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ARCHIVÉE - « Sans craindre ni favoriser qui que ce soit » : les hommes de la Police à cheval du Nord-Ouest

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La hiérarchie du corps des officiers

La structure hiérarchique du corps des officiers est simple. Elle comporte un commissaire, un commissaire adjoint, des surintendants et des inspecteurs.

Photographie de Donald Macdonald Maclean-Howard, en service de 1890 à 1920.

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Donald Macdonald Maclean-Howard, en service de 1890 à 1920.

Les commissaires

Entre 1873 et 1904, cinq hommes occupent le poste de commissaire : George French, James F. Macleod, Acheson G. Irvine, Lawrence Herchmer et Aylesworth B. Perry. Chacun a contribué à sa manière au succès retentissant de la PCN-O.

French structure la Police à cheval et lui confère son aspect militaire. Il ne tarde pas cependant à s'embrouiller avec le gouvernement, qui le remplace par James F. Macleod. Ce dernier est particulièrement doué pour les négociations avec les Premières nations, ce qui constitue un atout durant cette période déterminante de l'histoire des Prairies, où le gouvernement conclut des traités avec les Premières nations et travaille à l'établissement du système des réserves.

Acheson G. Irvine reconnaît l'importance de donner une meilleure formation professionnelle aux agents du corps policier. Il n'excelle cependant pas comme dirigeant durant la Rébellion de 1885 et est remplacé en 1886 par Lawrence Herchmer (dont la famille a des liens étroits avec Sir John A. Macdonald). Herchmer réorganise les activités de la Police à cheval afin de répondre à la nouvelle demande créée par l'achèvement du Chemin de fer Canadien Pacifique et par l'accroissement des colonies de peuplement. Il n'est toutefois pas très populaire auprès de ses collègues officiers. En 1900, le gouvernement Laurier le remplace par A.B. Perry, qui commandera la Police à cheval durant les vingt-trois années à venir.

Les surintendants

Biographie :
Sir Cecil Denny

Au niveau hiérarchique inférieur se trouvent les surintendants, qui durant la presque totalité de la période, ont pour rôle de commander les hommes des divisions. Ils sont responsables de l'administration et des opérations de leur division. Les commissaires Macleod, Irvine et Perry ont été surintendants avant d'être promus à l'échelon supérieur.

Avant 1886, les nominations au sein des divisions sont considérées comme permanentes. Toutefois, lorsque Lawrence Herchmer accède au poste de commissaire, il estime qu'il est dans l'intérêt du corps policier d'effectuer une rotation des surintendants d'une division à une autre sur une base régulière et équitable, ce qui rapidement devient la norme. Le salaire annuel des surintendants durant les années 1880 est de 1 400 $.

Les inspecteurs

Le premier échelon accédé par la plupart des officiers est celui d'inspecteur. Au sein de la division, les inspecteurs assistent les surintendants sur le plan opérationnel et reçoivent régulièrement diverses missions spéciales. L'accession à un échelon supérieur n'est jamais garantie en raison du nombre restreint des postes de surintendant. Parmi les 20 inspecteurs engagés entre 1886 et 1891, seulement 5 accèdent au grade de surintendant. Donald M. Howard, nommé inspecteur en novembre 1890, conservera ce titre durant les trente-cinq ans de sa carrière.

Photographie de Arthur H. Griesbach, en service de 1873 à 1903.

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Arthur H. Griesbach, en service de 1873 à 1903.

En réponse à l'accroissement du nombre d'agents, on engage en 1886 plusieurs nouveaux inspecteurs, dont Cortlandt Starnes, un officier de la milice qui a combattu durant la Rébellion de 1885 aux côtés des soldats du 65th Battalion (Mount Royal Rifles). Il demeure dans la Police à cheval pendant quarante-cinq ans et termine sa carrière après avoir occupé le poste de commissaire de 1923 à 1931. Charles Constantine, engagé en même temps que lui, connaît une aventureuse carrière de vingt-cinq ans en plus d'être le premier membre du corps policier à fouler le sol du Yukon.

Lettre de S.B. « Sam » Steele à un commissaire de la PCN-O, demandant la permission d'emmener sa famille au Yukon, 12 mai 1898.

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Lettre de S.B. « Sam » Steele à un commissaire de la PCN-O, demandant la permission d'emmener sa famille au Yukon, le 12 mai 1898.

Durant toute l'histoire de la PCN-O, il est possible quoique difficile pour un membre de gravir les échelons jusqu'au titre de commissaire. Bien entendu, il est plus facile pour un agent expérimenté d'assumer des fonctions d'officier que pour un milicien inexpérimenté ou pour un ancien officier de l'armée. Il y a cependant quelques exceptions : John H. McIlree reçoit le grade de sergent lorsqu'il entre dans la Police à cheval en 1873 et est nommé officier l'année suivante. Certains agents réussissent à « sortir du rang » pour être nommés officiers, par exemple, A.H. Griesbach, Lawrence Fortescue, Perry Neale et Sam Steele.

Les médecins praticiens

Les médecins praticiens (médecins et vétérinaires) membres de la PCN-O ont pour principale responsabilité de veiller à la bonne santé et au bien-être des hommes et des chevaux. Toutefois, ils desservent également les collectivités au sein desquelles ils vivent et travaillent, notamment les Premières nations et la population blanche locale. Ils sont engagés par le gouvernement et possèdent un grade d'officier.

Photographie de Dr John A. Kittson, en service de 1874 à 1882.

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Dr John A. Kittson, en service de 1874 à 1882.

Le Dr John Kittson, un diplômé de l'Université McGill né à St. Paul, au Minnesota, est le premier médecin praticien nommé officier dans la Police à cheval. Enrôlé en 1874, il prend sa retraite huit ans plus tard, en 1882.

Le Dr R. B. Nevitt, natif de Savannah, en Géorgie, et dont la famille s'est établie à Montréal durant la guerre de Sécession, est également nommé officier en 1874 et sert dans le corps policier durant quatre ans, avant d'aller s'établir à Toronto, où l'attend une brillante carrière de médecin. Fin observateur du monde qui l'entoure, il réalise à l'encre une merveilleuse série d'esquisses ayant pour thème la vie dans la Police à cheval et dans le Nord-Ouest durant les années 1870 (voir la section Ressources complémentaires).

Le Dr Augustus Jukes sert dans la PCN-O à l'époque de la Rébellion du Nord-Ouest et fait partie des médecins ayant la tâche d'interroger Louis Riel après la Rébellion afin de déterminer son état mental. Fait inusité, le Dr Jukes éprouve une certaine sympathie pour Riel, qu'il considère intéressant et sain d'esprit, abstraction faite de la position difficile dans laquelle ce dernier se trouve.