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ARCHIVÉE - Une école virtuelle

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La vie quotidienne à l'école

À quoi ressemblaient les écoles?

L'école à classe unique était souvent une source de fierté pour la collectivité qui l'avait construite. Elle servait aussi de lieu central pour les activités, réunions, danses et rencontres sociales organisées par la collectivité. Les premières écoles, en bois, en pierre ou en brique, étaient souvent mal chauffées et mal aérées. L'éclairage y était déficient. Elles manquaient de tableaux noirs, de cartes, de globes terrestres, de manuels scolaires et d'autre matériel. C'est avec le temps que les gouvernements finiront par adopter des lois visant à améliorer, pour tous les élèves, les installations matérielles des écoles.

Photographie en noir et blanc d'un homme et d'un groupe d'enfants, de très jeunes à adolescents, posant devant une école en bois rond à une seule pièce.

Source
Un enseignant et ses élèves à Muskoka Lakes, Ontario, 1887

Photographie en noir et blanc de jeunes garçons devant une école en planches à clin à une seule pièce

Source
Écoliers, Ottawa, Ontario, 1898

Photographie en noir et blanc d'un grand groupe d'adultes et d'enfants, de très jeunes à adolescents, posant devant une grosse école en planches à clin; cette école possède deux portes et un clocher semblable à celui d'une église.

Source
Adultes et enfants, près de Midland, Ontario, vers 1890-1915

Je me souviens...

Maisie Emery Cook a étudié à Leduc, en Alberta. Elle se souvient du moment de la construction de la première école :

« En 1900, quand il y a eu six enfants d'âge scolaire dans la région, un district scolaire a été créé. Des billots de bois ont alors été traînés pour servir à la construction d'un petit bâtiment, et, cet automne-là, un étudiant de niveau secondaire d'Edmonton a été engagé comme instituteur [l'année scolaire n'ayant alors duré que trois mois]. ... En 1901, de même qu'en 1902, l'année scolaire a duré quatre mois, chaque fois avec un instituteur différent. ».

Maisie Emery Cook, Memories of a Pioneer Schoolteacher (Edmonton : À compte d'auteur, 1968), p. 2-3.

Après que l'on eut utilisé, pendant plusieurs années, différents modèles de poêles à bois, c'est finalement le Waterman-Waterbury Heater  --  fabriqué par la compagnie américaine Waterman-Waterbury de Minneapolis, au Minnesota, qui avait aussi des bureaux pour l'Ouest canadien à Regina, en Saskatchewan  --  qui s'imposera dans les écoles à classe unique. Ce poêle massif était habituellement placé dans un coin, à l'arrière de la classe, et relié à la cheminée par un long tuyau de 8 po (20 cm) de diamètre qui courait près du plafond  --  suivant la théorie qui veut que plus le tuyau est long, plus la surface servant à réchauffer une pièce est grande et efficace.

Je me souviens...

« Un garçon des alentours avait pour tâche de nettoyer le poêle et de l'allumer. Je pense qu'on lui donnait 25 cents en argent. C'était beaucoup d'argent à l'époque, peut-être même plus que tout ce que son père avait jamais eu dans ses poches. Habituellement, quand le garçon avait allumé le feu, il pouvait faire encore froid durant une heure, mais dès que 30 ou 40 enfants, de neuf niveaux scolaires différents, s'entassaient dans une de ces petites écoles, il fallait bien peu de temps pour qu'ils se réchauffent. »

Barry Broadfoot, The Pioneer Years, 1895 - 1914: Memories of Settlers Who Opened the West (Don Mills, Ont. : PaperJacks, 1978), p. 285.

Photographie en noir et blanc de l'intérieur d'une école à une seule pièce; la photo est prise à partir de l'arrière de la classe, et l'enseignant est assis à son bureau à l'avant. Au-dessus de sa tête, une bannière est accrochée au tableau noir, avec l'inscription "Merry Xmas and a Happy New Year". Il y a un gros poêle à bois en fonte au milieu de l'allée centrale qui divise la classe en deux et les élèves sont assis à leur pupitre, en rangées de chaque côté.

Source
J. L. MacDonald, enseignant, et ses élèves, district scolaire no 3, Glenelg, Ontario, 1910

Photographie en noir et blanc de l'intérieur d'une classe; l'enseignant et sept élèves se tiennent debout en avant. Il y a des tableaux noirs sur deux murs de la classe et les autres élèves sont assis à leur pupitre.

Source
Enseignant et élèves, école de comté, Saskatchewan, vers 1920

Le tableau noir

Le tableau noir était considéré comme un élément indispensable dans toute salle de classe. Il offrait une surface où l'enseignant et les élèves pouvaient écrire, et faire des mathématiques et des exercices grammaticaux. Certains tableaux étaient en ardoise, tandis que d'autres étaient faits de planches de bois peintes en noir. Les tableaux de bois présentaient certains inconvénients : « Les objections à l'usage de surfaces de bois tiennent au fait qu'elles risquent de se déformer et de se fendiller, qu'elles sont dispendieuses et qu'elles doivent être repeintes très fréquemment. ».

