Au travail
Plus qu'un policier
L'image populaire du policier à cheval qui, au XIXe siècle, chevauche dans la plaine et fait respecter la loi d'une main ferme afin d'assurer un développement ordonné du territoire, présente un certain degré de vérité; mais la vie des policiers à cheval représente beaucoup plus que cette image romanesque.
Les policiers à cheval sont de fins observateurs de la société qui les entoure et produisent des rapports sur des activités de toute sorte n'étant habituellement pas liées au maintien de l'ordre. En effet, bien que les patrouilleurs du corps policier aient pour premier but d'empêcher le crime, ils s'efforcent également de recueillir différents types de renseignements qui leur permettent ensuite de produire dans les rapports annuels de la PCN-O des descriptions détaillées, voire encyclopédiques, du développement des territoires de l'Ouest canadien. Ces descriptions portent sur le rendement des cultures, la taille des ranchs, l'arrivée des pionniers et des immigrants. Les policiers à cheval évaluent les progrès des pionniers d'année en année et prennent soin d'apporter une aide particulière aux immigrants ne parlant pas l'anglais.
John Fitzpatrick, qui est membre de la PCN-O de 1879 à 1884, traite dans ses mémoires de 1921 de la polyvalence des membres de la Police à cheval, qui rendent une foule de services au plus grand nombre. Il écrit dans ses mémoires que les policiers à cheval agissaient à titre de magistrats, de shérifs, d'agents, de receveurs des douanes, de maîtres de poste, d'entrepreneurs de pompes funèbres et de délivreurs de permis. Qu'ils mariaient et enterraient les gens. Qu'ils étaient sont également inspecteurs de l'hygiène, représentants du bureau météorologique, en plus de participer à la conclusion de traités avec les Amérindiens et, par-dessus tout, d'agir à titre de diplomates.
D'autres responsabilités assumées par les membres de la Police à cheval s'ajoutent à cette liste, mais la plus importante d'entre elles est sans aucun doute celle d'effectuer des patrouilles policières.

