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ARCHIVÉE - Histoires orales de la Première Guerre mondiale :
Les anciens combattants de 1914 à 1918

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Élement graphique : Administrant les premiers soins à un soldat canadien blessé.

Guerre de l’air

Traduction libre de la transcription fournie par Bibliothèque et Archives Canada.

Dans cette section :

Entrevue avec Robert Dodds : Royal Flying Corps
Extrait de transcription, 3 minutes, 32 secondes

R. Nous volions seulement par temps calme, très calme, ou lorsque la brise ne soufflait pas à plus de trois ou quatre milles à l'heure. Je me souviens de certaines fois où un vent assez fort s'était levé pendant que sept ou huit avions, qu'on appelait à l'époque des machines volantes, se trouvaient dans les airs. Le vent venait du large, je crois, car nous étions juste au bord de l'eau. Et j'ai vu cinq ou six de ces appareils, tous piquant du nez à l'aéroport, venus atterrir mais empêchés par le vent, car ces avions étaient très instables. Je crois qu'un des combats les plus difficiles que nous ayons eu, c'est mentionné ici, c'est lorsque nous avons servi d'appât à l'aérodrome de Gestell afin d'attirer les avions ennemis pour qu'ainsi, nos camarades dans leurs monoplaces puissent, je suppose, les survoler et les abattre. Nous sommes donc allés à l'aérodrome de Gestell, et je crois que toute l'aviation ennemie se trouvait dans les airs. Nous nous sommes trouvés mêlés à quelque 20 autres appareils. Le combat a été difficile… la formation a abattu deux ou trois avions, et nous avons été aussi très touché. Nous avions beaucoup tiré, mais je ne pouvais savoir si j'en avais touché un ou non, car les avions ennemis étaient nombreux et il y avait tant de mouvement que nous n'avions pas le temps d'arrêter pour voir ce qui se passait. On était chanceux si on sortait de là indemne et si on pouvait retraverser la ligne. En formation, nous étions seulement six, dont l'un, devenu incapable, est rentré chez lui, ce qui nous laissait à cinq. Au milieu de plus de 20 avions ennemis, nous n'avions pas vraiment le temps de regarder la scène. Ce combat a été sinistre. Et certains de nos hommes ont été grièvement atteints. Pourtant, nous avons eu beaucoup de chance, mais comme je l'ai dit, nous restions près de Baker. Nous nous sentions en sécurité en restant près de lui, car il était un commandant d'escadrille assez extraordinaire.

Q. Bien sûr, en fin de compte, vous avez abattu pour la première fois un avion, une fois où vous êtes sûr de l'avoir abattu. Comment cela s'est-il produit, vous en rappelez-vous?

R. Pour la première fois, c'est difficile à dire, parce que quelquefois, du moins à cette époque, on nous disait qu'il y avait tant d'avions qui tombaient, tant qui étaient abattus qu'on ne pouvait savoir, et ainsi de suite.

Q. On vous attribue d'avoir, à un moment donné pendant la guerre, abattu 11 avions. Vous devez vous rappeler le premier de ces 11.

R. Oui, l'un d'eux fonçait sur moi, je m'en souviens très bien. Sous l'impulsion du moment, j'ai décidé que je ne tirerai pas exactement sur lui, vous savez. Puis, pendant qu'il s'éclipsait sous mon aile gauche et que la fumée l'envahissait, j'ai senti qu'il était en train de tomber.