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ARCHIVÉE - Une école virtuelle

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La vie quotidienne à l'école

À quoi ressemblait la vie d'un élève ? (suite)

Photographie en noir et blanc d’un enseignant et d’un large groupe d’enfants de tous âges, posant devant une école en planches à clin. Les enfants au premier rang tiennent un grand drapeau Union Jack.

Source
L’école de Plum Ridge, à Pleasant Home, fut la première école pour les Ukrainiens au Manitoba. Sur cette photo de 1908, on voit l’enseignant, M. Kohut.

Photographie en noir et blanc de plusieurs hommes et femmes avec un groupe d’enfants, posant devant une école à une pièce, recouverte de planches à clin; c’est l’hiver. Au fond, on aperçoit des clôtures et le clocher d’une église.

Source
École à Moose Factory, Ontario, vers 1890


Les élèves devaient fréquemment parcourir de longues distances à pied ou à cheval pour se rendre à l'école. Ils apportaient alors leur repas du midi dans des contenants d'usage courant comme des contenants à sirop ou des boîtes à tabac ou à confiture.

Dans certains coins du Canada, la Prairie notamment, l'école devait parfois accueillir plusieurs nouveaux élèves qui venaient tout juste d'immigrer au pays. Leur incapacité à comprendre ce qui se disait en classe ne venait qu'ajouter aux nombreuses autres difficultés qui compliquaient la tâche de l'enseignant  --  entre autres, le fait que des élèves de tous âges, et de plusieurs niveaux scolaires, se retrouvaient dans une seule et même classe, et qu'il devait enseigner toutes les matières au programme.

Comparativement à aujourd'hui, la discipline en classe était nettement plus stricte. Les élèves qui avaient des écarts de conduite recevaient alors des punitions qui, de nos jours, semblent bien étranges, voire cruelles. On les ridiculisait. On les traitait de toutes sortes de noms. On leur infligeait des châtiments corporels pénibles. Ils étaient ainsi parfois blessés par un objet qui leur avait été lancé ou encore on leur donnait des coups de férule, faite tantôt de bois (une petite branche d'arbre), tantôt de cuir. Il arrivait aussi qu'on les oblige à se tenir debout, avec de lourdes bûches dans les bras, pendant un long moment ou à se pencher vers l'avant jusqu'à ce que leur nez touche un cercle tracé sur le tableau noir.

« Il faudrait de plus que les élèves se lèvent pour répondre aux questions. Ils devraient vraiment se tenir debout, et non pas s'appuyer sur le bureau derrière eux, ou sur le siège à demi levé. Lorsque la posture est bonne, la pensée est plus claire et les idées s'expriment mieux. Si un élève auquel la question a été posée n'arrive pas à trouver la réponse, laissez-le debout pendant que l'on invite un ou plusieurs autres élèves à y répondre. »

Ontario Teacher's Manual, 1915. Cité dans Jean Cochrane, The One-Room School in Canada (Calgary : Fitzhenry & Whiteside, 2001), p. 70.

Page contenant les paroles et la musique de la chanson "London Bridge", avec des instructions sur la façon d'accompagner cette chanson

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Quelques-unes des chansons que les enfants aimaient à cette époque sont encore connues de nos jours

Photographie en noir et blanc de sept jeunes filles en robe, dont trois sont pieds nus.

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Jeunes filles sur une balançoire à bascule en bois, 1922

Photographie en noir et blanc d’une grosse école à deux étages ornée d’un clocheton. Un groupe d’enfants jouent avec un bâton et une balle dans la cour.

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École près de Moose Jaw, Saskatchewan, vers 1909

Quoi qu'il en soit, l'école n'était pas seulement synonyme de dur travail. Comme aujourd'hui, les élèves avaient hâte de prendre leur repas du midi et de profiter des récréations pour s'amuser. En général, la cour d'école n'avait pas beaucoup d'équipements de jeux, mais il suffisait que quelqu'un apporte une balle pour qu'une partie s'organise rapidement. Les élèves aimaient aussi reprendre les activités de terrains de jeux et les chansons traditionnelles qui leur avaient été transmises de génération en génération.



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