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Vie dans les villes

Vie sociale
Vie politique


Vie sociale

Susanna et John Moodie et leur famille, vers 1866

Les familles Moodie et Traill avaient quitté l'arrière-pays avant le début des années 1840. Leurs lettres, leurs journaux intimes et leurs ouvrages publiés durant cette période en disent long sur la vie dans les villes ou « la vie dans les clairières » [traduction libre], comme l'appelait Susanna Moodie. Publié en 1853, son livre du même nom est une fenêtre ouverte sur les types de comportements sociaux dans les communautés canadiennes vers le milieu du siècle. Bien qu'elle s'inspire pour l'essentiel de ses expériences personnelles à Belleville et dans la région avoisinante, elle s'est également rendue à Kingston, à Toronto et à Niagara Falls où, en prévision de l'ouvrage, elle a pris note des traditions religieuses, des distractions types, de l'importance des foires provinciales et locales, des formes que revêtent la droiture et le papotage, des idées types sur l'éducation, des attitudes sociales envers les « fous » et du traitement qui leur est réservé ainsi que des opinions courantes sur les écrivains et les artistes.

Ses lettres, comme celles de Catharine, font parfois état de réflexions critiques sur des pratiques sociales et familiales. Mais, comme elle le reconnaissait elle-même, elle disposait de peu d'informations sous forme de données statistiques sur les activités sociales : « Je sais très peu de choses sur la colonie pour pouvoir écrire un ouvrage d'ensemble » sur cette question importante. De sorte qu'en parlant de « la prospérité croissante et des avantages commerciaux » [traduction libre] du Canada vers le milieu du siècle, Susanna s'est appuyée sur des anecdotes, ses expériences personnelles et ses convictions intimes de dame anglaise (Life in the Clearings, Toronto : McClelland and Stewart, 1989, p. 13). The Canadian Emigrant's Guide (1854), le livre de Catharine, offre une foule de conseils pratiques aux ménagères et, à l'instar du livre de Susanna Life in the Clearings (1853), présente plusieurs aperçus de l'évolution de la vie sociale au Canada.

Les lettres et les livres des deux sï¿œurs fourmillent d'observations personnelles sur les pratiques sociales et familiales. Les lecteurs y trouveront décrits des rituels de famille, des loisirs et des activités spéciales telles que des fêtes (voir la lettre de Susanna à Catharine du 25 décembre 1853), des modes de transport, notamment le train qui venait de faire son apparition, la pratique du deuil, les préoccupations de parentss au sujet de leurs enfants et la formation pratique des enfants des proches, l'importance accordée aux relations familiales ici et ailleurs, la recherche des postes par le jeu d'influence pour gagner sa vie, le rôle de l'armée dans la vie quotidienne, les défis que les jeunes doivent affronter pour ce qui est des carrières, les habitudes de lecture personnelles et publiques, et même la pratique secrète mais exaltante du spiritisme à Belleville dans les années 1850. On peut trouver ces aspects de la vie sociale et bien d'autres encore dans les livres et les lettres des deux sï¿œurs.

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Vie politique

Dans le Haut-Canada, la politique et la religion étaient deux piliers déterminants de la vie sociale. Les tendances politiques de quelqu'un et son lieu de culte déterminaient autant sa place et son rôle dans la société que sa richesse et ses relations personnelles. Le climat politique était particulièrement tendu. Au lendemain de la rébellion de Mackenzie en décembre 1837, les passions politiques étaient très exacerbées. Au départ, les Moodie ont fait montre de leur loyauté envers l'Angleterre et les institutions britanniques. Ils n'étaient pas conscients des injustices perpétuées par les responsables politiques de la province, notamment le front conservateur appelé Pacte de famille.

Toutefois, les Moodie n'ont pas tardé à se raviser, ayant vite appris que l'agitation dans la province avait au fond de nombreux motifs valables. De plus, fort de son expérience en tant que payeur du régiment du district de Victoria à Belleville (de novembre 1838 à juillet 1839, John Moodie a compris la légitimité et l'importance du mouvement militant en faveur d'un gouvernement responsable. Son évaluation de la situation politique au début de 1839 (voir sa lettre à Susanna du 24 mai 1839) ne laisse aucun doute quant à son soutien au rapport de Lord Durham et du programme de réformes de Robert Baldwin et de ses partisans. Aux yeux de John Moodie, son appui aux réformes politiques ne saurait en rien mettre en question sa loyauté envers la Grande-Bretagne et l'héritage britannique au Canada.

John Moodie, une fois devenu shérif de Belleville, a payé cher ses tendances réformistes. Détesté en tant qu'étranger par les conservateurs, dont certains étaient d'ailleurs déçus de le voir au poste qu'ils convoitaient, il s'est trouvé la cible de leur hostilité politique soutenue. Les avocats et les partisans du parti conservateur ont fait tout ce qu'ils pouvaient pour rendre son travail difficile. John s'est vu importuné avec des plaintes frivoles et vexatoires et retardé dans ses efforts pour mener à bien ses poursuites. Son salaire de shérif n'était-il pas fonction du nombre de cas qu'il pouvait poursuivre avec succès? Ces difficultés et son ostracisme social avaient de quoi rendre sa vie et celle de sa famille difficiles. Malgré ses efforts pour trouver le juste milieu dans ses activités locales, y compris l'église où il s'efforçait d'apaiser les anglicans plus conservateurs et les méthodistes et les presbytériens, partisans des réformes (voir sa lettre à Susanna du 24 novembre 1839), John Moodie s'est trouvé devant un cruel dilemme qui portait atteinte à l'exercice de ses fonctions et au moral de sa femme.

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