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ARCHIVÉE - Une école virtuelle

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Les premiers jours de l'école

Pourquoi des écoles ?

Les gens en viendront éventuellement à juger qu'il serait important d'avoir des écoles pour leurs enfants. Et la population canadienne suivra en appuyant largement l'idée que des travailleurs instruits et qualifiés constitueront un atout pour le pays. Que l'économie du Canada en profitera, et que le pays tout entier deviendra dès lors d'autant plus compétitif sur la scène internationale.

Quoi qu'il en soit, le principal facteur derrière la création des écoles tient à une volonté de voir la société canadienne s'améliorer. Durant les années 1800, nombre de mouvements sociaux prônant l'amélioration des conditions de vie des gens en général, et des plus démunis en particulier, verront en effet le jour. On aura alors compris que l'éducation des jeunes demeurait le plus simple moyen d'atteindre ces objectifs, et que la seule façon d'y arriver était de rendre l'éducation accessible à tous.

Pour découvrir ce que vivaient les élèves dans ces premières écoles, consulter À quoi ressemblait la vie d'un élève ?

L'éducation morale et religieuse

Photographie en noir et blanc d'une scène de rue avec des personnages et une grande église néogothique, à côté de laquelle se trouvent une petite école religieuse et un externat.

Source
Église anglaise, école du dimanche et externat, Port Hope, Ontario, vers 1879-1880

À l'époque, on croyait que, en donnant une bonne éducation aux enfants, on ferait d'eux des adultes plus rationnels, davantage animés par les principes de la morale et de la religion. On avait le sentiment que, si les adultes étaient meilleurs, les problèmes sociaux comme la pauvreté et la criminalité disparaîtraient ou, à tout le moins, s'atténueraient. C'est d'ailleurs ce facteur qui explique que, à ses débuts, l'école publique a situé l'éducation morale et religieuse des jeunes au centre de ses préoccupations.

À cette époque, au Canada, la scolarisation et la religion étaient intimement liées. Ce qui n'est guère surprenant puisque la plupart des gens appartenaient alors à une confession religieuse, et que les Églises jouaient un rôle primordial dans la mise en place de l'instruction publique.

Photographie en noir et blanc de religieuses, avec des jeunes filles, devant un imposant édifice en pierre grise.

Source
Religieuses et étudiantes, couvent-école catholique romain, vers 1880-1900

Au Québec, si l'instruction publique est demeurée longtemps, même durant une bonne partie du XXe siècle, sous la responsabilité de l'Église catholique, il y avait aussi des écoles pour les non-catholiques. Certaines provinces possèdent d'ailleurs encore un réseau d'écoles catholiques privées qui fonctionne indépendamment du système public. La religion et la moralité étaient des thèmes très présents dans les premiers manuels scolaires utilisés au Canada.

Pour découvrir certains des premiers manuels scolaires, consulter À quoi ressemblaient les manuels scolaires ?

Les premières écoles

Au début du XIXe siècle, les grammar schools  --  qui deviendront nos écoles secondaires d'aujourd'hui  --  et les écoles publiques subventionnées par l'État se sont davantage répandues un peu partout.

Photographie en noir et blanc d'une grande classe de plus de 30 élèves, assis à leur pupitre et bien habillés.

Source
Enseignants et élèves dans une salle de classe, Collège Lisgar, Ottawa, 1903

Les grammar schools bénéficiaient en partie du soutien de l'État, même si elles étaient destinées aux enfants de l'élite et aux plus doués. Il y avait aussi par ailleurs des écoles privées, dont certains diplômés poursuivaient leurs études pour devenir des professionnels. Fait à noter, il n'était pas nécessaire à l'époque de posséder un diplôme universitaire pour faire carrière en droit ou en génie.

Les écoles publiques  --  qui correspondraient à peu près aux écoles primaires d'aujourd'hui  --  ont vu le jour lorsqu'on en est venu à réaliser que les grammar schools n'étaient pas en mesure d'offrir l'instruction à tout le monde. Certains gouvernements provinciaux ont donc adopté, au début du XIXe siècle, des lois en vue de la création de telles écoles  --  le Nouveau-Brunswick en 1802, l'Ontario en 1816 et l'Île-du-Prince-Édouard en 1825. Mais encore fallait-il, pour qu'une école soit construite, que la collectivité compte un nombre suffisant d'enfants et que les contribuables acceptent d'assumer leur part des coûts. Avant les années 1830, il y avait peu de bâtiments scolaires reconnus comme tels, et peu d'enseignants de profession. Les enfants ne fréquentaient alors l'école que durant certaines saisons de l'année, et souvent de façon irrégulière.

À la fin XIXe siècle, il y avait des écoles à peu près partout au Canada. En région rurale, la plupart de ces écoles, très petites, connues sous le nom d'« écoles à classe unique », n'avaient qu'une seule pièce, qui accueillait les enfants de tous les niveaux scolaires. Par contre, les villes disposaient généralement de grandes écoles en brique, avec une salle de classe pour chaque niveau scolaire. À l'époque, des ministères de l'Éducation  --  un Département de l'instruction publique dans le cas du Québec  --  assumaient la responsabilité de l'instruction publique en général, tandis que, à l'échelon local, des commissions scolaires veillaient à la gestion des écoles situées sur leur territoire. L'année scolaire correspondait à une période bien précise, et, sauf au Québec, la fréquentation scolaire était obligatoire pour les enfants.

Photographie en noir et blanc d'un important groupe d'enfants et d'adultes posant devant une grosse école avec une cloche et une croix sur la toiture. On voit une clôture de perches à l'arrière-plan.

Source
École, personnel et élèves, à Fogo (Terre-Neuve) vers 1877-1885

Photographie en noir et blanc d'une école publique à deux étages en briques. Le personnel surveille les enfants qui jouent dans une cour clôturée devant l'école. Le trottoir est en bois et les rues ne sont pas pavées.

Source
Personnel et élèves devant une école en briques, Canora, Saskatchewan, 1913

Photographie en noir et blanc d'élèves, dont plusieurs sont pieds nus, posant devant une école à une pièce recouverte de planches à clin; il y a une clôture de perches à l'arrière-plan.

Source
Cette école fut construite en 1896 dans le comté de Renfrew en Ontario.

Bien que les écoles d'aujourd'hui soient très différentes des premières écoles à classe unique, une des périodes du calendrier scolaire demeurait alors, comme aujourd'hui, tout aussi populaire chez les enfants : celle des vacances d'été ! Même si, à l'époque, certains d'entre eux passaient leurs vacances à travailler à la ferme familiale plutôt qu'à relaxer sur une plage, au chalet ou dans une colonie de vacances, ils n'en appréciaient pas moins cette pause.

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