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ARCHIVÉE - « Sans craindre ni favoriser qui que ce soit » : les hommes de la Police à cheval du Nord-Ouest

Introduction

Photographie d'Henry M. Fowell, 1902.

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Henry M. Fowell, 1902.

C'est à partir d'histoires comme celle de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) que l'on fait les légendes. La tunique rouge est reconnue internationalement comme un symbole canadien, que seule surpasse la feuille d'érable. Le courage légendaire et la persévérance des membres de ce corps policier font partie intégrante de la culture populaire canadienne depuis plus d'un siècle.

L'histoire de la GRC est assez bien connue, et il existe plus d'un bon site Internet sur le sujet. Sur le présent site, intitulé « Sans craindre ni favoriser qui que ce soit : les hommes de la Police à cheval du Nord-Ouest », Bibliothèque et Archives Canada offre une exposition en ligne unique qui dépasse le simple récit historique et fait entrer l'internaute dans la vie personnelle de ces hommes qui ont fait l'histoire.

À l'aide de la base de données rattachée à ce site, il est possible de consulter en ligne les dossiers authentiques de membres de la Police à cheval du Nord-Ouest (PCN-O) de 1873 à 1904 (après 1904, la PCN-O est devenue la Royale gendarmerie à cheval du Nord-Ouest et, en 1920, la Gendarmerie royale du Canada).

Certains de ces dossiers se limitent à la stricte documentation officielle (serments d'allégeance, examens médicaux, etc.). Nous en savons peu sur ces hommes, à part leurs dates d'enrôlement et de départ. De nombreux autres dossiers, cependant, révèlent l'histoire fascinante de jeunes hommes qui se sont enrôlés dans les premières années de cette force policière en quête d'aventure dans le Nord-Ouest canadien.

Photographie de John Gravy, en service de 1891 à 1895.

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John Gravy, en service de 1891 à 1895.

Dès la création de la PCN-O, en 1873, les Canadiens anglais et français sont encouragés à venir grossir les rangs du corps policier, bien que le nombre de recrues du Québec n'ait jamais été très élevé. La PCN-O attire des hommes des États-Unis et de plusieurs pays d'Europe, mais la plupart de ses membres, bien que nés au Canada, sont de descendance britannique. La PCN-O emploie également de nombreux Métis et membres des Premières nations comme guides, éclaireurs et interprètes, mais jamais à titre de membres réguliers. La plupart des membres sont originaires de l'Ontario, mais chaque province est représentée au sein de la PCN-O. Parmi les recrues, on retrouve des fils de fermiers, des commis, des étudiants, des hommes de métier et des soldats. Peu d'entre eux connaissent vraiment les conditions de vie dans les Territoires du Nord-Ouest, et encore moins ont eu une expérience concrète avec les gens et les cultures des Premières nations.

Bien que la PCN-O ait souvent employé des femmes à titre de surveillantes ou d'accompagnatrices de prisonnières, ce n'est que tard durant le XXe siècle qu'elles sont autorisées à occuper des postes officiels au sein de la force policière. En effet, les premiers membres réguliers féminins sont engagés en 1974, soit un siècle après la création de la PCN-O. Par conséquent, seuls des hommes figurent dans les dossiers des membres des premières années. Ce n'est toutefois pas une autre histoire de « grands hommes » que le présent site cherche à exposer, bien que vous y découvrirez les dossiers de grands Canadiens que vous ne connaissiez peut-être pas.

Ces dossiers dévoilent une image très différente de celle que l'on a habituellement de la Police à cheval. La vie des policiers à cheval du temps n'est pas aussi romanesque et aventureuse qu'elle peut souvent le paraître. La plupart du temps, le maintien de l'ordre dans le Nord-Ouest se caractérise par des corvées et des tâches quotidiennes routinières et banales.

Néanmoins, les 4 000 membres et plus ayant revêtu l'uniforme de serge rouge caractéristique de la PCN-O auront contribué à la consécration d'une image familière. Plus important encore, ils auront grandement participé à la croissance de la société de l'Ouest du Canada et du Yukon. Leur histoire en est une d'application de la loi et de maintien de l'ordre, mais elle est également l'histoire d'une transformation relativement pacifique des sociétés limitrophes situées dans un territoire qu'on a appelé la « Terre de Désolation », ainsi que dans les régions les plus reculées du Grand Nord canadien. Cette transformation n'aurait probablement pas été possible sans la poigne solide des hommes de la PCN-O.

Photographie d'une chambre de caserne à Battleford, en Saskatchewan, hiver de 1898.

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Chambre de caserne à Battleford, en Saskatchewan, hiver de 1898.

Utilisation du site

Bien que les sections de ce site puissent être consultées dans n'importe quel ordre, il est conseillé de commencer par la section intitulée « Le héros populaire ». Elle donne une brève vue d'ensemble de la PCN-O et de ses origines, ainsi qu'un aperçu historique permettant de mieux comprendre les autres sections du site. Par ailleurs, il est important de noter que le site ne met pas l'accent sur les événements historiques, mais sur la vie dans la PCN-O ainsi que sur les membres de ce corps policier. Leur histoire est racontée par le biais de nombreux documents d'archives, dont la plupart n'avaient jamais auparavant été accessibles au grand public.

La section intitulée « L'enrôlement » porte sur la structure hiérarchique de la PCN-O, les exigences relatives au service, la formation des recrues et ainsi de suite. Elle révèle également des éléments de la vie personnelle de certains officiers et agents par l'entremise de lettres de demande d'emploi, de journaux personnels, de photographies et de divers autres documents d'archives.

La section « Un aperçu du métier » se penche sur la vie quotidienne des membres de la PCN-O vers la fin du XIXe siècle. On y apprend que les fonctions et l'expérience des policiers à cheval du temps s'étendent bien au-delà du maintien de l'ordre public.

La section « Au service de la nation » décrit le rôle des membres de la PCN-O en tant qu'agents du gouvernement fédéral dans le cadre de différentes missions allant du recensement de routine à l'escorte de visiteurs importants dans le Nord-Ouest.

La section « La lutte contre le crime » présente la PCN-O dans son rôle traditionnel de policier. Comme pour d'autres dimensions de la vie des membres de la PCN-O, le maintien de l'ordre est souvent une affaire de routine, bien qu'il y ait eu de nombreux cas d'exploits qui sont restés célèbres. Cette section permet d'ailleurs au lecteur de suivre le déroulement d'un de ces exploits à l'aide de différents documents d'archives, tels des télégrammes codés, des avis de recherche et des photos signalétiques.

La section intitulée « La recherche dans la base de données » donne accès aux dossiers de plus de 4 000 membres de la PCN-O, de 1873 à 1904. On y retrouve également des indications sur la façon d'utiliser et d'interpréter ces dossiers.

Remerciements

Nous savons gré au ministère du Patrimoine canadien, dont l'appui financier, attribué par l'entremise de Culture canadienne en ligne, a permis de réaliser le présent projet.

Nous souhaitons remercier tout particulièrement Glenn Wright pour son travail de recherche et de rédaction, ainsi que pour ses conseils.