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ARCHIVÉE - « Sans craindre ni favoriser qui que ce soit » : les hommes de la Police à cheval du Nord-Ouest

S'enrôler

La quête du policier à cheval « parfait »

Photographie de S.B. « Sam » Steele, vers 1874.

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S.B. « Sam » Steele, vers 1874, héros canadien souvent considéré comme le modèle du policier à cheval.

Bien que les critères d'embauche, énumérés précédemment, ne soient pas des plus rigoureux, il est à certains moments difficile d'entrer dans les rangs de la PCN-O en raison du nombre restreint de postes offerts. En d'autres occasions cependant, surtout en 1885 et en 1886, la force doit engager de nombreuses recrues et procède généralement à un assouplissement des critères d'embauche. En d'autres mots, le policier à cheval « parfait » était inatteignable à l'époque.

Dès 1880, le commissaire Acheson G. Irvine informe le gouvernement que, selon lui, les meilleures recrues se trouvent parmi les fermiers et les jeunes hommes des régions rurales, car ils sont habitués aux dures tâches manuelles et savent prendre soin des chevaux.

Les médecins de la PCN-O jugent que les examens médicaux réalisés dans l'Est du Canada sont superficiels et que les recrues sont trop jeunes. Le Dr George Kennedy, par exemple, soutient en 1882 que l'âge minimum devrait être fixé à 21 ans. « Les garçons s'acquittent bien des tâches routinières dans la caserne, » déclare-t-il au commissaire, « mais ne sont pas à la hauteur lorsque vient le temps de remplir leur devoir de façon concrète. ».

Biographie :
James Tinsley

En raison de la croissance de la population de l'Ouest, la PCN-O doit, en 1885-1886, engager un grand nombre de nouvelles recrues, ce qui entraîne un tel assouplissement des critères d'embauche que de nombreux hommes satisfaisant à peine aux critères physiques élémentaires arrivent à entrer dans les rangs du corps policier. Certains d'entre eux sont même incapables de monter à cheval ! Jonas Wardell, de Hamilton, en Ontario, est âgé de 23 ans au moment de son enrôlement le 30 octobre 1885. Sa condition physique est si fragile qu'il se voit accorder plus de 150 jours de congé pour cause de maladie avant d'être congédié le 6 juillet 1887.

À partir du début des années 1890 et jusqu'au tournant du siècle, la PCN-O se permet d'être plus sélective. Ainsi, lors d'une campagne de recrutement dans les provinces maritimes en 1900, seulement 140 hommes sont sélectionnés parmi 335 candidats.

Photographie de membres de la PCN-O devant la chambre d'une vieille caserne, Division A, Maple Creek, Saskatchewan, 1892.

Source

Devant la chambrée d'une vieille caserne, Division A, Maple Creek, Saskatchewan, 1892.

Outre l'examen médical, il n'existe aucune véritable méthode de présélection des recrues éventuelles ou d'évaluation de leurs qualités personnelles, et les recruteurs ne disposent d'aucun moyen moderne de vérification des antécédents. Un certain nombre d'hommes recherchés par la justice parviennent donc à entrer dans la PCN-O, mais ils sont congédiés de la force lorsque la lumière se fait sur leur situation juridique.

Même en 1904, il est impossible de pouvoir réellement prédire si une nouvelle recrue deviendra ou non un bon policier à cheval. En mai 1904, deux hommes joignent les rangs de la PCN-O à Calgary, en Alberta. Parmi eux, George A. Watts, un jeune homme de Brantford, en Ontario, ne reste dans le corps policier que trente et un jours.

D'autres recrues ont plus de succès. William Hocking, un immigrant originaire de Cornwall, en Angleterre, établi au Canada depuis un an seulement, est enrôlé en même temps que Watts. Il connaît par la suite une brillante carrière comprenant plusieurs années de service au Yukon et outre-mer, au sein du Corps expéditionnaire canadien durant la Première Guerre mondiale. Il meurt du cancer en 1921.

La recherche du policier à cheval « parfait » s'intensifie en 1897 lorsqu'on apprend que la PCN-O participera aux célébrations du jubilé de la reine Victoria à Londres de diamant. Les hommes qui sont sélectionnés pour le jubilé sont choisis en fonction de la qualité de leur service, mais surtout en fonction de leur grandeur et de leur prestance.