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ARCHIVÉE - Histoires orales de la Première Guerre mondiale :
Les anciens combattants de 1914 à 1918

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Élement graphique : Administrant les premiers soins à un soldat canadien blessé.

Crête de Vimy

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Images de Crête de Vimy


Crête de Vimy

La bataille de Vimy a été menée comme diversion pour éloigner les Allemands de la région où l'armée française se préparait à lancer en 1917 sa principale offensive. C'est le Corps canadien, commandé par le lieutenant-général sir Julian Byng, qui a eu la tâche de mener l'attaque.

Depuis octobre 1914, les Allemands maintenaient leur position à Vimy. Durant ce temps, ils ont renforcé leurs lignes, et ces défenses se sont avérées fort utiles. En 1917, les Allemands ont déjà repoussé plusieurs offensives françaises et britanniques, au cours desquelles les alliés ont perdu plus de 100 000 hommes.

Un premier bombardement de l'artillerie commence le 20 mars. Son incroyable efficacité résulte des préparatifs exceptionnels et de la forte concentration de l'artillerie. Les troupes allemandes appellent l'interminable barrage, qui s'intensifie du 2 au 9 avril, leur « semaine de souffrance ». L'offensive même est lancée le jour de Pâques, le lundi 9 avril 1917, en pleine tempête de neige fouettée par le vent. Les quatre divisions canadiennes suivent un barrage roulant qui avance de 100 verges (91,4 mètres) aux trois minutes. Les troupes grimpent en terrain difficile, mais leur avancée se passe si bien que les Canadiens prennent de nombreuses tranchées allemandes avant que les défenseurs aient pu sortir des abris où ils se sont protégés du barrage. Cependant, les tirs d'obus et les tirs d'embuscade allemands jouent un rôle prépondérant, et par endroits éclatent de féroces combats à la baïonnette.

Au milieu de l'après-midi, les Canadiens ont atteint la plupart de leurs objectifs. C'est seulement sur la gauche, sur la butte 145, et sur le plateau dit le « Bourgeon », là où la 4e Division se heurte au terrain le plus difficile et aux défenses allemandes les plus ardues, que les Canadiens sont bloqués. Les troupes affrontent trois jours de combat supplémentaires avant de prendre le contrôle de cette section du front.

La prise de la crête de Vimy est un grand succès tactique. Elle ne conduit pas à une percée, mais n'a pas été menée dans cette perspective. Les pertes sont lourdes malgré l'étonnante victoire -- les Canadiens comptent plus de 10 602 victimes, dont 3 598 morts. Mais à long terme, la bataille de Vimy restera sans doute le symbole d'une ère nouvelle pour le Canada en tant que nation, que célèbre le dévoilement du monument commémoratif de pierre érigé en 1936 en souvenir de Vimy.