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ARCHIVÉE - Enregistrements sonores autochtones : la musique et la chanson

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Les Métis

Les origines musicales

Les instruments traditionnels incluent le violon [www.metismuseum.ca/resource.php/00029] (consulté le 28 mai 2007), le concertina, l'harmonica, le tambour à main et la guimbarde, de même que des instruments simples comme des os ou des cuillères. Au début, les violons étaient rares et chers, puis les Métis ont créé leur propre version en bois d'érable et en écorce de bouleau.

La musique métisse traditionnelle combinait des chansons folkloriques de France et des îles Britanniques avec les influences caractéristiques de la phraséologie et du rythme autochtones. Des mélodies comme « The White Rose », provenant de la France médiévale, étaient chantées par les voyageurs dans les premiers temps de la traite des fourrures.

Ce que joue le violoneux métis est un mélange de mélodies étrangères et de rythmes de base autochtones. Le « turtulage » (rythme tenu avec des cuillères ou avec les talons, combiné avec le battement irrégulier d'un violon) donne la cadence à la gigue métisse, mélange de gigue irlandaise et d'autres pas.

La musique se développe

La musique est devenue une tradition orale, un moyen de perpétuer l'histoire et de documenter beaucoup d'aspects de la vie métisse. [www.metismuseum.ca/exhibits/celebration/index.php] (consulté le 28 mai 2007).

Les compositions témoignent du conflit historique entre le gouvernement et les Métis dans les années 1800. La Bataille de Seven Oaks (1816) a fait l'objet d'une chanson (dérivée de la musique de sentier de piégeage). C'était le début d'une nouvelle forme de musique métisse, de chants patriotiques et d'hymnes. D'autres chants évoquent des événements comme la Bataille de Batoche en 1885 (notamment le trajet entre la Fourche et Fort Carlton) et la pendaison de Louis Riel à Régina, en 1885 (« L'adieu de Riel »).

Parmi les chants traditionnels, on note Le Brandy et La gigue de la rivière Rouge. Pour pouvoir jouer cette dernière, le violon doit être accordé de façon que la corde du bas passe d'un sol à un la. La pièce entière est jouée et dansée en deux parties; lorsque le violoneux joue la partie haute, le gigueur exécute des pas particuliers.

Les violoneux traditionnels de style métis comptent, parmi beaucoup d'autres, John Arcand, Reg Bouvette et Hap Boyer.