Aquarelles
De nombreuses dames distinguées de l'époque victorienne étaient des artistes accomplies dans le domaine de l'aquarelle, car apprendre à dessiner et à peindre faisait bien souvent partie de l'éducation des filles de classe moyenne ou supérieure. Ce n'était pas le cas, toutefois, pour les enfants de Thomas Strickland. En effet, ceux-ci ont reçu une éducation plus axée sur l'instruction et la formation pratique. À l'adolescence, Susanna a convaincu May Ritchie, épouse du pasteur de la Congregational Church de Wrentham, de lui enseigner les rudiments de la peinture et de l'aquarelle. En retour, Susanna a fait du bénévolat dans l'école de Ritchie pour les enfants pauvres du village.
Tout au long de sa vie, Susanna s'est tournée vers l'aquarelle par plaisir et pour gagner de l'argent (voir Roughing It in the Bush, chapitre 11, et la lettre de Susanna à Catharine du 18 novembre 1866). Elle peignait principalement des fleurs et ajoutait parfois de petits animaux ou des oiseaux aux tableaux. À l'occasion, Susanna esquissait de petites scènes, notamment dans sa série d'aquarelles sur les mines de Marmora. Quelques-uns des nombreux tableaux qu'elle a vendus pour suppléer à son revenu ont été peints non sur du papier, mais sur des champignons d'érable séchés - curiosité populaire chez les collectionneurs de la fin de l'époque victorienne.
Susanna a enseigné ses techniques de peinture à sa fille Agnes, qui s'en est bien servi pour illustrer les livres de Catharine Parr Traill Canadian Wild Flowers et Studies of Plant Life in Canada.
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