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ARCHIVÉE - « Sans craindre ni favoriser qui que ce soit » : les hommes de la Police à cheval du Nord-Ouest

S'enrôler

La structure hiérarchique de la PCN-O

Photographie d'un groupe de sergents, quartier général de la PCN-O, Regina, 1890.

Source

Au mess des sergents, quartier général de la PCN-O, Regina, Saskatchewan, 1890.

Durant les dix premières années d'existence de la PCN-O, de nombreux grades sont en usage de façon confuse, notamment ceux de sous-gendarme, de gendarme intérimaire et de gendarme. La structure hiérarchique du corps policier est cependant simplifiée en 1880 pour prendre une forme qui demeurera stable durant les décennies à venir.

Le grade de gendarme est dès lors accordé à tous les hommes qui s'enrôlent dans la force. Ceux qui se donnent à l'ouvrage et qui font preuve d'une bonne conduite peuvent accéder à des échelons supérieurs, le spectre des grades allant de caporal, à sergent, à sergent d'état-major. C'est dans les années 1870 que le grade de sergent-major est créé au niveau des divisions. Le rôle du sergent-major est d'assurer une formation et un entraînement adéquats des recrues et de veiller au maintien de la discipline.

Au moment de l'inauguration de la Division dépôt (le centre de formation de la PCN-O) en 1885, on nomme un sergent-major de régiment ayant pour responsabilité de s'assurer de la formation en bonne et due forme des nouvelles recrues et de leur inculquer les traditions et les pratiques de la Police à cheval. Le premier à occuper le poste de sergent-major de régiment de la Division dépôt est Robert Belcher, un des premiers membres de la PCN-O.

La rémunération et les avantages

Les membres sont relativement bien payés pour l'époque. Durant sa première année de service, un gendarme reçoit 50 cents par jour. Au cours des années suivantes, son salaire reste le même, mais il a la possibilité de recevoir 5 cents supplémentaires s'il fait preuve de « bonne conduite ». Ce supplément pour bonne conduite augmente d'année en année, jusqu'à un plafond de 20 cents. Ainsi, un gendarme dont la conduite est jugée adéquate peut gagner à sa cinquième année de service jusqu'à 70 cents par jour. Les sous-officiers, les sergents et les caporaux gagnent de 85 cents à 1,00 $ par jour, et les sergents d'état-major, de 1,00 $ à 1,50 $.

Pour l'époque, ces salaires sont considérables. Les membres bénéficient également d'autres avantages, comme des rations et de l'équipement gratuits, un logement de qualité à la caserne et diverses possibilités d'obtenir un supplément salarial. Les artisans tels les forgerons, les tailleurs, les charpentiers et les différents autres ouvriers qualifiés qui sont membres réguliers de la Police à cheval reçoivent un supplément selon leur expérience et la nature de leur travail.

Photographie de membres de la PCN-O devant l'hôpital de la PCN-O à Lethbridge, en Alberta, Division K, 1893.

Source

Devant l'hôpital de la PCN-O à Lethbridge, en Alberta, Division K, 1893.

Les membres de la force reçoivent des congés, et l'accès à des soins médicaux est considéré comme un avantage social important. Les membres du personnel médical et hospitalier également membres réguliers de la PCN-O sont généralement des praticiens bien instruits et compétents.

En 1886 est adoptée une loi visant à garantir une pension de retraite aux membres ayant au moins vingt-cinq ans de service au sein de la Police à cheval. John Martin, né à l'Île-du-Prince-Édouard, est le premier membre à y avoir droit. À sa retraite, en 1899, il reçoit une pension de 90 cents par jour.

Ceux qui se blessent en devoir ou dans le cadre plus général de leur travail peuvent se retirer du service et recevoir des prestations d'invalidité. Seymour Farquharson, également natif de l'Île-du-Prince-Édouard, se tire accidentellement une balle dans un bras qui doit par la suite être amputé. Il reçoit son congé d'invalidité en 1900 et perçoit des prestations durant les soixante-quatre années qui suivent.