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ARCHIVÉE - « Sans craindre ni favoriser qui que ce soit » : les hommes de la Police à cheval du Nord-Ouest

Au travail

« En meilleure forme physique »

Photographie de Harry P.E. Francis, en service de 1892 à 1897.

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Harry P.E. Francis, en service de 1892 à 1897.

Lorsque le sergent John Fitzpatrick retourne à Montréal, au Québec, en 1885 après six ans de service, il constate qu'il est « dans une forme physique cent fois meilleure qu'avant de quitter la ville ». Les Prairies ne sont cependant pas un endroit très hospitalier à l'époque. Les conditions météorologiques peu clémentes en hiver comme en été rendent la vie difficile et peuvent même créer des situations dangereuses pour les membres de la force policière. En hiver, les blizzards et la température froide rendent les voyages périlleux. En 1879, à Battleford, en Saskatchewan, l'eau gèle régulièrement, et l'humidité et le froid engendrent une vague de pneumonies.

Cette même année, Dr John Kittson observe dans un rapport que la santé des membres de la Police à cheval est « tout sauf satisfaisante ». Plusieurs hommes sont touchés par la fièvre pourprée des montagnes Rocheuses, dont William Walsh, neveu du surintendant James Walsh et membre de la Police à cheval, qui en succombe. L'année suivante, les gendarmes Devlin et Zwick doivent quitter la PCN-O en raison de problèmes d'asthme aggravés par leur milieu de vie et de travail.

Photographie d'une équipe de hockey de la PCN-O, 1902 (légende originale : « Tous grisés par le champagne après une victoire au hockey »).

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Équipe de hockey de la PCN-O, 1902 (légende originale : « Tous grisés par le champagne après une victoire au hockey »).

La maladie est une triste réalité qui touche souvent les membres de la PCN-O. La fréquence des cas de malaria a des conséquences dévastatrices sur le corps policier. En 1882, à Fort Walsh, en Saskatchewan, de nombreux hommes tombent gravement malades et le gendarme A.E.C. Tonkin meurt des suites de la maladie. Le 17 juin, les gendarmes J. Hughes, J. Carruthers et J. Colford sont démis de leur fonction parce qu'atteints de la malaria. En 1884, la fièvre typhoïde a raison du gendarme Armstrong, et 26 membres de la force sont démis de leur fonction pour cause d'invalidité. Quatre hommes décèdent de la malaria à l'automne de 1887 alors qu'ils servent aux côtés de Sam Steele en Colombie-Britannique : les gendarmes A.W. Fisher, James Mason, H.O. Lasenby et H. Mitchell. Même beaucoup plus tard, en 1898, la maladie frappe encore et emporte la vie de deux membres de la Police à cheval à Calgary, soit le caporal St. George Walker et le gendarme F. Maguire. Les policiers à cheval sont également touchés par des affections plus communes, comme les troubles du cœur, la pneumonie ou toute autre maladie.

En 1881, le Dr George Kennedy exprime certaines réserves à l'égard de l'examen médical réalisé dans l'Est du Canada, examen qui, selon lui, n'est pas assez approfondi. Parmi les hommes qui s'enrôlent en 1880, treize sont rapidement destitués pour cause d'invalidité. Selon le Dr Kennedy, cinq d'entre eux n'auraient jamais dû être engagés, notamment un homme qui a été hospitalisé dès son arrivée à Fort Walsh et qui l'est resté jusqu'au moment de son renvoi dans l'Est du Canada. Le Dr Kennedy demande à ce que les examens médicaux soient plus rigoureux et à ce que l'âge minimum pour s'enrôler soit de 21 ans.

En raison d'un accroissement important du nombre de policiers à cheval, surtout en 1882 et en 1885, les casernes deviennent des lieux surpeuplés et peu hygiéniques. Afin de résoudre ce problème, les autorités responsables conçoivent des bâtiments plus grands et mieux aménagés, font l'acquisition de nouveaux lits pour les hommes et investissent dans l'aménagement de salles de récréation.

Lorsque la PCN-O est mise sur pied en 1873, on promet aux recrues un accès à des soins médicaux. Les médecins praticiens employés par la Police à cheval entre 1873 et 1904 ont pour mission de veiller à la santé et au bien-être des membres du corps policier. Dans les rapports qu'ils rédigent pour le rapport annuel de la Police à cheval, ils exposent en détail certains cas qu'ils ont eu à traiter et produisent un résumé statistique des différentes maladies et affections ayant touché les policiers à cheval durant l'année.