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ARCHIVÉE - Histoires orales de la Première Guerre mondiale :
Les anciens combattants de 1914 à 1918

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Élement graphique : Administrant les premiers soins à un soldat canadien blessé.

Guerre des tranchées

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Images de Guerre des tranchées


Guerre des tranchées

La guerre des tranchées incarne la Première Guerre mondiale, et pourtant, aucun combattant ne l'avait prévue. Toutes les armées, tous les commandants comptaient sur une guerre de déplacements. En quelques mois cependant, il apparaît que la puissance des armes modernes -- en particulier les tirs rapides et les mitrailleuses -- n'autorise plus de laisser les soldats à découvert. Il faut donc creuser des tranchées qui serviront d'abris à partir desquels combattent les soldats. Les attaques contre ces défendeurs enfouis dans la terre sont d'ordinaire repoussées au prix de pertes incroyables. La guerre aboutit à une impasse.

Les premières tranchées sont des trous isolés dans la terre, mais bientôt, on implante des réseaux complexes. À l'arrière de la première ligne se trouve une ligne de tranchée secondaire. Les tranchées elles-mêmes suivent une ligne en zigzague afin de contenir l'explosion des obus ennemis et d'empêcher que l'adversaire, s'il s'emparait d'une partie de la tranchée, ne puisse tirer sur toute la ligne. Profonde de quatre ou cinq pieds (moins de 2 mètres), les tranchées comportent par la suite environ trois pieds (1 m) de sacs de sable. Des caillebotis de bois forment une passerelle au-dessus de la vase et de la boue. On y trouve des abris pour les troupes, des marches qui leurs permettent de voir au-dessus du parapet formé de sacs de sable et de tirer, puis des périscopes qui servent à voir l'autre côté sans s'exposer au tir. Aussi bien construites soient-elles, les tranchées sont humides et boueuses, infestées de rats, et pire que tout, à portée de l'artillerie ennemie et des tirs d'embuscade.

Les grandes batailles sont aujourd'hui célèbres, mais les soldats ont consacré le plus clair de leur temps aux tranchées à être de faction, travaillant à améliorer les défenses, écrire des lettres, ou juste attendre qu'il se passe quelque chose. Les unités organisent des raids nocturnes pour capturer des prisonniers et recueillir des renseignements. À ces attaques participent des groupes composés de quelques hommes à quelques centaines de soldats divisés en équipes nombreuses. À moins qu'ils n'attaquent, les soldats sont en relative sécurité dans les tranchées. Mais les soldats de première ligne souffrent de stress profond. Afin de donner à chacun son tour dans les lignes arrière, on établit un système de rotation des unités.

Lorsqu'ils reçoivent l'ordre d'attaquer, les hommes, qui « grimpent au sommet » et avancent parmi les tranchées ennemies, deviennent vulnérables au tir de l'artillerie et des mitrailleuses. Compte tenu du sol criblé de cratères remplis de boue épaisse, les troupes avancent lentement. Les résultats sont terrifiants : les unités peuvent perdre presque tout leur effectif en quelques heures à peine.