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Émigration et vie dans les bois

Premier établissement
Vie pionnière
Les Autochtones
Défis de l'émigration
Dernières années dans les bois


Premier établissement

Illustration d'une cabane en rondins tirée

Les familles Moodie et Traill ont débarqué à Cobourg à leur arrivée dans le Haut-Canada en 1832. De 1832 à 1834, période au cours de laquelle Susanna a donné naissance à deux autres enfants, les Moodie ont tenté d'exploiter une ferme déjà défrichée près de Port Hope. Les spéculations financières de John ainsi que la nécessité d'employer une aide ménagère et des ouvriers agricoles réduisaient rapidement leurs économies. Et comme ils trouvaient leurs voisins yankees hostiles et peu serviables, ils ont vendu leur première ferme et déménagé dans les bois près de Lakefield où la famille Traill avait construit une maison de rondins et défriché les toutes premières acres avec le concours de Samuel Strickland.

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Vie pionnière

La vie d'un pionnier dans les bois est décrite dans deux ouvrages célèbres : Roughing It in the Bush (1852) de Susanna Moodie et Les forêts intérieures du Canada (1843) de Catharine Parr Trail. Les réunions de voisins pour des travaux en commun, l'essartement, le labourage, les récoltes, le chauffage des maisons et bien d'autres aspects de la vie rude des pionniers y sont évoqués de manière vivante; on y donne aussi des descriptions relatives au climat, aux Autochtones, au paysage et à la faune.

Ces deux livres mettent en relief à la fois l'isolement et la solitude des pionniers de même que leur autosuffisance et leur système d'entraide communautaire. Les voisins exécutent en commun des projets d'envergure tels que le défrichage de la terre et la construction de maisons. Ils partagent également leur savoir en tant que sages-femmes, homéopathes, dentistes, enseignants et pasteurs. Sans ce système d'entraide, la vie dans les bois aurait été précaire, vu la distance qui séparait les fermes des villes les plus proches. En 1853, Traill a collectionné et consigné dans un précis à l'intention des femmes intitulé The Female Emigrant's Guide de nombreuses techniques et astuces de survie des pionniers.

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Défis de l'émigration

Les introductions des deux ouvrages précités de même que la conclusion souvent citée de Roughing It rappellent la longue lettre que John Moodie a écrite à James Traill le 8 mars 1836 concernant les conditions et les difficultés qui caractérisaient la vie des immigrants et les solutions possibles. Dans les années 1830, les Britanniques émigraient généralement pour des raisons économiques. Que l'on soit de la classe ouvrière ou de l'élite, il était impossible de se trouver en Grande-Bretagne un emploi pouvant nourrir une famille. Mais beaucoup d'émigrés n'ont pas pu prospérer parce qu'ils ne savaient pas travailler manuellement et que la colonie offrait peu de possibilités de gagner sa vie. Dans sa lettre, John souligne le besoin de capitaux pour développer l'infrastructure de la nouvelle colonie afin qu'elle puisse mieux faire vivre les colons et la mère patrie. Des investissements privés sous forme de réseaux de transport ou de transactions foncières ainsi que les services qui en découleraient pourraient constituer une autre source de revenu pour le nouvel immigrant inapte à la vie agricole dans les bois ou pour l'investisseur anglais au pays.

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Dernières années dans les bois

La correspondance restante des deux sï¿œurs, celle qui traite de leur vie dans les bois, montre que lettres et colis leur ont servi de liens importants avec le monde extérieur. Cela était particulièrement vrai lorsque l'émigration avait séparé les familles ou, plus près de chez eux, lorsque des événements comme la Rébellion de 1837 avait fait en sorte que John Moodie et Thomas Traill avaient quitté leur ferme pour se joindre à la milice. Pour John Moodie, l'entrée dans la milice s'est traduite par des absences prolongées. Durant ce temps, Susanna a lutté avec l'aide de ses voisins (voir leurs lettres entre février 1838 et juillet 1839). En 1839, à la suite de la nomination de John au poste de shérif du comté de Hastings, la famille Moodie a pu déménager à Belleville, échappant ainsi à ce que Susanna appelait « l'univers carcéral » [traduction libre] de la maison dans les bois (voir la lettre de John à Susanna du 24 novembre 1839 et l'introduction du livre de Susanna Life in the Clearings).

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