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ARCHIVÉE - Une école virtuelle

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Un retour dans le passé

1900    Version Flash      1 | 2 | 3

1840

Images pieuses
Interprétation artistique d'un crucifix ainsi que d'un tableau de la Vierge à l'Enfant

Au Canada français, l'Église, catholique surtout, assumait la responsabilité de l'éducation. Dans les écoles catholiques, il y avait le plus souvent un crucifix (une croix avec une représentation de Jésus crucifié) et des images pieuses (figurant la Vierge Marie ou le Sacré-Cœur).

Dans la plupart des écoles du Canada anglais, un portrait du souverain britannique en titre ornait un mur de la classe. En 1840, c'est ainsi la reine Victoria qui souhaitait chaque jour la bienvenue aux élèves. Son portrait y demeurera accroché jusqu'à sa mort en 1901. En fait, dans certaines écoles, il pouvait s'écouler plusieurs années avant même que l'on remplace le portrait d'un souverain décédé.

Le Canada français : la population majoritairement francophone et catholique qui vivait dans le Bas-Canada (le Québec d'aujourd'hui), ainsi que les diverses minorités francophones établies ailleurs dans l'Amérique du Nord britannique. La minorité anglophone qui habitait dans le Bas-Canada était surtout de confession protestante.

Le Canada anglais : la population anglophone qui vivait dans l'Amérique du Nord britannique.

Le drapeau

Le drapeau du Canada : le Canada adoptera son propre drapeau, l'unifolié blanc et rouge, en 1965.

Interprétation artistique d'un drapeau Union Jack sur un mât, flottant dans le vent

Après la cession du Canada aux Britanniques en 1763, le Bas-Canada éprouvera de la difficulté à arrêter son choix sur un drapeau. Ainsi, le drapeau de la France y flottera parfois jusqu'en 1840, année où, suivant la recommandation du rapport Durham, l'Union Jack sera imposé. Une telle mesure était considérée comme un des moyens d'intégrer la population francophone à l'Empire britannique, mais nombre de Canadiens-français la percevront d'emblée comme une insulte à l'égard de leur patrimoine culturel et linguistique propre.

En 1840 au Canada anglais, c'est l'Union Jack qui occupait la place d'honneur à l'avant des salles de classe. Important symbole de patriotisme envers la Grande-Bretagne et la reine, l'Union Jack était, et demeure encore, le drapeau du Royaume-Uni. Au nombre des activités matinales usuelles, il y avait le salut au drapeau et l'interprétation d'un ou deux hymnes nationaux, ainsi que la récitation du « Notre Père ».

Le rapport Durham : le désir d'une réforme politique dans l'Amérique du Nord britannique mènera à la création, en 1839, d'un rapport rédigé par le comte de Durham. Ce rapport suggérera d'unir le Bas-Canada et le Haut-Canada (le Québec et l'Ontario d'aujourd'hui) sous un seul gouvernement, sous le même drapeau : l'Union Jack. Il recommandera en outre l'assimilation de la population francophone à celle de langue anglaise.

Le poêle
Interprétation artistique d'un poêle à bois

Les foyers qui servaient à chauffer les toutes premières écoles seront plus tard exclusivement remplacés par des poêles à bois. Dans certains cas, ces poêles consistaient tout simplement en un baril de métal qui, couché sur le côté, était muni d'un tuyau de métal. Le bois de chauffage était parfois fourni à l'école par les parents des élèves, en paiement d'une partie de leurs taxes scolaires.

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