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ARCHIVÉE - « Sans craindre ni favoriser qui que ce soit » : les hommes de la Police à cheval du Nord-Ouest

Le héros populaire

La Police à cheval  -  Réalité et fiction

Photographie de James M. Walsh en tenue de style western, avant 1884.

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James M. Walsh en tenue de style western, avant 1884.

Au début des années 1890, la Police à cheval est pour la première fois incarnée dans un ouvrage de fiction. Les gens de l'extérieur des Prairies sont alors saisis par l'image romanesque de l'intrépide agent en tunique rouge qui veille à l'établissement pacifique des colonies de peuplement de l'Ouest. Dès 1893, le romancier Gilbert Parker, dans The Patrol of the Cypress Hills, décrit les exploits de la PCN-O en des termes qui deviendront bientôt la norme du roman populaire. En 1897, année du jubilé de diamant de la reine Victoria, la Police à cheval apparaît pour la première fois dans le périodique Boy's Own Paper, publié en Angleterre.

Transcription d'une lettre de Vitagraph, entreprise pionnière du cinéma, demandant des renseignements sur les uniformes de la Police à cheval, le 6 mars 1916.

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Transcription d'une lettre de Vitagraph, entreprise pionnière du cinéma, demandant des renseignements sur les uniformes de la Police à cheval, le 6 mars 1916.

La réalité fait écho à la fiction. Force rudimentaire comptant 300 hommes en 1874, la PCN-O gagne en trente ans envergure et respectabilité. À mesure que les immigrants affluent dans les Prairies, des villes s'édifient dans des lieux qui n'ont auparavant été fréquentés que par les bisons. La ruée vers l'or est une épopée frénétique et mouvementée dont les excès sont tempérés par la présence de la PCN-O. Dès les premières années du XXe siècle, la PCN-O repousse les limites du territoire qu'elle couvre, qui s'étend maintenant du Grand Nord à l'embouchure du fleuve Mackenzie et à l'île Hershel, et jusqu'à la baie d'Hudson.

Tout comme l'Ouest, la Police à cheval subit dès les années 1870 une transformation qui, non planifiée, s'impose d'elle-même. Cette transformation est l'œuvre des 4 200 hommes qui servent dans les rangs de la PCN-O, que ce soit pour quelques mois ou durant des décennies. Une poignée d'entre eux restent connus à ce jour, mais la plupart ont été oubliés par l'histoire.

Photographie de George B. Moffatt, en service de 1876 à 1903, commissionné en 1883.

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George B. Moffatt, en service de 1876 à 1903, commissionné en 1883.

Collectivement, les hommes de la PCN-O ont contribué à forger l'image actuelle de la Gendarmerie royale. Comme l'a observé avec justesse Margaret Atwood, le Canada est le seul pays qui compte un corps policier parmi ses symboles nationaux, et ce sont les membres de la PCN-O qui ont permis à ce symbole de s'imposer.

Si la Police à cheval a eu droit à la reconnaissance et aux applaudissements de la foule londonienne en juin 1897, c'est en raison de sa réputation qui, durant vingt-cinq ans, a été soigneusement façonnée par l'œuvre de centaines d'hommes qui ont quitté leur foyer pour la rudesse des Prairies. En 1904, la PCN-O est déjà un élément incontournable de la société des Prairies et est devenue presque indissociable du Yukon. Elle s'est taillé une place dans l'histoire et dans l'imagination populaire au Canada, aux États-Unis et dans les îles Britanniques. Grâce à leur détermination à assurer le maintien de l'ordre dans les Prairies et au Yukon, les membres de la PCN-O sont une véritable fierté pour le Canada d'aujourd'hui et une composante essentielle de notre identité.