J. George Hodgins, The School House, Its Architecture, External and Internal Arrangements, With AdditionalPapers on Gymnastics, the Use of Apparatus, School Discipline, Methods of Teaching... (Toronto : Lovell and Gibson, 1857), p. 81.

 

L'inspecteur
Les écoles, les enseignants et les élèves faisaient l'objet d'une évaluation de l'inspecteur, à l'occasion de sa visite annuelle. L'inspecteur préparait alors un rapport portant sur l'assiduité scolaire, sur les compétences pédagogiques de l'enseignant et sur l'état du bâtiment, avec ses recommandations quant aux améliorations à apporter.



Page titre imprimée en noir et décorée d'un écusson

Source
The School House, its Architecture, External and Internal Arrangements. Toronto. 1857, p 84.

Je me souviens...

« M. Best a parcouru les sentiers de la prairie sous toutes sortes de températures, couvrant un secteur de cent sur soixante milles [161 sur 97 km], et rien ne lui échappait après avoir passé une demi-journée dans une école, mais un instituteur qui essayait sincèrement de faire progresser ses élèves n'avait rien à craindre. Contrairement à bien d'autres inspecteurs, M. Best était un excellent instituteur, et il prenait entièrement en charge les classes... Il apportait avec lui des exemplaires de The Popular Educator et de l'Ontario School Journal, et il avait toujours de nouveaux livres à recommander. »

Nellie McClung, Clearing in the West: My Own Story (Toronto : Thomas Allen, 1935), p. 373.

Les écoles urbaines
Les villes canadiennes étaient plus densément peuplées que les zones rurales, de sorte que les enfants d'âge scolaire s'y trouvaient en plus grand nombre. Fortes de cette plus vaste population scolaire, les écoles en milieu urbain étaient plus imposantes. Comportant plusieurs salles de classe, elles avaient la possibilité de répartir les élèves par niveau, elles disposaient de plus de matériel scolaire et elles pouvaient se permettre d'offrir un plus grand nombre de matières scolaires. Enfin, leurs cours de récréation étaient souvent plus élaborées.

Photographie en noir et blanc d'une grosse école en briques à deux étages, surmontée d'une coupole et d'une croix

Source
École séparée de Pembroke (aujourd'hui l'école Cathedral), Pembroke, Ontario, 1905

Photographie en noir et blanc d'une grosse école publique urbaine en pierres et briques. La section centrale à quatre étages est flanquée de part et d'autre par deux ailes de trois étages.

Source
École publique, Vancouver, Colombie-Britannique, avant 1923

Photographie en noir et blanc d'un important groupe d'adultes et d'enfants de tous âges, posant devant une grosse école à deux étages en briques et en pierres.

Source
Adultes et enfants, Ottawa Est, septembre 1898

Les pensionnats autochtones et les écoles industrielles
Conformément aux ententes découlant des traités conclus avec les Autochtones, il incombait au gouvernement fédéral de veiller à l'éducation des enfants autochtones. Et c'est ce facteur qui a mené à la création des pensionnats autochtones, qui séparaient les enfants des Premières nations de leurs parents. Forcés de vivre dans ces pensionnats, les petits autochtones n'avaient le droit ni de parler leur langue maternelle ni de se vêtir selon leurs coutumes ancestrales. On espérait que l'éducation ainsi dispensée les préparerait à s'assimiler à la société canadienne. Si plusieurs de ces enfants ont pu recevoir une telle éducation, il n'en demeure pas moins qu'ils ont souvent été victimes d'abus dans ces pensionnats, abus qui sont aujourd'hui fort bien documentés. Certains ont par ailleurs aussi été placés dans des écoles industrielles dirigées par le gouvernement. Ces établissements, tout comme les pensionnats, étaient administrés par les Églises catholique, anglicane, méthodiste et presbytérienne.

Photographie en noir et blanc d'un groupe d'adultes et d'enfants, de tout jeunes à adolescents, posant en uniforme scolaire devant un édifice en briques. Les garçons sont à gauche de la photo et les filles à droite; tout le monde porte l'uniforme.

Source
Personnel et enfants à la St. Paul's Indian Industrial School, Middlechurch, Manitoba, 1901

Les écoles ségrégées
Au Canada, il y a eu des écoles ségrégées, exclusivement réservées aux Noirs, à compter du milieu du XIXe siècle et, quoique dans une moindre mesure, jusqu'au cours du XXe siècle. La formation offerte dans ces écoles était souvent de moins bonne qualité. L'école de la mission Buxton dans l'établissement Elgin, au sud de Chatham en Ontario, a néanmoins fait remarquablement exception à cette règle. C'est en effet là que, devant le refus des familles de Blancs d'intégrer des enfants noirs dans leur école, le révérend William King a décidé des leur ouvrir une autre école. Une autre école qui, en peu de temps, s'est taillé une telle réputation d'excellence que les Blancs de la collectivité en sont venus à supplier qu'on y accepte leurs enfants. Au fil des ans, le nombre d'écoles ségrégées a diminué mais, durant les années 1960, il existait encore quelques écoles fréquentées uniquement par des Noirs en Nouvelle-Écosse. La dernière école de ce genre, située à Guysborough dans cette même province, a fermé ses portes en 1983.

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