Bibliothèque et Archives Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Liens de la barre de menu commune

Liens institutionnels

ARCHIVÉE - Histoires orales de la Première Guerre mondiale :
Les anciens combattants de 1914 à 1918

Contenu archivé

Cette page Web archivée demeure en ligne à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Elle ne sera pas modifiée ni mise à jour. Les pages Web qui sont archivées sur Internet ne sont pas assujetties aux normes applicables au Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique de communication du gouvernement du Canada, vous pouvez demander de recevoir cette page sous d'autres formats à la page Contactez-nous.

Élement graphique : Administrant les premiers soins à un soldat canadien blessé.

La bataille de la Somme

Dans cette section :

Images de La bataille de la Somme


La bataille de la Somme

Commencée le 1er juillet, après un long bombardement d'artillerie qui évacue toute surprise mais ne réussit pas à détruire les barbelés allemands, la bataille de la Somme constitue la plus importante offensive britannique de 1916. L'attaque est un désastre : les troupes britanniques avancent en longues lignes qui se font faucher par les mitrailleuses allemandes que l'artillerie britannique n'a pu anéantir. Les Britanniques dénombrent, pour ce seul jour, 57 450 victimes, pour un progrès presque nul. Parmi les unités battues se trouve le 1er Régiment de Terre-Neuve, presque écrasé en une demi-heure au village de Beaumont Hamel. Des 800 hommes qui le composaient, une centaine seulement sont revenus.

Au cours des 10 semaines qui suivent, les Britanniques poursuivent leur offensive, et gagnent quelques milliers de mètres de champs agricoles désolés. Les Canadiens ont eu de la chance de ne pas avoir été mêlés à ce combat, mais le nombre élevé de pertes rend leur participation inévitable. Les trois divisions canadiennes disponibles sont alors regroupées en un seul corps canadien.

Le 15 septembre, les 2e et 3e Divisions canadiennes attaquent les tranchées allemandes installées autour du village de Courcelette. Appuyés par un barrage roulant novateur (dans lequel le tir d'artillerie se déplace devant les troupes qui avancent, ce qui force l'ennemi à se terrer dans les abris pendant l'attaque), et par l'usage pour la première fois dans l'histoire de la guerre de chars d'assaut, les canadiens s'emparent rapidement du village après un dur combat. C'est la seule avancée importante depuis le début de l'offensive. Mais il n'y a pas de percée, et les Canadiens perdent 7000 hommes.

À la fin septembre et au début d'octobre, le Corps canadien prend part aux combats menés sur la crête de Thiepval, et à la série de défenses allemandes désignées sous le nom de tranchée Regina, au nord-ouest de Courcelette. La plupart des attaques échouent. Lorsque les Canadiens réussissent à s'emparer d'une partie du réseau de tranchées ennemies, ils sont submergés par les contre-attaques. À la mi-octobre, le Corps canadien est retiré de la ligne, car il a perdu presque 20 000 hommes en six semaines. Cependant, la 4e Division canadienne, fraîchement arrivée en Europe, prend la relève. Au cours d'une série de combats menés à la fin octobre, la 4e Division réussit finalement à prendre la tranchée Regina.

Lorsque s'achève enfin, en novembre, la bataille de la Somme, les troupes britanniques ont perdu 400 000 hommes, dont 24 000 Canadiens. La guerre d'usure a aussi accablé l'armée allemande, mais les maigres avancées britanniques ne justifient certes pas ses pertes effarantes.