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ARCHIVÉE - Enregistrements sonores autochtones : la musique et la chanson

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Diffusion commerciale et médiatique

Enregistrement de la musique autochtone

Les débuts de l'industrie du disque

Depuis le début des années 1900, l'industrie du disque et la radio influencent la musique autochtone. Pendant l'âge d'or de la radio (des années 1930 et 1940), les interprètes autochtones n'étaient jamais désignés comme tels. Ils faisaient simplement partie du paysage musical.

Durant la majeure partie du 20e siècle, la musique autochtone était considérée comme un « intérêt spécial ». En effet, seuls les passionnés et les universitaires l'enregistraient. Elle n'avait pas sa place parmi les principaux courants musicaux.


La révolution folk

En 1960, la renaissance de la musique folklorique a apporté un vent de changement. La maison de disques du Service du Nord de Radio-Canada a mis en ondes la musique d'artistes autochtones, dont celle de Willie Dunn (Coshunk), Morley Loon (Cri) et bien d'autres.

La chanteuse folklorique Crie Buffy Sainte Marie (d'origine canadienne mais adoptée et élevée aux États-Unis) [www.creative-native.com/] (disponible en anglais seulement, consulté le 28 mai 2007) a signé un contrat avec Vanguard Records. L'auteur-compositeur-interprète Tewa (Hopi/Narragansett) Peter La Farge [http://music.yahoo.com/ar-254822-bio--Peter-LaFarge] a obtenu un contrat avec Capitol Records. Il a travaillé aux États-Unis et aidé Buffy Sainte-Marie de même que Bob Dylan au début de leur carrière.


La télévision et la radio

Dans les années 1970, un petit nombre d'interprètes autochtones se produisaient à la télévision sur des réseaux nationaux comme Radio-Canada. À l'arrivée d'autres stations sur le marché, on a vu certaines émissions présenter des artistes autochtones et leur musique.

Par la suite, dans les années 1980 et au début des années 1990, des stations de télévision canadiennes indépendantes ont mis sur pied des émissions, des concerts et des spectacles de musique spéciaux, donnant ainsi aux artistes autochtones une visibilité nationale.

Les stations de radio universitaires et communautaires sont probablement celles qui ont le mieux soutenu la musique autochtone en offrant aux diffuseurs autochtones l'occasion de présenter des émissions culturelles.

Bien que peu d'artistes autochtones soient sous contrat avec d'importantes maisons de disques, la musique autochtone indépendante prend sa place en tant que caractéristique de l'identité canadienne. La communauté musicale a commencé à reconnaître le talent des communautés autochtones. Certains interprètes, comme Susan Aglukark, ont acquis une notoriété nationale et internationale.


L'Internet

Grâce à Internet et au nombre grandissant de diffuseurs indépendants, l'ampleur de la couverture médiatique de la musique autochtone s'est étendue. Les maisons de disques, ainsi que les stations de radio et de télévision autochtones font connaître le travail d'artistes autochtones partout en Amérique du Nord et dans le monde.

L'Internet a remplacé les maisons de disques, tant les grandes maisons que les maisons autochtones. Les artistes indépendants enregistrent eux-mêmes leur musique et la diffusent sur le Web. Des services comme MySpace, qui présente les profils, la musique et les coordonnées d'artistes, de même que iTunes Music Store, qui permet aux utilisateurs d'acheter et de télécharger des chansons à l'unité, offrent aux artistes la chance d'être connus partout dans le monde.