Au cours de mon travail de recherche, la manière dont les femmes autochtones étaient représentées dans les photos est devenue l'un de mes sujets de préoccupation. En général, les photographes ont montré la femme autochtone comme étant soumise à une figure masculine dominante. Habituellement, l'homme est identifié dans la légende, tandis que la femme ne l'est pas; dans bien des cas, elle est simplement appelée « squaw » ou « épouse de ». Les femmes sont souvent représentées assises sur le sol, regardant ailleurs que vers la caméra, ou en train de faire des travaux domestiques. Bien que de telles scènes ne seraient pas inhabituelles dans le monde autochtone, une fois ces photos sorties de la communauté autochtone et présentées à un public non autochtone, la « ménagère » silencieuse subit l'indignité de devenir un stéréotype négatif. Cette série de portraits font ressortir la force des femmes autochtones.
À l'inauguration de Portraits autochtones aux Archives nationales du Canada, Madeleine Dion-Stout (Crie), professeure à l'Université Carleton, et Tom Hill (Iroquois), directeur du Woodland Cultural Centre à Brantford (Ontario), ont prononcé une allocution d'ouverture. Les propos de Madeleine figurent ici, afin que les femmes autochtones aient une voix dans la section de Fierté et dignité qui leur est consacrée.
Jeffrey Thomas, Onondaga - Iroquois
Conservateur Invité