourd'hui, les gens vivent mieux et plus vieux grâce à la persévérance et à l'engagement de ces personnes qui ont aidé à combattre les maladies et à améliorer notre qualité de vie.

De nombreux médecins canadiens ont influencé la croissance de leur propre pays non seulement comme médecins, mais aussi comme politiciens, inventeurs, explorateurs et militaires. D'autres, comme Robert McClure, Davidson Black et Norman Bethune, sont devenus plus connus pour leur travail à l'étranger, notamment en Chine.