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ARCHIVÉE - « Sans craindre ni favoriser qui que ce soit » : les hommes de la Police à cheval du Nord-Ouest

Au travail

Le divertissement

Photographie de membres de la PCN-O à un repas de Noël, détachement de Bonanza, Territoire du Yukon, 1903.

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Repas de Noël, détachement de Bonanza, Territoire du Yukon, 1903.

En aucun moment la criminalité n'est-elle galopante dans les Prairies, et les patrouilles dans les colonies de peuplement ou les réserves indiennes éloignées ne sont généralement que des exercices de routine. Durant de longues périodes, il y a donc peu à faire, surtout en hiver. Bien que la PCN-O ait eu au cours de son histoire beaucoup de défis à relever, particulièrement durant la décennie qui a suivi sa création, la monotonie ronge la force et la détermination des ses membres les plus dévoués, car la vie quotidienne dans les casernes est trop souvent ennuyeuse.

Les membres du corps policier ont besoin de sources de distraction saines et éducatives. C'est pourquoi les autorités responsables de la PCN-O autorisent dès l'automne de 1874 l'achat de jeux de société comme les échecs, le jacquet ou les dominos, ainsi que de différentes revues telles que le Canadian Monthly, le Scientific American et Le Courier de Montréal pour le divertissement et l'enrichissement des hommes.

Note de service de Robert Wilkes, de Toronto, concernant l'équipement de la salle de récréation de Fort Pelly, Saskatchewan, le 22 octobre 1874.

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Note de service de Robert Wilkes, de Toronto, concernant l'équipement de la salle de récréation de Fort Pelly, Saskatchewan, 22 octobre 1874.

Liste d'abonnements à des revues pour la salle de récréation de Fort Pelly, Saskatchewan, 1874.

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Liste d'abonnements à des revues pour la salle de récréation de Fort Pelly, Saskatchewan, 1874.

Photographie de musiciens et de membres de la PCN-O, lors de la parade du Jour de Victoria, le 24 mai 1902, à Dawson, Territoire du Yukon.

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Musiciens et membres de la PCN-O, lors de la parade du Jour de Victoria, le 24 mai 1902, à Dawson, Territoire du Yukon.

En 1879, le Dr John Kittson fait valoir l'idée que l'aménagement de véritables cantines permettrait « d'améliorer le confort, le moral et l'efficacité des membres de la force policière ». Peut-être en réponse à cet argument, la Police à cheval décide, en 1880, d'aménager des salles à vocation uniquement récréative dans les quartiers généraux divisionnaires. Après 1886, des salles de récréation permettent aux hommes des détachements les plus importants de se détendre dans une ambiance chaleureuse, de jouer au billard ou à d'autres jeux, de lire divers livres ou revues, d'effectuer des travaux administratifs ou tout simplement de socialiser avec leurs pairs.

Dans les années 1890, les policiers à cheval mènent une vie restrictive, quoique non dépourvue d'un certain confort. Il leur est possible de se marier sous certaines conditions. La croissance des villes leur apporte de nouvelles sources de divertissement. Rapidement, ils se mettent à jouer au football, au baseball, au cricket et à divers autres sports. En octobre 1876, les hommes de Fort Walsh, en Saskatchewan, jouent au cricket, et le sergent-major Dunne organise un concert à l'occasion duquel le sous-gendarme Needham compose Fort Walsh Gallop.

En peu de temps, le sport et la musique prennent une place importante dans la vie des membres de la Police à cheval. Dès les débuts du corps policier, les membres participent à des courses de chevaux, souvent contre des membres des Premières nations, pour lesquels ce sport est une passion inscrite dans leur culture. C'est avec enthousiasme que les policiers à cheval partagent cette passion avec les Autochtones. On compte également plusieurs équipes de cricket et de rugby au sein de la force policière. De plus, les parties de hockey durant l'hiver et de baseball durant l'été font office d'exutoire pour les membres, qui ont ainsi l'occasion de faire de l'exercice physique.

Le sport favorise également les rapports entre les membres du corps policier et la population civile dans les villes et les villages des Prairies, et même ailleurs. En septembre 1896, le contrôleur Fred White demande au premier ministre Laurier l'autorisation d'envoyer les équipes de cricket et de rugby de la PCN-O de Regina, comptant 17 hommes, à Winnipeg, au Manitoba, afin de prendre part à une série de matchs hors-concours. Le voyage devant durer cinq jours, White craint que les « âmes peu charitables » considèrent que si la Police à cheval peut se passer de 17 hommes durant cinq jours, ce doit être parce qu'elle « a bien peu de travail à faire, et que, par conséquent, la société peut sûrement se passer de l'ensemble de ses services ». Or White souhaite encourager les athlètes faisant partie de la Police à cheval, et Laurier accepte sa requête.

Ancienne formation du Carrousel, Royale gendarmerie du Nord-Ouest, date inconnue, mais probablement après 1904.

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Ancienne formation du Carrousel, Royale gendarmerie du Nord-Oudate inconnue, mais probablement après 1904.

Photographie d'une équipe de cricket de la PCN-O, probablement à Calgary, Alberta, avant 1900.

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Équipe de cricket de la PCN-O, probablement à Calgary, Alberta, avant 1900.

L'accroissement de la population et l'amélioration des moyens de transport facilitent l'organisation des événements sportifs, et des formations musicales composées de membres de la Police à cheval se produisirent à l'occasion de spectacles, de danses, de pièces de théâtre et de divers autres événements sociaux, comme la veille du jour de l'An et les fêtes du 24 mai et du 1er juillet. En 1886, de nombreuses divisions comptent dans leurs rangs un groupe de musique, dont celles de Battleford et de Calgary, en Alberta. À la Division dépôt, à Regina, en Saskatchewan, le sergent J.T. Farmer, directeur de fanfare, et l'inspecteur William G. Matthews, maître écuyer, joignent leurs efforts pour créer le Carrousel, qui se produit cinq fois durant l'hiver de 1887.