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ARCHIVÉE - Une école virtuelle

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Les premiers jours de l'école

Avant qu'il y ait des écoles (suite)

Photographie en noir et blanc d'une femme pêchant à travers un trou dans la glace. Un enfant est assis à côté d'elle.

Source
Femme inuite avec un enfant en train de
pêcher, Igluligaarjuk,
 Nunavut, 1952

Photographie en noir et blanc de trois enfants qui posent dans un champ; ils sont en train de remplir de pommes de terre un grand panier tressé. Loin derrière eux, on voit un une charrette tirée par un cheval.

Source
Enfants ramassant des pommes de terre, Île-du-Prince-Édouard, environ 1921

Il y a 200 ans, la plupart des gens n'allaient pas à l'école, mais cela ne veut pas qu'ils ne s'instruisaient pas. Avant l'apparition de l'école, les enfants apprenaient de leurs parents. Certains apprenaient à lire et à écrire, d'autres non, mais tous acquéraient à tout le moins les compétences et connaissances dont ils auraient besoin pour se débrouiller dans la vie.

Certains enfants s'instruisaient à la maison, tandis que d'autres apprenaient à cultiver la terre  --  la plupart des gens vivaient à la campagne à cette époque  --  ou s'initiaient à un métier en travaillant comme apprenti dans un atelier. Il en allait de même chez les Autochtones, où les parents ou d'autres membres de la collectivité transmettaient aux jeunes les techniques de chasse et de pêche, ainsi que d'autres connaissances.

Affiche annonçant les cours d'une école pour "dames et messieurs". L'affiche indique les frais de scolarité. Les cours listés pour les garçons sont l'anglais, les mathématiques et les études classiques; ceux pour les filles comprennent l'anglais, le français, la musique, les arts, les travaux à l'aiguille et la broderie. D'autres frais sont aussi indiqués, par exemple le carburant et les chandelles. On précise que les élèves doivent fournir leurs propres lit, literie et serviettes.

Source
Annonce d'une école privée pour jeunes gens et jeunes filles à Picton, Ontario, 1850

Photographie en noir et blanc de jeunes élèves, tous habillés de la même manière, vus par en arrière. Ils sont séparés selon le sexe et assis à leur pupitre; l'enseignante est debout devant le tableau noir.

Source
Un enseignant et ses élèves dans une salle de classe de l'orphelinat protestant de Montréal, vers 1900

Les familles plus fortunées engageaient des précepteurs pour leurs enfants ou ils les envoyaient dans une école privée. Les Églises contribuaient souvent à l'éducation des enfants grâce aux écoles du dimanche. Dans les grandes villes, il y avait des écoles spéciales pour les pauvres, que dirigeaient les communautés religieuses.


Néanmoins, que ce soit au Canada ou dans d'autres pays, la plupart des jeunes ne fréquentaient pas l'école, au sens où nous l'entendons aujourd'hui. Il leur arrivait souvent de devoir rester à la maison pour aider aux tâches domestiques ou pour travailler aux champs. Et, quel que soit le mode de scolarisation, la fréquentation scolaire, plutôt irrégulière, n'était pas obligatoire. On formait parfois de petits groupes d'enfants de tous âges pour leur enseigner, pendant quelques mois, la lecture, l'écriture et l'arithmétique, ainsi que les principes de la morale et de la religion.

Photographie en noir et blanc de deux femmes assises et tissant au métier. À gauche, un jeune enfant berce un bébé dans un berceau.

Source
Une mère tissant au métier près de ses enfants. Cap à l'Aigle, Québec, vers 1910

Photographie en noir et blanc d'un adolescent portant une calotte et poussant une charrue tirée par deux chevaux.

Source
Un garçon avec une charrue et un cheval, à la ferme industrielle du Dr. Bernardo, près de Russell au Manitoba, 1900

Bien que connu, le terme « adolescent » n'était guère utilisé à l'époque. Les jeunes étaient alors considérés comme des adultes beaucoup plus tôt qu'on ne le fait aujourd'hui. Dès l'âge de 13 ans, ils joignaient le groupe des jeunes adultes et, à moins de faire partie d'une famille fortunée, ils étaient déjà sur le marché du travail.



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